26 nov. 2017

LES COMBATS DE 1914/1918

le diable

 

 

             encart_125__

Le 125°RI a participé aux combats:

-1914  de Lorraine, du grand Couronné, La Marne, les Flandres

-1915  batailles d'Artois

-1916  bataille d Artois Verdun(cote 304)la Champagne la Somme

-1917  offensive de l Aisne ,Lorraine -foret de Parroy- le Grand Couronné de Nancy

-1918  la Somme(Grivesnes) le Matz, Picardie, Thiérache

      l' armistice trouve le régiment aux abords de Fourmies, à la frontière BELGE.

Posté par christian57 à 09:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 janv. 2018

LA MARNE 06/09 AU 21/09

        81_La_Victoire_de_la_Marne

                            Le 6 septembre,le régiment débarque, après un inconfortable voyage, dans la région D'ARCIS SUR AUBE prés du camp de MAILLY

arcis sur aube (Copier)

Tous ont eus lecture de l'ordre du chef suprème :

          Au moment où s'engage une bataille dont dépend le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n 'est plus de regarder en arriére. Tous les efforts doivent être employés à attaquer et refouler l'ennemi. Une troupe qui ne peut plus avancer devra coute-que-coute garder le terrain concquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer. Dans les circonstances actuelles, aucune défaillance ne peut être tolérée.         

          le 06 septembre 1914  général JOFFRE 

Num_riser0012 

 

          15567938_p_1_   

GENERAL JOFFRE   

         Num_riser0001   

   Dans la nuit du 7 septembre, l'ordre de mouvement était donné aux unités.

Le 125° s'établit sur la route de VITRY LE FRANCOIS face aux villages de Lenharée et de Vassimont que les allemands ont incendié.le premier Bataillon est en liaison avec les unités du XIéme corps.

Num_riser0011

 

vassimont

Le 125eme en attente

125emeri_attente

(collection 125emeRI)

 

       Num_riser0003

       Le 8 septembre le régiment prend position au nord de Connantré, pour les 1° et 3° bataillon.

connantré

Au 2° c'est le long de la voie de chemin de fer Vassimy-Haussimont qu'il est positionné. La position devient vite intennable à découvert sous les obus, avec la seule protection, le ballast...Il y a là de nombreuses pertes. Suite au repli des unités voisines, le 2° bataillon doit décrocher. Sa position en pointe devenait trop dangereuse. Quelques temps après l'ordre de contre-attaquer lui parvient.Celui-ci s'éxécute avec l'appui de l'artillerie du 49° RAC qui, malgré un tir d' enfer échoue .Le bataillon doit se replier sous les feux conjugués de notre artillerie et celle de l ennemi.

14475288_p    

Artilleurs du 49ème RAC( sources artilleurs poitevins)

  .Le 125éme recoit alors l odre de décrocher en direction de Semoine 

Num_riser0003

plan_de_bataille_Connantray

       Le 9 septembre le 125° et le 114° sont maintenus sur les hauteurs au sud-est D'Oeuvry.

oeuvy grande rue

 Vers 5 heures du matin, guidée par un avion l'artillerie ennemie se déchaine. Les tirs cessent vers 8 heures. La situation devient critique, les allemands en contre-attaquant isolent la 6°compagnie, qui s'est dégagée apres une vive action à la baionnette. Les nombreux cadavres allemands, devant le front du régiment attestent de l' apreté de la lutte. le premier bataillon venait en appui de la 6éme compagnie et receuillait les débris de celle ci.Malheureusement le chef du 2éme Bataillon le CBA Sonnet était tué en visitant les positions de ses unités.

             cadavres_allemands                                 

    (collection DMD86/125eme RI

      Au soir de cette sanglante lutte qui a fait aussi de nombreuses pertes dans les rangs, le régiment est évacué sur le plateau de Salon aprés une épouvantable marche à travers bois où l'ennemi s'était infiltré. Malgrès les pertes élevées, les soldats Poitevins du 125° ont arretés le choc ennemi conformément aux ordres du 6 septembre.Le 10 septembre, tôt le matin, le régiment se porte en direction de Gourgancon dirigé par les lueurs de l'incendie du village allumé par les allemands. Ce bourg est traversé sans combats                                                    

    GOURGANCON traversé par le braves du 125° maisons par maisons...

14471880_p(collDMD86/125emeRI)

gourgancon

De nombreux prisonniers sont récupérés ivres ainsi que des blessés du 62°RI qui cependant ont été bien traités par l'ennemi.Pendant cette progression qui se déroulait sous les tirs de l'artillerie ennemie tombait, touché par des éclats d obus le Chef de Bataillon Sonnet commandant le 1ér Bataillon.

          sonnet_gaston_cbt

      prisonniers_allemands

Prisonniers allemands à Gourgancon (coll 125 ° RI)

 

     Le témoignage suivant est lu aux troupes :

La bataille qui se livre depuis 5 jours s'achève en une victoire incontestable. La retraite des I-II-III° Armées Allemandes s'accentue devant notre centre et notre gauche. A son tour la IV armée ennemie commence à se replier au nord de Vitry et de Sermaize. Partout, l'ennemi laisse sur place de nombreux blessés, des quantités énormes de munitions. Partout on fait des prisonniers. En gagnant du terrain, nos troupes constatent les traces de l'intensité de la lutte et de l importance des moyens mis en action par les allemands pour essayer de résister à notre élan. La reprise vigoureuse de l'offensive a déterminé le succès. Tous, officiers , sous-officiers ,soldats avez répondus à mon appel et vous avez mérités de la patrie.

