26 nov. 2017

L'offensive victorieuse, la poursuite, La fin de 52 mois de guerre

 

             110_D_Arras_a_Noyon_Le_Coup_de_Balai          

la victoire en marche

    

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          Le 18 juillet 1918, débutait l'attaque générale des troupes alliées consécutivement à l'offensive Mangin. De cette offensive, qui devait, 4 mois plus tard, mener les alliés à la victoire finale, le 125ème régiment d'infanterie, placé sous les ordres du General Garnier Duplessis commandant le 9éme Corps, se couvrait de gloire.

GARNIER DUPLESSIS

Deux nouvelles citations à l'ordre de l'armée venaient s'ajouter à celles gagnées, et le régiment se voyait attribuer, le droit au port de la fouragère, aux couleurs de la médaille militaire. Le Bois des gueux, Ham, Essigny le grand, Bernonville, Hannappes, la forêt de Nouvion, Rocquigny, la frontiére de Belgique là, où l'armistice trouva le régiment. Tel est le dernier parcours du 125ème régiment d'infanterie pour la campagne 14/18, où il a vu ses effectifs fondre, comme tous les régiments de France, en 52 de mois de Guerre..

  Le ruisseau des Trois Doms-Pierrepont.

        Le 8 juilLet, quand l'offensive fut déclenchée,le 125ème RI se trouvait à Grivesnes depuis le début du mois. Le régiment reprit l'avance, en progressant sur l'axe Malpart, Bois de Bouillancourt,Hargicourt, Pierrepont. Des patrouilles de reconnaissance sont envoyées au village de Pierrepont. Tous les comptes rendus font état de l'importance du dispositif ennemi. Le chef de corps décidait alors d'attaquer Pierrepont vers 20h30.

soulignés en rouge les objectifs du 125èmeRI pour la pèriode du 8 juillet 1918 au 12 août 1918. Sa limite de bon était ROYE.

La progression du régiment du 11 août au 12 août 1918

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  les combats pour le village de Pierrepont

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          La situation de ce village tout en longueur était complexe. Il était bordé par un ruisseau qui se divisait en 2 bras, en formant un marais de 150 mètres de large. A son sud une passerelle minée enjambait le ruisseau et de plus, était protégée par des maisons organisées en nids de mitrailleuses.

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         A son nord, la route était coupée en 6 points, sur 300 mètres de long et dominée par un moulin qui lui aussi était fortifié par les allemands.

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          L'accès au village était interdit par des feux de mitrailleuses, dans des tranchées fortement occupées. Telle était la situation qui se présentait au 125ème. L'attaque fut lancée par le 2ème Bataillon appuyé à son nord par le 1er ,le 3ème étant en réserve. Surpris par l'avance soudaine du 2ème bataillon, l'ennemi effectuait une retraite précipitée, en oubliant de faire sauter la passerelle, au sud du village. La 6ème compagnie voulut déboucher sur la route, mais elle fut stoppée par les mitrailleuses qui tiraient des maisons. Le 8 août, après une préparation d'artillerie le 125ème se porte à l'attaque, en utilisant les 3 passages du ruisseau. La 5ème compagnie, bien que génée et ne pouvant déboucher qu'homme par homme, réussit à passer entièrement pendant la nuit,  en luttant pied à pied, elle enlève les maisons au sud du village qui protégeaient le pont. Au centre du dipositif,le 1er bataillon, engageait la 3ème compagnie qui réussissait à faire gagner la rive droite du ruisseau, à trois de ses sections sous les feux croisés de l'ennemi. La 2ème compagnie réussissait à s'emparer du moulin neutralisant ainsi les mitrailleuses.

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         Grace à ce succès,les 1ère et 4ème compagnies s'infiltrèrent et opérèrent un nettoyage du village, qui sera aux mains du 125ème, du pont jusqu'à l'église.

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         Le lendemain, le 1er bataillon, en liaison avec le 2ème s'avancait et atteignait les carrières au sud de Saint Riquier. Les 2ème et 3ème compagnies restaient clouées aux derniéres maisons de Pierrepont, sous le feu des mitrailleuses provenant des flancs de la route de Boussiécourt. Le 3ème bataillon, dans la soirée du 9 août s'engageait sur la passerelle du ruisseau et débouchait du village à cheval, sur la route de Boussécourt, face aux bois des Gueux.

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          Dans la soirée le 125ème reçut l'ordre de rejoindre Roye. Sur son axe de progression, il devait enlever aux allemands le bois des Gueux, les bois des Moines, Marquivilliers, le ravin des Cuisines, Armancourt. Le 10 aout, le 3ème bataillon recut l'ordre de se porter en avant et, après avoir dépassé les positions tenues par les 1er et 2ème Bataillons, se porter à l'attaque du bois des Gueux. Cette position était tenue solidement par les allemands, qui arrêtaient la progression par des tirs de mitrailleuses, qui prenaient en enfilade la route de Boussicourt et interdisaient tout mouvement dans la vallée. La 9ème compagnie, baïonnettes aux canons enlève son objectif du côté droit de la route, la 10ème nettoyait les pentes nord, garnies de mitrailleuses. En une heure, le bois des Gueux était aux mains du 125ème.

         Fier de son élan le 3ème bataillon poursuivait sa progression sur le bois des Moines, couvert sur ses flancs par les deux autres bataillons. L'ennemi n'opposait aucune résistance le bois des Moines était pris ainsi que le village de Ligniére ,les abords de Marquivilliers sont atteint.