                             Général JOFFRE

  Le 12 septembre, le régiment entre dans Chalons sur Marne

chalons sur marne

l'ennemi n'a pas fait sauter les ponts sur la marne. Le régiment dans la ville pillée, libère les habitants, capture des prisonniers, là aussi ivres, récupère un avion, 18 camions et un stock considérable d' obus "qui nous tomberont pas sur la tête".

obus_allemands_chalons

La rapidité de l'avance du régiment est telle que dans les villages limitrophes il n'était pas rare de trouver des tables dressées avec des repas prèts à être consommés. Poursuivant son avance, le 125° s'arrête à Cupperly où il bivouaque. Le 13/09 le régiment rejoint Baconnes

Num_riser0001

Il recoit l'ordre d' attaquer avec la 17°DI le mont-Haut et Moronvilliers sous l' artillerie ennemie très active

Num_riser0003

     Au cours de cette bataille tombait entre autre....... le 1ére Classe Julien Chaigneau. Originaire D Oiron dans les Deux Sevres Julien servait au 3éme Bataillon ,9éme compagnie.Il est décédé des suites de ses blessures

           Chaigneau_julien_1_

Julien repose à la nécropole militaire de Fére Champenoise (tombe N° 427)

cimetierre_de_fere_champenoise_2

                 chaigneau_julien

          2008_03210044_1_

Merci à Freddy Chaigneau son petit Neveu de m avoir fait parvenir sa photo et de m avoir autorisé à la publier sur le blog.l' hommage  à Julien  a ete rendu au cours des vacances 2008 ainsi qu'à son frére Moise tombé le 08 04 1916 à la cote du poivre dans les rangs du 107éme RI d Angouleme.Un peu de terre du pays D'Oiron (79)a été déposé sur les tombes ainsi qu un épi de blé rappelant ainsi que Julien est parti en aout 14 pendant les "métives"..

Afin de couronner tout cet hommage voici l article de journal Qui à été réalisé pour le 90éme anniversaire de l armistice Merci Freddy

Num_riser0004

Num_riser0004

         Les 14 et 15 septembre après une série d'attaques, tant stériles que meurtriéres, le 125° ne peut que prendre position dans les bois avoisinants l'ennemi.Les allemands avaient eu le temps de se réorganiser solidement. Canardé, contre attaqué, le régiment creuse des tranchées

tranchees

(collect 125 eme RI)

Num_riser0017

(collection DMD86/125émeRI attaque du mont haut)

Grace à la tenacité et l'abnégation de tous, le régiment n' a rien cédé de ses positions inviolées. Le 125eme après avoir été relevé est envoyé au repos à Sept saulx ,et aux Petites loges, où il est recomplété en effectif.

sept saulx

Les_Petites_Loges

Il a perdu en 9 jours environ,1100 de ses valeureux combattants, tués, blessés, disparus....Le 16 septembre l 'ordre d'offensive lui est donné.le regiment repart.Les pertes sont nombreuses le 125éme est arrété à 400 metres des tranchées allemandes il avait gagné 2 kilometres en faisant reculer les premieres positions ennemies.Trop en avant ,le 125éme est maintenu sur ses positions qu il tente d'aménager sous les bombardements.Il restera j'usqu'au 25 septembre ou il aura à supporter de nombreuses attaques ennemies qui seront toutes enrayées .Il y fera tout de meme 20 prisonniers dont un commandant de bataillon ennemi et une centaine de morts allemands devant ses lignes.Le 26 l'ordre d'attaquer lui sera donné.L'artillerie allemande mettra en echec ses tentatives.Le 125éme sera relevé par le 100éme De Tulle et ira de nouveau cantonner à sept saulx ou il sera recomplété de 2 officiers et 500 hommes.Il sera de retour dans ses lignes en relevant le 100éme et sera de nouveau recomplété de 500 hommes de nouveau relevé par le 100éme il sera passé en revue par le Général Dubois commandant le IX CA.Le 125éme ira relever au Nord ouest de Prosnes le 135éme Ri qui lui aussi  est trés éprouvé il y recevra un nouveau renfort de 300 hommes et de nombreux bléssés  de l été rejoindront les rangs

Num_riser0005

Capture1

Est tombé entre autre : le Capitaine Rouget de Courcez

 

Capture

   suite à ces opérations bon nombre de personnels ont obtenus une citation dont le chef de corps

cit arm

                                 Le régiment est embarqué le 20 et 21 octobre à Saint Hilaire au temple.

saint hilaire au temple

C'est là, que prend fin l'épopée sanglante et glorieuse de la MARNE,pour le 125eme Règiment d infanterie, où, il a vu plus du tiers de son effectif disparaitre....

         La liste des morts aux combats de la Marne

     CBA Sonnet Cne Rouget de Courcez Cne Bridonneau Ltn lamaze Ltn Libé

 

  Num_riser

pantalon_rouge

  Medaille comémoratve de la bataille de la Marne

Crée le 21 aout 1937 par l association des "SOLDATS DE LA MARNE" elle est destinée aux soldats ayant pris part aux deux bataillesPrincipalement destinée aux soldats qui ont participer a la premiere bataille du 6 au 12 09 1914

comemo marne

 

113450918_o

la marne

le sang de la marne

Posté par christian57 à 17:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
16 janv. 2018

L 'offensive allemande de 1918 GRIVESNES-MERY

       

   Num_riser0007

      Le 125ème régiment d'infanterie incorporé au sein de l 'armée DEBENEY se voit confier le secteur de GRIVESNES. Il obtiendra au cours des combats du 9 mai 1918, sa deuxième citation à l'ordre de l'armée et le port de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre.

Capture3

             91_La_Belle_Defense_du_Chateau_de_Grivesnes

 

     Le régiment embarque à Ainvoux près de Blainville, et prend les cantonnements d'alerte aux abords de Maingelay où il est placé en réserve.

maingnelay

Finalement,le 125ème se voit attribuer le secteur de GRIVESNES où plusieurs unités se sont couvertes de gloire.

Illustration_20__20Grivesnes_20002

 

grivesnes eglise

 

Le 2ème Bataillon relevait le 25ème BCP le 15 avril. Bien que le chateau soit en notre possession, le parc lui, était bel et bien aux mains des allemands. La mission du 125ème était de reprendre cette position et de reporter la ligne, au dela des limites du parc de façons à avoir des vues, sur le village en ruine de Malpart, et sur le plateau de Bouillancourt.

Capture

positions du 125éme avant l attaque

Num_riser0008

Num_riser0006

(source jmo du 125émeRI MDH SHD SGA)

    L'attaque fut fixée au 9 Mai. Après une préparation d'artillerie par obus de gros calibre, les hommes du 2eme Bataillon s'élancèrent sans attendre la fin du barrage. Bravant les éclats de notre propre artillerie et soutenu par les 1èr et 3ème bataillons, les anciens de l'Yser et de la Côte 304, entrainaient les jeunes de la classe 18 dont c'était le baptème du feu. Baionnettes au canons, les lignes allemandes étaient en notre possession et 20 minutes plus tard, les deux autres bataillons avaient coiffés les deuxième et troisième lignes, dépassant ainsi l'objectif fixé. Cette attaque avait malgré les pertes inévitables(la perte entre autre du chef du 3éme Bataillon le CBT Brivot tué a la tete de son bataillon), rapportée au 125ème un beau bilan : environ 300 prisonniers des 253éme et 254 éme IR des mitrailleuses et 7 minenwerfers capturés.

Grivenes prisonniers_p (Copier)

Malgré ce succés incontestable, le régiment s'organisait afin de parer à la contre attaque que les allemands ne manqueraient pas de développer. Stoïquement sous les tirs et sous les directives des commandants de compagnies et chefs de sections, les poilus manient pelles et pioches amménageants les positions afin de recevoir l'ennemi. Le lendemain, l'ennemi par trois fois, tente de reprendre ses positions. Ses colonnes qui tentaient de s'infiltrer par les couverts du bois de Bouillancourt et des ruines de Malpart étaient prises d'enfilade, par les tirs croisés des mitrailleuses et des fusils, laissant devant le front du régiment, de nombreux morts et blessés. les 253éme et 254éme IR furent anéantis

Num_riser

les cadavres allemands dans le parc attestent de l'apreté de la bataille qui s 'est déroulée pour la reconquéte de cet espace

image008

Num_riser0007(extrait JMO125éme MDH SGA)

Cette action à GRIVESNES valut au 125ème RI sa deuxième citation à l'ordre de l'armée, venant s'ajouter à celle de la Côte 304 et aux deux autres obtenues en Belgique. Cette citation accordait au 125éme Régiment d'infanterie le droit de porter la fourragére aux couleurs de la croix de guerre 14/18

           Num_riser0001

  Voici le texte de la citation obtenue par le 125ème RI, aux combats de GRIVESNES

       " le 125ème Régiment d'infanterie, sous les ordres du Lieutenant Colonel MAUREL,a le 9 mai 1918,attaqué après une courte et violente préparation d'artillerie une position fortement tenue et trés solidement organisée s'est élancée à l'assaut, avec une ardeur telle, que les organisations ennemies furent débordées, et les mitrailleuses capturées avant d'avoir pu entrer en action. A atteint en 20 minutes tous ses objectifs qui lui avaient été assignés les a organisés immédiatement et les a conservés malgré trois contre attaques. A capturé au cours de cette affaire 290 prisonniers, dont 5 officiers, 25 mitrailleuses, 7 minenwerfers et un important matériel."

                Le Général DEBENEY COMMANDANT LA PREMIERE ARMEE

    L hommage des vivants aux morts..

 

grisvesnes

(collection perso)

monument 125 eme 325eme Grivesnes

 suite a un  message deposé sur mon blog une aimable personne m a fait CADEAU de ces deux photos

le chateau de Grivesnes et de cette plaque qui sera inaugurée le 11 novembre 2016

je vous remercie Vivement Jacques

plaque 125 grivesnes (2)

plaque 125 grivesnes (1)

 

 Les combats pour Mery

mery

          Après une période de repos de quelques semaines, le 125ème se trouvait engagé fin juin, dans une contre attaque.

Placé sous les ordres du Général Mangin

          MANGIN

         

Capture

Capture (Copier)

( extraitjmo125éme SGA SHD MDH)

    les positions de départ du 125éme RI étaient situées dans le bois de montgerain.Le régiment était placé en soutien du 114émeRI.Le 11 juin le  régiment avait pour objectif les lisieres nord et est de Cuvilly et les hauteurs comprises entre Cuvilly et le grand bois.Précédant le barrage et le 114éme, le 125éme s élance.I occupe le parc du chateau de Sechelle.

chateau de sechelle cuvilly

Le 114 éme arréte sa progression et passe en soutien les 1ér et 3éme bataillons entament la progression .Le 2éme est placé en soutien.L ennemi réplique au barrage d artillerie par de violents tirs freinant ainsi les unités encadrant le 125éme.Le village de Méry est abordé par son nord par les 2éme et 3éme bataillons , le 1ér ,lui, est passé par le sud en attaquant les positions ennemies s'établissant au sud de la route Méry-Resson d une part et dans les tranchées Durand et sur la cote 134.Contre-attaqué le bataillon est appuyé par le 2éme.Le colonel recoit l ordre de défendre le village de Méry.cette mission échoit au 3éme bataillon et aux unités du génie.Le 125éme restera sur ses positions jusqu'au 13 juin.La 2éme compagnie fera partie d'une attaque prononcée par le 114 éme sur le bois Merlier.Cette compagnie fera 50 prisonniers dont un chef de bataillon 10 mitrailleuses et 5 minenwerfers.La réaction ennemie ne se fait pas attendre.Méry est bombardé ainsi que les issues du village et les positions tenues notamment par le régiment.Le régiment sera relevé le 14 juin et se regroupera dans le bois de Montgerain et, gagnera les cantonnements de Breteuil et de Rouvroy les Merles .