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        Le bataillon entreprenait de déborder ce bourg par son Est mais l'ennemi accueilli par des tirs d'artillerie les éléments de tête qui durent stopper la progression. Le 11 à la faveur du brouillard la 9ème compagnie, reprenait  sa progression et pénétrait dans le ravin des Cuisines en atteignant les crêtes sud du village D'armancourt, sous de violents feux d'artillerie. Cette unité enlevait à la baionnette Armancourt et capturait plus de 50 prisonniers, 25 mitrailleuses, 2 minenwerfer.

armantcourt

          Dans la soirée ,le 1er bataillon, qui avait reçu pour mission de s'emparer des crêtes qui dominaient Armancourt, fut stoppé par des feux d'artillerie, et cloué sur place. Ses unités durent organiser des positions sous les feux ennemis. Suite à cet épisode, le 125ème fut mis en réserve. Le bilan était lourd. Plus du tiers de son effectif était tombé, dont 20 officiers. Il fut envoyé au repos à Conty pour n'y être recomplété que partiellement.

conty

     La poursuite Ham - Tugny - Essigny le grand - Dallon

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          Le 3 septembre, les camions débarquent le 125éme à Roye bourg  que le régiment n'avait pas pu aborder au mois d'aout

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        le régiment, prend position précisément à hauteur du canal du nord.Ses positions sont les suivantes :Breuil-Moyencourt-La Fourchelle.

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          Le 4 septembre au matin,le 3ème bataillon progresse en dépassant Buverchy abandonné par les allemands et établi ses avants postes aux lisières du village D'Humbleux. Le 5 septembre, Humbleux est pris et occupé. Le régiment attaque Canizy et en dépit de violents bombardements et l'emploi de toxiques, le 125ème réussit à poster des éléments du 1er Bataillon, le long de la vieille Somme et du canal de Saint-Quentin, face au village de Viefville. Ce village ne peut etre abordé, les allemands ont fait sauter tous les ponts. Le lendemain, la progression est reprise, Offoy, Viefville sont pris et dépassés.

 

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          Les éléments de tête du 2ème bataillon se heurtent à une ligne de mitrailleuses.Le 1er Bataillon qui progressait en appui du second, détache la 1ère Compagnie qui entreprend de déborder ces emplacements, par les couverts qui bordent la rive droite du canal. Cette manoeuvre  a eue pour effet, de forcer les allemands au repli. Le reste du 125ème continue sa progression. St Sulpice est pris, ainsi que Ham par le 3ème Bataillon. Ham était dynamité par les allemands qui avaient pris la précaution de faire sauter les digues aux alentours..les installations les monuments......

 

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chateau de Ham detruit par les allemands

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ham

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ham

       L'ennemi s'est replié sur les crêtes environnantes et complique la progression.Le 125éme est arreté aux lisières du village de Pithon. Les allemands  avaient détruit le pont d'accés au village.Ce bourg sera pris le 7 septembre. 

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         Sur sa lancée le 125ème reprend sa progression et les 2ème et 3ème Bataillons enlèveront successivement, Dury et Tugny et s'arrêtera, face aux 2 bras du canal, de Saint Quentin.

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        Le 1er bras du canal est traversé sur une péniche en feu, qui était là pour masquer le mouvement. Le 2ème bras est plus difficile à franchir.Cette coupure est prise d'enfilade par les mitrailleuses et le pont qui le franchit, est détruit. Le 1er Bataillon aprés avoir assemblé pèle-mêle des madriers et matériaux de toutes sortes, réussit le franchissement et s'établit, face à la coupure formée par la rivière. Au moment ou le 3ème bataillon s'engaga,l'ennemi déclencha un véritable tir de barrage. Quelques éléments purent franchir le pont de fortune et installer sur des positions en avant, mais le reste du bataillon a dû faire demi tour, en comptant de malheureuses pertes. Le 1er Bataillon subissait un pilonnage en règle et était attaqué, mais au bout du compte, il conservait ses positions. Le reste du 125ème franchissait de nuit, le 2ème bras du canal et reprit la progression.Il fut arrêté par les mitrailleuses ennemies. Le 1er Bataillon culbutait les allemands en progressant par d'anciens boyaux et se rendait maître des positions et les aménagea. Le 3ème qui suivait, rompait la ligne des allemands et continuait sa progression suivi par le 2ème Bataillon qui enlevait le village D'Artemps, et se portait en direction de Grand-Séraucourt, qui était enlevé par le 2ème Bataillon.Le 125ème fut stoppé dans sa progression ,et mis en réserve d'autres régiments de la 152éme DI

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         Le 20 septembre ,le 125éme est de nouveau sur la brèche.Le 2éme Bataillon est aux prises avec les allemands dans un dur combat mais, malgre tout arrive en vue de Castres.Ce village est fortement tenu, et le combat qui s'y engage est trés rude. En fin de soirée, maisons par maisons ,le village est aux mains du 1ér bataillon.Les allemands laissent de nombreux morts et prisonniers ainsi que des mitrailleuses.Le 1ér Bataillon reste dans le village, les 2 autres le dépassent et s'installent sur des positions avancées conquises.

         Dans la nuit du 20 au 21, le 1er Bataillon, reprend sa progression,relève le 2éme sur ses positions,qui,lui,reléve des fractions du 135éme

Capture 5

         Le 22 septembre, le 3éme Bataillon,gagne Essigny le Grand qui sera pris que trés tard Les allemands employant des toxiques.La 11éme compagnie à 2 sections hors de combat.

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          Le 24 à 5 heures du matin les 1ère-3ème-5ème-6ème-7ème compagnies soutiennent par leurs attaques, des éléments du 36ème corps d'arméee sur Dallon et L'Epine de Dallon. Les allemands réagissent violemment, en employant de l'ypérite.

           Le 29, le 125ème est mis en soutien, et le 3 octobre, il cantonne à Ham pour 15 jours où il sera cité à l'ordre de la 1ère Armée pour les combats, du 8 au 11 août 1918.

    " le 125éme Régiment d'infanterie, sous le commandement du Lieutenant-Colonel Maurel,a les 8 et 9 août 1918, réussi à forcer le passage d'une rivière malgré la défense formidable que l'ennemi avait accumulée pour en interdire l'accès, et à s'emparer d'un village fortement organisé, poursuivant ses succès les 10 et 11 août, a rompu la résitance de l'ennemi, et a progressé de 12 kilomètres, faisant 300 prisonniers et capturant de nombreuses mitrailleuses et un important matériel".

          legénéral Debeney commandant la première Armée

Les combats de Bernonville,Aisonville,Grougis

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          Le 3 octobre, le 125éme régiment d'infanterie était relevé de ses positions et cantonnait à Ham.