rouvroy les merles

breteuil gare

Il y sera recomplété de 8 officiers 21 sous officiers et 525 caporaux et fantassins.De plus pendant cette période ,le drapeau du 125éme recevra la fouragére  aux couleurs de la croix de guerre consécutivement a sa deuxieme citation obtenue aux combats de Grivesnes .Le 1ér Bataillon sera cité àl ordre du 9émeCA suite à ses exploits de Méry

Au cours de ces deux jours de combats le125éme enregistrera la perte de:68 morts,330 blessés ,6 disparus

Num_riser0002

Num_riser0009

les vivants se souviennent....

qmery_

 

Num_riser0001

Nos morts pour Mery

 

Ltn Beau

Bauchet

Bardon georges

Beneteau jean

Bertaud jean

Bideaux desiré

Bonneau gaston

Bouchet celestin

Bouchet jean

Brault daniel

Brosseau ernest

Buisson leonard

Chagniau jean

Debrée marcel

Dabas andre

Delaporte alfred

Detourmignies clot.

Dicharry eugene

Asp Dinard auguste

Dubigeon marcel

Dupont joseph

Feuille albéric

Gaudriault andré

Geshin marcel

Gouffier alfred

Grosbetz jules

Gueret auguste

Sltn Idoux paul

Jardon louis

Jarry paul

Jouannet marcel

Larrieu gaston

Leblond marcel

Leca francois

Lemaire louis

Lepillier louis

Cal Leymergie jean

Luciani jean baptiste

Asp Marais victor

Marboeuf paul

Sgt Marechal louis

Menier marcel

Mercier jean

Michel louis

Cal Moreau marcel

Cal Moreau olivier

Ordonneau louis

Cal Perchenet philo.

Raynaud pierre

Rebuffel leopold

Sainton georges

Simon ernest

Souchaud rené

Suire georges

Cal Thiollet gerard

Cal Trouve henri

Cal Vincent marcel

 

 

 

 

 

Posté par christian57 à 21:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 janv. 2018

1917 offensive de L'Aisne.Le Grand Couronné,la Foret de Parroy

  L'AISNE 1917 la LORRAINE -la FORET DE PARROY-le GRAND COURONNE

    Le 125ème régiment d'infanterie traversera une période mouvementée, à compter de mars 1917, jusqu'en janvier 1918. De manoeuvres préparatoires au camp de mailly, à l'offensive de 1917, aux secteurs de COURCY-LOIVRE,les combats de SAPIGNEUL, de la côte 108, aux terres de LORRAINE, theatre de ses premiers combats, le 125ème s'illustrera et montrera comme à son habitude, tenacité et abnégation, devant la furia ennemie, et laissera, là aussi, de nombreux combattants.Il passera tour a tour sous le comandement du General Niessel jusqu au 22 08 1917 du General Hirschauer jusqu au 11 decembre 1917

general hirshauer

 general Niessel

hirschauer

pour passer sous les ordres du général Mangin jusqu en juin 1918

general mangin

( collection perso)

      Le 3 mars le 125ème quitte Sainte Ménéhould, pour le camp de toile de Mailly où par étapes successives, il arrivera le 6 mars. Le régiment traversera les anciens champs de bataille de 1914, où bons nombres de villages portent encore les traces des destructions, opérées par les allemands.

Num_riser0007

A compter du 8 mars, le 125ème effectuera une série de manoeuvres, sous la neige et le froid. Il sera inspecté tour à tour par le Général FRAISSE commandant la 152ème division d'infanterie (Le Général FRAISSE était communément appelé par les poilus "le pére FRAISSE") et le Général NIESSEL, commandant le 9ème corps d'armée. La mission du 125ème, sera d'assurer en compagnie d'autres unités la poursuite de l'ennemi, suite à l'offensive de printemps. Le 20 mars, le régiment est scindé en deux parties,le 1° Bataillon sera dirigé vers Baconnes, pour y effectuer des travaux d'amménagements. Les 2°et3°Bataillon resteront en compagnie du 114ème au camp où ils poursuiveront les manoeuvres, et fourniront des personnels pour assurer des taches communes, à la vie en camp. Le 21 mars le 125ème quittera le camp de mailly, afin de rejoindre les secteurs de Chalons et de Vitry Le FRANCOIS, sous une météo froide et humide. Le régiment sera mis dans ces conditions en attente.

                        Une partie de ses effectifs sera mis en permissions. A leur retour, les soldats décriront à leurs cammarades le mauvais état d'esprit qui règne à l'arrière, et surtout l'incompréhension à leur égard, et à la démobilisation des populations vis à vis du conflit. Tous ont pu constater le manque de rigueur et de réserve face à la guerre etl'insouciance des Francais de l' arrière. Un événement viendra illuminer tout de même la situation : le retour du pére DE CHALAIN, aumonnier du 125éme, bléssé grièvement à Tahure

Note concernant le pere De Chalain:

Né le 07/10/1881 il est mobilisé au 125 eme RI comme brancardier,il a été blessé 2 fois à la cote 304 les 7 et 8 mai 1916 et le 7aout 1916 griévement à la butte de TahureIl a participé aux affaires de Loos, Neuville Saint Waast de mai et septembre 1915, Wailly, Loos de octobre a janvier 1916.Il sert a Verdun a la cote 304 puis Tahure en aout 16 ou il sera griévement blessé.Réaffecté au 125 qu il rejoindra au cours d avril 1917, il participera a toutes les activités du régiment.Cité 3 fois il est titulaire de la médaille militaire le 18 09 1916  et de la médaille militaire Anglaise.Titulaire de la légion d honneur Il est décédé le 20 avril 1957 à Nantes