          Du 15 au 17 octobre,par étapes,le régiment remonte en ligne vers Fieulaines et Fontaine Notre Dame.Il est placé alors en soutien d'attaque les 17 et 18 octobre des 64éme et 15éme DI dans la région de Montigny Carotte,Bersonville ,Aisonville.Le 18 il attaque le village de Longchamps .

aisonville_bernoville

        l ennemi, s 'est enfuit  le village est pris sans combats.Mais dans sa fuite, l ennemi à fait sauter les ponts sur l'oise les routes .Dans une nuit particulierement claire ,des avions frappés de la croix noire bombardent les bivouacs et les routes, causant au 2éme bataillon quelques pertes.

         Le 19 octobre le 125éme s'empare de Grougis ou les allemands abandonnérent des batteries d'artillerie et du matériel.

grougis

Les combats de Tupigny,Hannapes,Iron,Dorengt,foret de Nouvion,Rocquigny, Fourmies

hannappes

         le 25 octobre, le 125éme est en position face au canal de la Sambre à l'oise.Les allemands se sont solidement retranchés, et arrosent les emplacements avec des émissions de gaz et des obus chargés à l'Yperite

        Le 4 novembre à 5h30 l attaque Francaise se développe précédée par une grosse préparation d'artillerie et des émissions de fumée.L'objectif du 125éme est de s'installer sur l autre rive du canal et de poursuivre l ennemi.Le 2éme bataillon à recu l'ordre de franchir le canal en premier.Ce sera chose faite sur des passerelles mises en place par le 3éme régiment du génie, et au moyen de radeaux en toile.Le mouvement à totalement surpris l ennemi qui ne s attendait pas à recevoir une telle concentration de troupes.Les allemands , malgré une défense acharnée laissent un bon nombre de prisonniers et du matériel aux mains du bataillon.A9h le 3éme  bataillon dépasse le 2éme et continue l'attaque.L'ordre est donné au 125éme de stopper  ses actions.Les autres unités qui participaient aux attaques étaient aux prises avec un ennemi qui retardaient le mouvement.Cependant la 11éme compagnie,stoppait une contre attaque allemande ce qui permettait au bataillon de garder ses positions et, meme à dépasser la route de Valenciennes.

        Le 5 novembre à 5h45 le 3éme Bataillon reprenait sa progression.Le 1ér recut l ordre de prendre le village D'Iron,le 2éme restait en soutien d'attaque.tandis que le village D'Iron tombait ,le 3éme Bataillon tombait dans une embuscade au nord de Petit Dorengt.Le 2éme intervenait prenait ce village vers 18heures.

        Le 6 novembre le régiment reprenait sa progression en direction de Grand-Wez ou les allemands avaient abandonnés le village.Le nouvel objectif du 125éme fut la foret de Nouvion

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         Les allemands avaient fait sauter ponts, routes et carrefours ainsi que des grands arbres qui barraient la route genant ainsi notre artillerie ainsi que l acheminement du ravitaillement.Malgre cela et avec de multiples précautions dues aux pièges, le 125éme débouche face aux villages de Haie Payenne, Chevalet,Bois la haut, la Brasserie.Les allemands déclenchèrent des feux de mitailleuses interdisants tout mouvement.Ces tirs masquants la retraite allemande durérent toute la nuit et au petit matin se turent.Le 125éme conquiert ces villages.

          Le 10 novembre le 125éme se porte à Rocquigny et aux Hayettes à coté de Fourmies.La frontière Belge est franchie à plusieurs endroits.

           Le 11 novembre c est face à Fourmies que le régiment apprend la signature de l'armistice.Le cessez le feu est alors ordonnè

Voici la situation a l'armistice le 11 novembre

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   A 11heures cette musique retentissait sur l ensemble du front

cessez_le_feu (cliquez sur le lien)

   Un silence inquiétant envahit les lignes,les hommes sortent avec peine des emplacements.Les allemands, vaincus ont abandonnés la lutte.Fini les obus, les gaz..finie la mort.Tous ont le souvenir des camarades tombés......

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         Le 14 novembre, par étapes et dans la liesse générale le régiment revient à pied à  Beauvais.Il y arrivera le 28 date à laquelle le derniere citation à l'ordre de l' armée lui est attribuée.Cette citation la quatrième donne le droit au régiment de porter la fourragére aux couleurs de la médaille militaire 

         "Le 125éme régiment d'infanterie,superbe régiment qui depuis le début de la guerre s'est couvert de gloire en Belgique,sur la Somme et à Verdun;cité à l'ordre à la suite des durs combats de la cote 304 prend en 1918, une part importante aux opérations de la 1ére Armée;cité une deuxième fois pour avoir enlevé les positions allemandes du parc de Grivesnes formidablement défendues(mai 1918);il est cité une troisième fois à la suite de l enlévement du ruisseau des trois Doms à Pierrepont(aout1918) et de l'avance rapide qui le conduit à 5 kilométres de Roye;en septembre il enléve successivement le passage du canal du Nord,celui de la Somme, s'empare de Ham,enléve le passage du canal de Saint Quentin à Tugny enfin le 4 novembre, dans une action d'une vigueur et une rapidité admirables il enléve le passage de la Sambre à Hannapes et en moins de 48 heures réalise une avance de prés de 18 kilométres faisant 500 prisonniers dont 12 officiers et capturant un important matériel non encore dénombré parmi lequel 14 canons, dont 7 lourds,20 mitrailleuses,et 5 minewerfer.