Capture

(source livre d or du clergé et congrégations) merci à Stephan Agosto http://74eri.canalblog.com

merci à Bernard Sonneck http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418

Le Père De Chalain était une personne populaire et trés appréciée de ses supérieurs et des soldats du régiment

ceci en dit long sur l etat d esprit

Capture

               Après une série d'ordres et de contres ordres, le régiment effectuera des marches contraignantes, autour de Chalons sur Marne. Ces marches ont pour but, d'aprés le haut commandement, de tromper la vigilance de l ennemi, afin de masquer la direction de la prochaine offensive. Ces différentes opérations éprouvantes n'ont fait que de démoraliser les poilus .Le 30, le régiment bivouaque au complet dans la région de Coligny

et sera enlevé en camions pour Epernay et Verzy. Il effetuera des travaux de défense, de reconstitutions de routes et aidera à la construction de voies de chemin de fer, et ce, jusqu'au 11 avril où il gagne le secteur de la Ville aux Bois, et aux champignonnières D'Hermonville. Tous ont dans les oreilles le bruit et l'écho de la bataille du Chemin des Dames. Le régiment sera employé dans des taches annexes, dans les secteurs de Courcy et Loivres, en vue d'une attaque sur la Verrerie, qui sera finalement annulée. Le 28 et 29 avril le régiment participera à l'attaque du canal de la marne, afin d'occuper le secteur, en vue de la prise du massif de Brimont. Cette attaque sera arretée.

courcy

(source extrait JMO 125émeRI SHD MDH)

Num_riser0002

Num_riser0003

autour_de_brimont

Le 125ème se sera tout de même distingué, dans ces opérations où les 1°et3° Bataillons, feront presque 100 prisonniers et auront récupérés des mitailleuses, et pour cela, seront cités à l'ordre du 9ème corps. Ces deux unités ont tout de même perdues 107 combattants : 44 tués, 61 bléssés et 2 disparus. Le 125ème sera mis en réserve du côté de Reims où tous auront la vue sur la ville martyrisée.

Num_riser0009

Le 19 mai, le régiment sera relevé, et envoyé au repos dans le secteur D'Epernay. Le 2 juin le 125ème occupe les secteurs de Sapigneul, et de la côte 108 à gauche de Loivre

Capture

  le tout sous la menace des mines que les allemands creusaient et, sous les bombardements similaires à ceux de Verdun. Sur la gauche du régiment on pouvait entendre les echos de la terrible bataille du secteur du plateau de Californie.

le 30  juin 1917 le 125émeRI presentait alors cet ordre de bataille

encadrement juin 17 1

encadrement2

Le 20 juillet un bombardement terrible s'abat sur les premiéres lignes du régiment. Vers 16 heures le bombardement s'intensifie, tout vole en éclat,les tranchées sont boulversées, les armes sont détruites, 22 combattants sont ensevelis sans que l'on puisse les secourir. Vers 20 heures, le tir s'allongea, pour cesser aux alentours de 21 heures. Le régiment était malgré tout, en alerte, le chef de corps croyant à un coup de main sur son secteur. A la tombée de la nuit, l'ennemi, à la faveur du bombardement avait cisaillé les fils de fers et s'était approché au crépuscule devant les lignes du 1er Bataillon. Vigilants, les gars de la 3ème compagnie, déclenchèrent un barrage de grenades, la 1ère compagnie de mitrailleuse judiscieusement placée, ouvrit un feu meurtrier, sur les fractions ennemies infiltrées qui, prises en enfilade, durent rompre le combat et se retirer en laissant, plus d'une centaine de morts devant le front du bataillon.

Santini1_1_

           Cependant l'ennemi n'était pas inactif, et des éléments s'étaient infiltrés dans les tranchées de la 9ème compagnie, où il utilisa des liquides enflammés. Quelques heures après les portions de tranchées étaient reconquises, les allemands laissèrent une trentaine de cadavres, et 12 prisonniers, dont un officier. Cette affaire avait couté aux 9ème et 11ème compagnies, 17 tués, 43 bléssés. Le 30 juillet le 125ème était relevé et partait au repos dans le secteur d'Epernay.

La foret de Parroy, le grand couronné de Nancy

     Le 6 aout le 125ème RI, debarquait à Bayon, en terre Lorraine, théatre de ses premiers combats. Il prit les secteurs de:

Vého

veho

Reillon

reillon

 

Emberménil

embermenil

la foret de Goutteleine. 

Pendant 4 mois le 125éme était transformé en sentinelle inviolable.

 

vent

(don de Stephan Agosto le 74émeRI..)

 

Parroy_soupe_par__10_

     Malgré le calme du secteur, le régiment n'était pas au repos. En effet, afin de ne pas laisser l' ennemi tranquille, il s'était créé par bataillons, des groupes francs, qui avaient pour mission de tenter des coups de mains . Perrilleuses aventures au début mais, devant le succès et les résultats, bons nombres de poilus, se portaient volontaires, tous avaient à coeur, de capturer des prisonniers. Les allemands tentèrent à plusieurs reprises des actions sur nos postes, mais devant la vigilance de tous ,ils ne purent même pas aborder nos lignes, et laissèrent à chaque fois des cadavres sur le terrain. Au début du mois de janvier, le régiment quittait ses positions pour se porter par étapes vers le secteur du grand Couronné de Nancy. Pendant 2mois, le 125ème sera transformé en une unité de territoriaux, en consolidant les défenses,et en aménageant les routes, pour favoriser le passage de l'artillerie lourde. C'est au cours de ces travaux que le 125ème fut mis en alerte suite à l'offensive allemande.

   Parroy_en_ruines

      

(restes de tranchées dans la foret de Parroy)

Num_riser

 

Parroy

Posté par christian57 à 09:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
28 févr. 2018

BATAILLES DES FLANDRES ET ARTOIS OCT 1914-MARS 1916

   Très éprouvé, dés le début du conflit, comme la plupart des autres règiments Francais, le 125èmeRI , est engagé dans la fameuse course à la mer.

  yser

 zones d intervention du régiment

belgique

         Nous le verrons tour à tour, fidèle à ses réputations de sacrifice et tenacité, en BELGIQUE  d'octobre 1914 à mars 1915 ou il laissera 334 morts 822 blessés 72 disparus et en Artois d'avril 1915 à mars 1916. Il y écrira par la bravoure de ses hommes, de belles mais terribles pages de gloire. Au cours de cette pèriode il gagnera deux citations, perdra un chef de corps et de très nombreux combattants.

passage_des_soldats_en_flandre

         Le 21 octobre 1914 les 3 bataillons recomplétés en effectif débarquent à Hazebrouck et Streetzelle après une marche éprouvante dans des conditions météo épouvantables, et au milieu des campements Anglais et Hindous.

hazebrouck

soldats_anglais

Num_riser       Num_riser0004

 

La frontière BELGE est traversée, le régiment  bivouaque à Dranoutre et Locre

Num_riser0002

 

stationnement_du_125_me

          Le lendemain 23 octobre le 125ème parvient dans le secteur D'Ypres vers 11 heures, où il va relever au nord de st Julien, un règiment ANGLAIS  de la 2 éme division plus particuliérement des 1ére et 3eme brigade d'infanterie ,très èprouvés par les combats. Le régiment prend ses emplacements face à un ennemi incisif et très actif particulièrement en artillerie, lui occasionnant quelques pertes.

Grandebelgique_2

          Le 24 dans la soirée, le 125ème attaque Paschendaele, afin de reprendre la localité aux allemands. Ceux-ci défendent aprement leurs positions, faisant échouer la tentative du règiment, qui doit regagner ses positions initiales, sous les tirs d'artillerie et avec de nombreuses pertes.

Carte_FlandresXXL

 

paschendaele 

positions au 25 octobre 

     Le 26 octobre le colonel DESCHAMPS chef de corps du 125ème reçoit le commandement des secteurs englobants les 66ème et 125ème formant une brigade temporaire. Ces deux unitès d'infanterie sont mises à la disposition de la 7ème division de cavalerie, commandée par le général  HELY D OISSEL

general hely D'oissel

        Le 27 octobre, après un assaut préparé dans les moindres détails et éxécuté par les 2ème et 3ème bataillon, le régiment s'installe face à la petite ville de Poelkapelle et y est rejoint par le 1er bataillon placé en soutien. Une contre attaque ennemie est alors dirigée sur le secteur des 66ème et 125èmeRI. Ces deux unités ne cèdent rien de leurs positions.

Au cours de ces combats meurtriers est tombé entre autre en tete de sa compagnie dans les combats à hauteur de Saint Julien

35626357

(merci a Malte Znaniecki www.flanderland.de)

Le capitaine Gelin léopold

cne gelin

 

il avait recu l'ordre le 27 octobre, de se porter sur les tranchées allemandes situées en avant de la position de sa compagnie, il a entrainé ses hommes en parcourrant 300 metres sous des feux violents de fusils et mitrailleuses.Il est arrivé ainsi à 150 metres des tranchées apres avoir délogé les occupants des lignes avancées.Il a reussit a faire organiser et conserver le terrain conquis au prix de trés grandes difficultés.Le capitaine Gelin a été tué le 30 octobre dans la tranchée conquise.Le capitaine Gelin etait originaire D'Airvault dans les deux sevres.Il a été fait chevalier de la légion d honneur

A été cité pour son acte de bravoure exeptionnel dans ces memes combats

Le capitaine Issaly

qui, le 27 octobre  sur les positions voisines de son camarade le cne Gelin, avait recu l ordre de se porter avec sa compagnie en avant sur les tranchées ennemies,a réussi à gagner en terrain completement découvert ,150 metres en progressant l outil à la main.De sa position a recu l ordre de se porter sur les tranchées allemandes il a entrainé d'une facon magnifique son unité en se rendant maitre de la tranchée et gagnant encore 150 metres sous des feux des plus violents d armes d infanterie forcant ainsi les allemands à évacuer la zone.Il a réussi à conserver ses positions au prix de pires difficultés.Il avait été bléssé dans un autre combat au part avant.Le capitaine Issaly a été fait chevalier de la légion d honneur et devait etre tué dans d'autres combats en octobre 1918(il repose dans la tombe individuelle N°637 au carré militaire de Dompierre dans l'oise)

le Sous lieutenant Raoul Crolard

jeune chef de section tué en portant ses ordres

Capture4

ypres_2

  la situation du 125émeRI au 1ér NOV

Sans_titre

         Le 125éme avait à sa droite le 81émeRI(Montpellier) et à sa gauche le 66émeRI(Tours) en soutien le 1ér Bataillon du 66.Cette brigade provisoire constituée de ces deux régiments du 9éme Corps était en avant de la 7éme  Division de Cavalerie

Capture

         Le 7 novembre, l'ennemi aborde nos tranchées et s'infiltre. Une lutte au corps à corps s'engage couteaux, révolvers, ,baionnettes outils de tranchées ,à mains nues tout est bon pour repousser l'ennemi. Le 125ème s'en sort vainqueur, en causant de graves pertes aux allemands. Le 9 novembre,l'ennemi entreprend des tirs d artillerie soutenus, qui sont faiblement contrebattus. Dans la nuit du 10 au 11 novembre les allemands contre attaquent.c'est au cours de ces bombardements qui précédent l attaque  que le Chef de Bataillon Riboulot commandant le 1ér Bataillon a été tué en effet, il était en observation en avant des positions de son unité quand ,un obus de gros calibre est venu éclater juste a coté de sa position  en l ensevelissant.Les efforts qui ont étés entrepris pour le dégager sont restés vains le Commandant Riboulot est mort enseveli    