             Le général commandant la premiere Armée Debeney

 

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la fin

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27 nov. 2017

VERDUN MAI 1916 LA COTE 304

   

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      bombardement_cote_304

          Cote 304 Avocourt, du 5 Mai 1916 au 21 Mai 1916, le 125eme RI va entrer dans la fournaise de Verdun.Affecté en compagnie de son règiment frére le 114 ème RI,et èpaulé par le 296 ème RI, le 125 eme aura pour mission de reprendre ,les positions perdues, s y maintenir,de pousser en avant.Position stratègique la cote 304 mouvement de terrain jumeau du Mort Homme sera perdue le 5 mai .Reconquise le 6 reperdue puis reprise le 7...Des aviateurs en observation au dessus de ces positions avaient indiquès à l èpoque que le ciel ètait obscurci jusqu'à 800 metres au dessus du sol. Avec un effectif au dèpart de 66 officiers , 2530 sous officiers et hommes de troupe,il sera relevè le 12 mai ,et aura laissé 699 officiers sous officiers caporaux et fantassins hors de combat (tuès,blessès et disparus)Il se verra,tout comme le 114 éme dècerner une citation à l ordre de l'armée.Bon nombre de ses hommes tuès et enterrès sur place n ont pu etre relevès à l'issue des combats et reposent annonymement dans les ossuaires ou sous cette terre

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Situation carte genérale              

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          Le 5 mai le régiment est embarquè vers 16 heures.Il emprunte l axe Blercourt Dombasle et, s installe dans les bois de Bèthèlainville.A 23 heures l'ordre est donnè  d'aller occuper les positions sud est de la cote 304 au nord du village d'Esnes.Ce village est franchit sous le barrage ennemi au prix de quelques pertes.

      Esne      

  

    esnes

la  situation du 125 eme au sein du dispositif sur la cote 304

a noter les elements du 290 eme RI présents qui n ont pas pu etre relevés et, qui sont demeurés sur place

Mission du régiment donnée par la 152 eme DI

Rétablir une ligne de résistance dans les pentes sud de 304 au nord du ravin de la Hayette en la reliant à sa gauche à Pomerieux et à sa droite avec les éléments tenant le crochet limité par les éléments du groupement Berthelot,puis s'emparer et organiser la crète au Nord est d 'Esnes cote 295, le calvaire la cote 243 ,les ouvrages de camargue et le 114 émeRI et au Nord de Pomerieux le réduit Odent

contrattaque 6-7-8 mai 16

        Le 6 mai l'articulation du règiment est la suivante:

1er bataillon (CB QUILLET):

           Installe une compagnie renforcée de mitrailleuses au reduit "D", une autre à sa droite.Les deux autres sont restées en rèserve au boyau de la Rascasse.

3eme Bataillon(CB BAFFET):

          Dispose 2 compagnies en avant ,dans la tranchèe D'Aix-boyau-des Martigues Ces èlements sont mèlangès avec des unitès des 2.90 eme et 2.68 eme RI qui n ont pas pu etre relevèes et sont tres èprouvèes par les combats et le barrage ennemi qui interdisait tout mouvement.Une compagnie ètait laissèe en rèserve au moulin d'Esnes

2eme bataillon(CB BERTHOIN)

            ètait en entier en position en rèserve au Moulin D'Esnes

Capture

 

           Aucun mouvement,aucune sortie sont possibles.Le règiment s'installe tant bien que mal sur ses positions en ètayant au mieux ses tranchèes qui sont dètruites systèmatiquement par les projectiles de gros calibre en provenance des batteries allemandes de Montfaucon.

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Capture11

        Des positions du 125ème,les hommes apperçoivent les pentes du mort homme qui subissent le meme matraquage d artillerie.Dans la Soirée le 3eme Bataillon compte plus de 20 morts,80 blessès et 74 disparus.Les hommes sont tellement accablès par les obus et les toxiques employès que des jeunes soldats,fraichement arrivès,cédent au dècouragement.A bout de forces physiques et morales un certain nombre quittent leurs tranchèes et refluent vers l'arriére.Prèvenu,le Lieutenant Colonel OUDRY sort de son pc sans armes, sans les menacer ,leur parle,les rèconforte.Il les raccompagne sur leurs positions.Regonflès par l attitude du chef de corps ces jeunes feront leur devoir  de fort belles maniéres(source :rècit du caporal Malècot rapportèe dans le livre de jacques henri Lefebvre)

         Le 7 Mai Toujours sous le bombardement intensif le Colonel rèorganise son dispositif.A sa gauche le 114 eme RI en liaison avec le 1er bataillon.Le 3eme Bataillon incorpore ses unités laissées en réserve et allonge son dispositif renforcè par deux sections de mitrailleuses.Le 2eme bataillon est toujours en rèserve au Moulin D'Esnes.

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         Vers 16 heures le bombardement s'allonge et, les allemands sortis d on ne sait ou attaquent vers le centre du dipositif encore tenu par les unités du 2.68 et 2.90 RI tres affaiblies.Les gars bien que tres èprouvès ,rèsistent d'une fort belle maniére, meme les blessès font le coup de feu avec leurs camarades.Sous l'avancèe allemande le 3 ème Bataillon est pris à revers et dèplore des prisonniers concéde du terrain. son chef,le CB BAFFET est blessè. 2 commandants d'unitè seront tuès ce qui accroit encore la confusion.Les 1 ere et 4 eme Compagnies se dètachent de leurs positions et viennent prèter main forte au 3eme Bataillon.Les allemands ètaient arrivés à 200 metres du pc du chef de corps qui,s'apperçevant de la situation,rassemble ses èquipes de pionniers,ses tèlèphonistes ,ses agents de liaisons et, organise lui meme ,les armes à la main la contre attaque, galvanisant ses hommes. Prévenu par un agent de liaison dépéché par le chef de corps le 2 ème Bataillon opére une contre attaque sur les èlèments infiltrès et qui,dèjà, avaient commencès à organiser le terrain.Ces manoeuvres hardies dègagent le troisiéme bataillon et rétablissent la liaison entre toutes les unitès.Vers 18 heures la 5 ème compagnie parvient meme à gagner une partie du terrain perdue  sur 60 metres...environ 

    croquis_cote_304

 

          Les hommes amènagent les positions conquises.

      cote_304

      Aux alentours de 19 heures, au prix d un effort supreme les 3eme et 2 eme Bataillon encerclent les allemands qui s'ètaient infiltrès .Des mitrailleuses sont rècupèrèes ainsi que 3 officiers et plus de 100 hommes de troupe fait prisonniers appartenants à trois règiments d'infanterie allemande les 45ème 49ème et 140ème.Ne pouvant etre relevèes les unitès s'enterrent sur place.

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         Le 8 mai au matin les allemands tentent une contre attaque voulant reprendre les positions perdue.Le règiment ne lache rien et, sous les feux combinès des mitrailleuses et fusils,l ennemi èchoue dans sa tentative de reprise des positions.Le bombardement reprend de plus belle brisant la liaison avec le 114 éme.La 3eme compagnie a rètablie la liaison.S ètant rappochès au plus prés du barrage,les allemands tentent un instant de couper cette liaison.Ils sont chassès à coups de grenades et poursuivis au corps à corps ils refluent dans leurs positions laissants sur le terrain de nombreux cadavres et des blessès qui seront fait prisonniers.La nuit se passe sous d'èpouvantables bombardements.Certains hommes sont enterrès vivants sans qu'il soit possible de les secourir.Le capitaine Gillot est tuè en organisant ses hommes afin de secourir des gars de sa 7ème compagnie ensevelis.

          les 2 emes et 3 eme Cies seront citées a l ordre du IX eme CA

Capturesources ad86http://www.archives-vienne.cg86.fr/style/inverse/644-la-presse-locale.htm

la 12 eme compagnie sera également citée à l'ordre du IX eme CA

(merci a mr Radureau de m avoir confié cette citation)

Citation 12 Compagnie RET

 

le Commandant Baffet et le Cne kieffer ont eté cités malheureusement a titre posthume pour le cne KIEFFER qui, avait été aux cotés du Colonel DEVUNS tué en Artois le 9 mai 1915...Le Capitaine Kieffer sera elevé au grade de chevalier dans l ordre de la légion d honneur à titre posthume

kieffer cne verdun

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          Le 9 mai,l'ennemi concentre ses feux sur le ravin de la Hayette sèparant Esnes du Mort Homme et de la cote 304.Les allemands voulaient isoler cette cote 304 par le sud et l attaquer par le Nord.Suite à ces bombardements ,les ravitaillements en eau,vivres et munitions ètait plus que perturbè .Les tranchèes ètaient sans cesse boulversèes.Les hommes ètaient assoifès et le seuil des munitions ètait critique.Dans la nuit, des munitions arriverent ainsi qu'un peu de ravitaillement.

positions cote 304

 

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Attaque du 10 mai

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         Le 10 mai,vers 3 heures trente du matin, les allemands,abordent les positions du 125ème RI par les positions du 3ème bataillon.Aprés de furieux corps à corps et èchanges de grenades,le règiment au matin,reste maitre de ses positions en rècupèrant meme du terrain sur les positions ennemies.Le reste de la journèe,ainsi que celle du 11 mai se passe sous d'incessants bombardements.L'infanterie allemande ne se manifestait pas sur les positions du 125ème

         Le 12 mai, le 125ème est relevè par un bataillon du 2.96 RI et des èlements de la 45ème DI(le 3ème mixte de Zouaves).Les 1èr et 3ème bataillons les deux compagnies de mitrailleuses vont bivouaquer au bois de Saint Pierre à l'ouest de Blercourt.Le 2ème bataillon ne rejoindra le règiment que tard dans la soirèe sous les bombardements lui tuant 4 hommes en blessant 12 autres.Ce bataillon rejoindra les bois de saint Pierre avec le restant du 125 ème. Un incident fort regretable se produisit.Pendant la releve les unitès du 125ème ètaient survolèes par des avions.Quand il furent arrivès à hauteur du chateau D'Esnes l artillerie allemande les y acceuillait causant quelques pertes mais,le chateau fut partiellement dètruit et de nombreux blessès furent tuès

          le 13 mai le règiment se rend à Ville sur Cousance jusqu'au 18 mai ou il est alertè.Les 1èr et 2ème Bataillon renforcès par  les 2 CM se rendent à l'ouvrage Favry

     Favry

(source www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr)

et aux bois de Bèthèlainville.Le 19 mai le 3ème Bataillon est lui aussi envoyè aux bois de Bèthèlainville.Le 21 mai le règiment laisse ses positions au 6ème RI de Saintes.Il part au repos à Saint Dizier jusqu'au 25 mai. 

08 05 2011

            En face des 125ème et 114ème RI, il y avait la 4ème Division d'Infanterie renforcée par le 1 RI allemand du VI ème Corps de réserve. Ces unités ont tout d abord reconnu les positions françaises et, malgré les tirs de barrage, ont attaqués. Refoulés, ils ont repris leurs attaques faisant même des prisonniers à nos deux régiments. Certains de leurs éléments ont été isolés et capturés. Le VI ème Corps allemand ne tenait plus qu’un front de 700 mètres avec les 11ème et 12ème Divisions de réserve bavaroise. Il sera renforcé des 38ème et 54ème Divisions de réserve. A sa relève, la 11ème Division ne comptait plus qu'un effectif de 7 Compagnies. Cet acharnement montrait la valeur de ces positions stratégiques et, l'ampleur des moyens mis en place par les allemands.

(Source, Général Colin la cote 304, Edt Payot).

            Suite à ces exploits nos deux régiments ont étés cité à l'Ordre de l'Armée, le drapeau du 125ème s enrichit alors d'une Croix de guerre avec une palme venant compléter les deux citations de 1915.

            Voici le texte de la citation du 125ème RI.

« Le 125ème RI, qui le 7Mai 1916, sous le commandement du Lieutenant Colonel Oudry, après avoir supporté un bombardement d'une violence inouïe, a, rejeté par une violente contre attaque, l’attaque d'un ennemi en nombre, lui faisant plus de cent prisonniers.»