41611535_p

       

         tranch_es_flandres

ypres_5

         Une fraction ennemie d'un volume d'une compagnie d'infanterie qui appartenait au 19éme RI de reserve s'infiltre aux points de jonction du 2ème et 3ème bataillon. Elle isole les 7ème et 8ème compagnies, qui sont privèes de communication et de ravitaillement. Le chef de corps demande alors le renfort d'un bataillon de cyclistes et de mitrailleurs, monte une opération afin de dégager ses deux unitès en mauvaise posture. Cette opération réussit pleinement. La compagnie allemande, encerclée doit se rendre. Plusieurs officiers, des mitrailleuses ,ainsi qu'un stock de munitions important tombent entre les mains du 125ème. Suite à ces actions d'éclat le 125ème régiment d'infanterie est relevé dans la nuit du 19 au 20 novembreou il recevra entre autre un renfort de 300 hommes.        

        Consécutivement à cette belle action une polémique nait entre le 125 et le 66.Elle avait pour origine, la capture des prisonniers entre ces deux régiments issus de deux divisions différentes (la 17 eme DI pour le 125 et la 18 eme DI pour le Six Six,le tout faisant partie du IXeme corps..)

         Pourtant la complicité  entre les deux unités avait bien débutée.Au cours de l'assaut du 10 novembre sur les positions de la 8éme compagnie du 66,les mitrailleurs du 125 eme avaient copieusement arrosés les assaillants enrayant définitivement cette intervention. Les deux régiments avaient encerclés les allemands qui résistaient farouchement et subissaient de fortes pertes dues entre autre à l efficacité de l artillerie. Le chef du 2 eme bataillon du Six Six envoyait un parlementaire aux allemands sans se douter que son homologue du 125éme avait eu au même moment la même idée....

         Après un échange de courrier l'officier commandant les débris de cette unité allemande sortait de sa position ,non sans être salué par des tirs de parts et d autres, accompagné d un officier du 66éme qui le dirigea vers les tranchées et le pc d'une compagnie du 125éme. Sur ces entrefaits arrivèrent les deux chefs de bataillon. Une conversation s'engagea alors entre les deux officiers et, rapidement, le ton devint orageux chacun revendiquant la capture des prisonniers. Les deux chefs de corps prévenus prirent rapidement le parti de leurs subordonnés 

        L'affaire montait alors au IX éme corps ou le Six Six faisait remarquer que pendant 3 jours, suite à l'infiltration allemande concédée par les unités du 125éme, ses compagnies se faisaient fusiller dans le dos...Le 125éme rétorquait que cela s était passé dans son secteur et que le régiment avait lui aussi souffert de cette situation, et , qu'enfin un de ses officiers avait eu la même idée que son homologue du 66éme et que, l’officier allemand avait répondu au 125éme. Les arguments avancés par le 125éme avaient convaincus le IX éme corps qui attribua la capture au 125éme.

         Les deux régiments sont alors au repos a Wlamertinghe .les deux officiers du 66 et du 125 éme se croisèrent et la discussion bien sur débouchait sur le sujet de la capture...Le ton montait très vite. Un officier de l état major du IXéme corps passait et s'interposait. Il invitait alors les antagonistes non sans difficultés à déjeuner à sa popote...Est ce l'effet du repas pris en commun sous l arbitrage de cet officier, le deux belligérants tombèrent d'accord sur le fait "qu'il n’y avait pas eu d'escroquerie de prisonniers». Tout est bien qui finit bien les deux régiments reçurent  en même temps les mêmes citations....

         Ce récit est tiré du bulletin de l association des anciens combattants de la 17éme DI

         bulletin 17emeDI

Merci à Mr Jerome Charraud www.indre1418.canalblog.com

         Le 24 novembre le 125éme reléve le 290émeRI a hauteur de la ligne de Roulers et de la route de saint Jean.Il recoit encore des renforts d environ 300 hommes dont des jeunes soldats qui seront laissés à l arriere.Le 3 décembre il relévera le 90émeRI sur les positions de Saint jean et Zoonebecke.Là le régiment recevra l 'ordre d attaquer Zoonebecke.Lopération réussira mais avec beaucoup de pertes.le 146émeRI relevra le régiment qui partira au repos à Vlamertinghe

vlamertinge

Num_riser0005

         Suite à ces événements le colonel comme beaucoup d autres de ses subordonnés ont étés cités.

   Voici la citation du colonel Deschamps:

         Le Colonel Deschamps commandant le 125éme RI ne cesse de donner des preuves d'energies depuis le début de la campagne.Un détachement ennemi de deux cents hommes s 'était, au cours d 'un combat infiltré dans une tranchée derriere sa premiére ligne, a fait preuve du plus grand sang froid,et de la plus grande décision en maintenant ses hommes entre deux feux, refoulant l' attaque ennemie ,pendant q'avec une troupe réservée, il encerclait le détachement dont il s'agit le forcant à capituler deux jours plus tard