 

1

Au cours du repos des unités du IX eme Ca l aumonier R Morçay rendait

un vibrant hommage aux régiments dont le 125 eme RI

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       Le 7 Mai 1915 tombait à la Cote 304, à proximité du réduit "D", le sergent Babouard

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Pierre Babouard était né le 30 Juin 1892 à Loudun (86). Séminariste depuis le 6 Novembre 1905, élève au Collège Saint-Joseph de Poitiers jusqu'en 1909, où il intègre la communauté d'Issy. Incorporé le 1er Octobre 1913 au 125ème RI, il poursuit son instruction et notamment le peloton des Caporaux. Il participe à toutes les campagnes du 125ème au sein de la 7ème Compagnie comme infirmier. Blessé en Belgique le 10 Novembre 1914, il refuse son évacuation. Il est nommé Sergent, employé comme chef de demie section et sera blessé encore deux fois de suite. De part son attitude exemplaire,le sergent Pierre Babouard a été cité une première fois le 6 Mai 1915 à l'Ordre du Régiment en ces termes

"Trois fois blessé depuis le début de la campagne, s'est toujours distingué par son courage, son dévouement et son énergie, s'est fait remarquer dernièrement au moment de l'explosion d'une mine ennemie dans sa tranchée".

            Le 11 Mai en sortant de sa position, il entraînait ses hommes à l'assaut, il est de nouveau blessé assez gravement au dos par l’explosion d'un schrapnell. Il refusa son évacuation préférant accompagner ses hommes. Sa blessure se compliquant, il sera évacué. Il sera de nouveau cité, cette fois au niveau de la Division en ces termes :

"         image002  

             Après sa convalescence, Pierre reste au dépôt du 125ème, à la caserne Sainte-Catherine en Août 1915. Il est affecté à l'instruction des jeunes recrues tout en continuant son oeuvre de séminariste.

            En Février 1916, il est cité par le Général Curé, commandant le IX ème CA en ces termes :

"Pierre Babouard, sergent au 125ème RI, 7èmeCompagnie, très brave sous officier plein d’entrain, et de dévouement, grièvement blessé le 11 Mai 1915 en se portant à l assaut des tranchées ennemies en tête de sa section, s'était précédemment distingué dans plusieurs circonstances par sa belle attitude au feu".

            Il rejoint le 125ème qui était au repos à Berck-sur-Mer, au sein de la 2ème Compagnie de Mitrailleuses.

            Le 1er Avril, il gagne avec son régiment les alentours de Verdun. Le 7 Mai, il gagne l'enfer de Verdun, la cote 304.

            Il se trouvait en soutien du 1er Bataillon dans des abris encore épargnés des coups au réduit"D". Suite à une attaque soudaine de l'ennemi, il dispose avec calme et sens tactique ses pièces face à l'avancée ennemie, distribue ses ordres de tir. Une de ses pièces s'est alors enrayée, il la rejoint et occupé à régler l'incident de tir, il fut atteint d une balle au front qui lui sortait par la nuque foudroyé sur le coup, probablement tirée par un tireur embusqué qui fut repéré par ses hommes, et taillé en pièces par des grenades. Malheureusement au moment de ramener son corps le bombardement reprit de plus belle et son corps ne fut pas ramené vers l arrière. Dans cet endroit bouleversé, son corps ne fut jamais retrouvé. Le sergent Pierre Babouard était tombé en effectuant son devoir, il était aimé et apprécié de ses hommes et de ses chefs, il laissa un grand vide dans son entourage 

      Num_riser0002    

(source "une ame de seminariste et de soldat) (Merci à Jerome Charraud http://indre1418.canalblog.com/ )

         Un petit supplément sur la biographie de cet homme...grace au souvenir Français de Loudun

http://sfloudun.free.fr/Individus/B/BABOUARD%20Pierre.htm

l heure est aux recompenses voici ce qu en dit la presse

 

Capture3

 

7

 

aux troupes de verdun

        Quelques jours plus tard...

les poitevins au combat1

les poitevins au combats 2

      suite à ces pages de gloire le Chef de corps avait fait demander à la municipalité de Poitiers ceci:

page de gloire 1

page de gloire 2

 voici la réponse de la municipalité

page de gloire3

le chef de corps aprés la réponse  recue..

lettre col oudry

sources:http://www.archives-vienne.cg86.fr

mitrailleurs

 

P1360467 (Copier)

      

Stele commemorative sur la cote 304

AUX SOLDATS DE VERDUN

                 poemeverdun

 medaille commemorative de cette bataille  

  

   

medaille de verdun

source France Medaille

 Créée par la ville de verdun le 20 11 1916,cette médaille n est pas officielle ,mais elle est l insigne des soldats de Verdun.Eux seuls ont droit a cette médaille.Elle est attribuée sur demande aux soldats Francais et Alliés ayant combattus dans le secteur de Verdun entre juillet 1914 et le 11 novembre 1918.Les noms des soldats de Verdun sont inscrits sur le registre placé dans la crypte du monument  de la victoire et sur les livres d'or du musée de la guerre de la ville de Verdun

 

 

 

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30 nov. 2017

LES BATAILLES INSCRITES AU DRAPEAU

 

               DAPEAU_20125_C2_B0RI(collection DMD86)

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       au drapeau notes032

 (cliquez sur le lien souligné)

            14130910_p

lA BEREZINA  1812

LA MARNE     1914   

YPRES        1914               

VERDUN       1916       

LA SOMME     1916

MONTDIDIER   1918 

Les citations obtenues par le régiment..

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La fourragére du 125°

                  Num_riser0001       

          Son historique remonte à la fin du XVI éme. Il s'agissait d'une simple corde à fourrage portée autour de l'épaule, par les dragons AUTRICHIENS. Napoléon lui donna l'appellation "fourragère".

          Cet attribut de couleurs variantes suivant les armes a été porté jusqu'à la fin de la guerre de 1870.

          Rétablie en avril 1916, elle était destinée à récompenser les unités méritantes formant corps, pour des actions collectives d éclat. Pour la période de la première guerre, il a été mis en place: la fourragère aux couleurs de la croix de guerre(verte et rouge) obtenue après deux citations à l'ordre de l'armée. Celle aux couleurs de la médaille militaire (jaune et verte) aprés 4 citations à l'ordre de l'armée. Celle à la couleur de la légion d honneur(rouge)obtenue aprés 6 citations à l'ordre de l'armée, ensuite sont venues les fourragéres doubles et triple.seul deux regiments portent ces fourrageres le RICM et le RMLE (3 éme REI)

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           Le 125éme régiment d'infanterie est décoré de la fourragère aux couleurs de la médaille militaire obtenue après 4 citations à l'ordre de l'armée

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Note concernant la croix de guerre 1914-1918

                      15557422

 

         Elle  a été mise en place suite a une idée du General Boelle commandant le IVémeCA 

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 relayée par l'écrivain Maurice Barrés,sur proposition du député Georges Bonnefous qui déposa le 23 12 1914 un projet de loi.

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         Suite au rapport du Lieutenant Colonel DRIANT député combattant(mort glorieusement à la tete de ses chasseurs au bois des Caures en fevrier 1916)elle fut adoptée le 8 avril 1915. Elle etait dessinée par le sculpteur  Bartholomè.

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          Elle est attribuee de plein droit aux militaires cités pour faits de guerre pendant le conflit 14-18.Elle est attribuée individuellement à environ 2.065.000 personnes ou collectivement, à des unités qui se sont distinguées et des villes de France

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LA MOBILISATION

         

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 ce qu en disait la presse

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source archives departementales 86

http://www.archives.departement86.fr/644-la-presse-locale.htm

        Dans un premier temps, les permissionaires sont rappelés.Pour  certains qui habitaient le secteur ,ils avaient obtenus une permission afin de donner un coup de main aux"métives".L ordre de revenir ne les surprenait pas et durent laisser leurs travaux.

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(sources: archives DMD86/125eme RI)

        Le 1er aôut, le régiment était en manoeuvre au camp de Biard et reçoit l'ordre de rejoindre ses casernements.

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(dmd86 archives 125émeRI)

        Les unités se mettent immédiatement en route, aux accents de la Marseillaise et du Chant du Départ.

        Le 2 aôut vers 16h, un cycliste de la brigade remet au Colonel DESCHAMPS un télégramme, c'est l'entrée en guerre......

        Fébrilement et anxieusement le régiment se prépare. Le Chef de corps fait rendre les honneurs au drapeau sur la place d'arme de Poitiers, devant une foule immense, ainsi que devant les autorités civiles et le clergé de la ville.              

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les unités massées sur la place leclerc avant les honneurs au drapeau du 125éme

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sources coupures de journaux:http://www.archives-vienne.cg86.

honneurs au drapeau le 3aout 1914

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mobilisation 1914

 

        Le 125éme Régiment d'infanterie dans la rue Magenta à Poitiers le 5 aout 1914 se rendant à la gare

 

 

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       Le régiment embarque par bataillons le 5 aôut à la gare de "grand pont", pour combien de temps ? Mystère!!!

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        Mais tous ont la certitude qu'ils reviendront très vite.....et que la guerre sera rapidement achevèe......

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  Ordre de bataille du Régiment au depart de Poitiers

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  ( source jmo 125 ri sur sga mdh)

 
Les adieux du soldat

- 1 - C'est l'adieu, petite mère De ton gars qui va partir Il prévoit la peine amère Que ton coeur devra souffrir Mais je sais que ta vaillance Portera ce gros chagrin Mets en Dieu ta confiance Pour garder ton benjamin.

- 2 - J'avais fait un bien beau rêve Travailler à ton bonheur Et voici que tout s'achève En venant briser ton coeur Mais sois forte ô bien-aimée Dieu te garde aux jours mauvais Sur la terre enfin calmée Règnera bientôt la paix.

- 3 - Beau pays de mes ancêtres Eglise où j'ai prié Dieu Doux foyer qui m'as vu naître À vous tous je dis: Adieu Le devoir là-bas m'appelle Bravement il faut partir Au drapeau toujours fidèle Je saurai vaincre ou mourir.


Paroles: Armand Bail Musique: H.P. Danks

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11 déc. 2017

HISTORIQUE DU REGIMENT...

        Créé en 1795, le régiment bien que désigné par le n°125 ne fut jamais entièrement constitué.

        Le 125ème nait réellement en 1810, constitué avec le passage des 4éme et 7 éme régiments d'infanterie Hollandais, au service de la France. Il prit part aux campagnes du 1er Empire et s'illustra  aux combats:

de Smoliany et Borisow,par son sacrifice à la BEREZINA les 27 et 28 novembre1812.

Berezina

         Reconstitué le 1 novembre 1870, à partir d'éléments du 25éme RI (ex royal Poitou), il s'illustra aux combats de Montretout de Buzonval et, sa trés belle conduite aux combats de Villiers -Champigny du 30 11 au 22 12 1870 lui valut les félicitations du  Général Trochut.Le régiment participera encore aux événements de la guerre contre les Prussiens aprés un combat au corps à corps et à la baionnette il enlévera le plateau de Villiers, il laissera sur le terrain 20 officiers 259 hommes.Il est dissout le 13 mars 1871.

        Reformé le 1 mai 1872 en englobant des éléments du 14éme régiment d'infanterie provisoire ,le 125ème est affecté  à POITIERS où il s'installe dans les casernes Rivaud, de l'ancien Séminaire et des Dominicains,ou ,pendant 42 ans le 125éme préparera la revanche en formant des générations de Fantassins Poitevins qui s'entraineront et tireront au camp de Biard, et participera tout comme les unités du IX corps aux manoeuvres sur le camp du Ruchard situé dans l indre et loire

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camp du ruchard

       Le régiment participe aux opérations coloniales en Afrique:

En 1881 à EL ARBAIN ZAGHOUAN BOU HADJEBA en Tunisie ainsi qu'en 1884 au Tonkin et, 1895 à Madagascar ou, seule une compagnie sera détachée

        Le régiment est rattaché au 9°CA  et à la 17°DI 34 eme Brigade puis, 152°DI successivement sous les commandements de genéraux Joppé

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Bertin, Cherrier,

Andrieu

general Andrieu

C'est au sein de ces grandes unités qu'il participe à la grande guerre où il en reviendra avec la fourragère jaune (médaille militaire) avec 4 citations à l'ordre de l'armée une à l'ordre du corps d'armée et une à l'ordre de la division.

        En 1923 le 125° est dissout. Ses traditions sont reprises par le 32°RI,dont la portion centrale et l'etat major sont à Chatellerault.Le 3 éme bataillon du 32 eme gardera les traditions du 125 eme et sera caserné à Rivaud. Cependant la ville de Poitiers ne voyait pas d un trop bon oeil le depart du 125 éme et demandait donc que le drapeau du régiment soit conservé à Poitiers. Ils n'eurent pas gain de cause....et l'embleme partait au musée de l armée à paris

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(sources ad86 l avenir de la vienne)

Il est reconstitué le 23 aout 1939 mis sur pied par le centre mobilisateur  infanterie (CM91)Angers

 son etat major sera cantonné au chateau de La Pignerolle (saint Barthelémy d Anjou)

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          Il sera endivisionné au sein de la 18°DI  commandée par le genaral DUFFET

il fait mouvement dans la région de Lunéville du 12 au 15 septembre 1939 afin d y effectuer des travaux de défense.le 30 septembre,il rejoint le secteur de Cappel ou,il recoit la mission d'effectuer des travaux défensifs en vue de barrer les routes Sarrebruck - Grostenquin .Il rejoindra Givet en janvier 40.Le 10 mai 1940 ,le 125éme est mis en alerte et prend position sur la Meuse entre Hastieres et Honaye,il se heurtera à l' avance  ennemie. Le 16 mai 1940,il reçoit pour mission  d'assurer la couverture de la 18éme DI.Face à l'avance blindée le régiment, perdra 280 tués 412 blessés et de nombreux prisonniers.Les débris  du 125éme rejoignent alors le camp de La courtine ou ses rescapés seront amalgamés au 90éme RI il y sera dissout . Il est reconstitué en 1944 à partir des groupes FFI de la région. Il opère au sein des Forces de l'Atlantique aux combats des poches de Saint-Nazaire, Royan, La Rochelle, il est à nouveau dissout en 1945 ou ses 9 bataillons donneront naissance à d autres unités(3 bataillons au 80éme RI,3 autres au 21émeRI et à diverses autres unités)

    Recréé en 1968, sous l'appellation de 125émeRCD (regiment de commandement divisionnaire il est dissout définitevement en 1994 à Poitiers 

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caserne Rivaud

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voila ce qu ils faisaient...quand ils étaient de garde.....

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(don de mr andré Jouineau..ècrit par un de ses ancétres)

http://grandeguerre1418.unblog.fr/tag/planches-duniformes-dandre-jouineau/ 

caserne_rivaud

(merci à ma collegue Mélusine..)

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Caserne des dominicains

(merci à ma collegue melusine)

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caserne sainte Catherine

il s en passait des choses à cette époque

Num_riser0001

(sources La Nouvelle Republique)

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caserne rue ste CATHERINE

 

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merci à ma collegue melusine..

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       Caserne à Thouars (79) les compagnies du 3éme Bataillon alterneront avec le 114émeRI et le 125éme cessera d occuper cette caserne à compter de début 1914

un apperçu de la vie au 125émeRI

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lieu d entrainement et de soufrance...pour les gars du 125 eme

Situé a quelques centaines de metres de l entrée de Rivaud  une rue separant le parc de blossac cette aire est devenue depuis un stade

 

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 (source google earth)

 

musique 125 eme blossac

 

Certainement un defilé du 14 juillet sur Poitiers, mais une certitude, c est avant guerre

et si j en suis le visuel de la photo ci dessus cela pourrait etre sur le promenade des cours

defilé du 14 juillet

 

14 juillet 1911 promenade des cours

 (source centre-presse)

 

Appartenance du 125eme  régiment d'infanterie

        Le 125ème RI faisait partie en1914 du 9ème corps d'armée stationné à TOURS.

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Num_riser0007

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Le général DUBOIS commandait cette unité..

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insigne du 9eme corps en 1939

                                           14944464_p                 

                                   Tours_9_CA_1_

                                   Tours_g_n_ral_9__corps_

Le 125 émeRI appartenait  aussi à la 17émeDivision d infanterie qui etait a Chateauroux

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                                    DI017_2

Les autres régiments d infanterie du 9éme corps d'armée    

        in10322550   Num_riser0004 

               in10666120     66ri

             in10773000 Num_riser0009

               in10901120Num_riser0021 

 

 

I135

Num_riser0020

  I68 

insigne 68 eme ri

Num_riser0019 Num_riser0023

   584_001

114 eme RI Saint Maixent Parthenay Regiment Frere du 125 eme au sein de la 34 éme Brigade

Num_riser0024    Num_riser0022 

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         Le 125ème RI ètait rattaché avec son régiment frère le 114ème RI à la 34ème brigade de Poitiers qui était commandée par le Général GUIGNABAUDET.

general Guignabaudet

Ils faisaient parties au début du conflit, de la  17ème division d 'infanterie dont le PC était situé à Chateauroux et,commandée par le Général DUMAS.

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 En décembre 1915 ces deux régiments ont été affectès à la 152ème division d infanterie. Le recrutement du régiment ètait effectuè au sein des classes provenant des dèpartements de la Vienne, des Deux -Sevres, du nord de la Charente quelques Vendèens et Berrichons venaient complèter les effectifs.Au cours du conflit, le recrutement ètait nationnal mais, un noyau de Poitevins ètait maintenu au sein du 125ème

Voici la liste des officiers, en 1914.   

merci à Joel HURET pages14-18

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 Avant de partir le 125 eme devait effectuer en septembre des manoeuvres au sein de la 34 eme brigade

dans la region .Helas cette manip ne s effectua pas...là c etait la réalité

MANOEUVRES 1914

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