  Voici la citation du Capitaine Espinasse:

         le Capitaine Espinasse à pris le commandement d un bataillon alors que sont chef venait d etre griévement bléssé, ce dans des conditions tés difficiles.Chargé d'encercler un détachement ennemi à su, par sa ténacité et son energie à reussir de maintenir et resserer son dispositif pendant 48 heures de maniere à amener les allemands à capituler 48 heures plus tard.Bléssé 2 jours au part avant il n'avait pas voulu etre évacué et avait conservé le commandement de sa compagnie.Le capitaine Espinasse a été bléssé toujours à la téte de sa compagnie le 17 juin

   le capitaine Espinasse

               Num_riser0002

  Voici la citation du capitaine Belleculée:

          le capitaine Belleculée à la suite d'une violente attaque de nuit au cours de laquelle un détachement ennemi d environ 200 hommes avait réussi à franchir la ligne de tranchées, a, pu en plein jour, par d'habiles dispositions prises et, ce sous des feux les plus vifs,encercler ce détachement avec 2 autres compagnies et un peloton de chasseur cycliste, et le mettre dans l'obligation de se rendre au bout de 48 heures.2 jours aprés a été bléssé au cours d un engagement.Le Capitaine Belleculée avait déjà été bléssé au cours des opérations à Réméréville en aout.

  Voici la citation du capitaine Orophane:

           le capitaine Orophane à peine remis de ses bléssures contractées sur le plateau de Réméréville le 25 aout est revenu sur sa demande expresse reprendre sa place à la téte de son unité.Il avait recu l'ordre de refouler un fort détachement ennemi qui s'était infiltré dans nos lignes, à chargé en tete de sa compagnie et, a , été mortellement atteint par une balle.A eu le courage de crier à ses hommes "mes enfants quand meme"Le capitaine Orophane a été élevé au rang d'officier de la légion d honneur

         La 34ème brigade, à laquelle le régiment appartient, recoit une lettre de la municipalitè de Nancy qui félicite les 114ème et 125ème, pour les actions menées en aôut devant Réméréville. De plus les 125ème et 66ème RI sont cités à l'ordre de la 7ème Division de cavalerie et à l'ordre du 9ème Corps d'armee pour leurs actions communes.

" Au moment où les 125ème et 66ème RI vont quitter les tranchées de Poelcapelle pour reprendre un repos bien gagné, le Général commandant la 7ème Division de cavalerie, qui a eu le grand honneur à les avoir sous ses ordres, tient à exprimer à leurs chefs le Colonel DESCHAMPS, et le Commandant VILLANTROYS son admiration et celle de toute sa division, pour la vaillance et l'abnègation héroiques, que ces deux régiments ont fait preuve.Le 125ème et le 66ème d'infanterie laissent à la 7ème division de Cavalerie, un magnifique exemple, qui ne sera jamais oubliè "   Gènèral ELY D'OISEL

    Num_riser

          le 16 novembre le Général DUBOIS commandant le 9ème Corps cite, en ces termes le 125ème...

" le 125ème d'infanterie pour sa constante et belle attitude au feu, dans la région de Poelcapelle,où après avoir gagné plusieurs kilomètres sur l'ennemi, a ensuite résisté avec succés à de violentes contrattaques ,et maintenu ses positions conquises, en infligeant des pertes considérables et lui faisant des prisonniers."

         Après un repos de 3 jours à Vlamertinghe et Fortuin, le régiment prend ses positions dans le secteur de Zonnebecke, où il sera relevé dans la nuit du 2 et 3 mars 1915, afin de gagner le village d'Houtkerque, où il trouve un repos véritable, un complèment en personnels et matèriels trés attendu, et y parfaire son instruction afin d'amalgamer ses renforts.

zoonebecke

Houtkerque

         Le Colonel DESCHAMPS quittera le 10 janvier avec émotion son règiment qu'il à mené depuis le début du conflit et commandera désormais la 34éme brigade d infanterie.

Capture2

Capture3

 au cours de cette prise d armes il fut eleve au grade de commandeur de la legion d honneur

Capturcommandeur col deschamps

 sources:http://www.archives-vienne.cg86.fr/style/inverse/644-la-presse-locale.htm

     Le 24 mars 1915, sous le commandement du Lieutenant-Colonel DEVUNS son nouveau chef, il gagne le secteur D'Ypres précisément à Hagge-Zillebeke, à coté de l'armée Anglaise, pendant une semaine. Relevé dans son secteur, le 125ème gagne par étapes successives la région de Frèvent jusqu'au 19 avril, où il est acheminé par auto, dans le secteur de Roclincourt.

roclincourt

Le 125ème fait alors connaissance avec une guerre sournoise :"la guerre des mines".Il aura en face de lui une division germano -polonaise Il est relevé de ses positions, le 2 mai 1915. Le 125ème gagne par étapes Vaudricourt et Noeux Les Mines où il arrivera le 6 mai 1915, en vue de l'offensive de printemps prévue sur l'Artois.

Num_riser0002

            Num_riser0005

         Le 9 mai le 125ème entre en ligne, dans le secteur de Mazingarbe. Les 1° et 2° bataillons sont positionnés à l'ouest du village, quand au 3° il est positionné à l'est du village en soutien. Les 1° et 2° bataillons reçoivent l'ordre de se positionner à hauteur du crassier de la fosse N°7. A midi, le 1° bataillon remplace le 114ème RI dont le chef de corps a été tué pendant la conquète des tranchées allemandes. Afin d'assurer le déplacement en vue de la mise en place du 2° bataillon et d'assurer la conquète complète des tranchées, le LCL DEVUNS et le chef du 2° bataillon vont reconnaitre les emplacements sous un bombardement intense, de l'artillerie ennemie. Le chef de bataillon CAMORS du 2° bataillon remplace alors le chef de corps du 114°RI tué précédement. Vers 20h30 le bombardement ennemi redouble d'intensité et dans son poste de commandement, le Lieutenant Colonel DEVUNS est tué par un éclat d'obus. 6 officiers du régiment qui étaient avec lui sont bléssés. Le LCL DEVUNS avait pris le commandement du 125ème le 24 mars 1915.

            Num_riser

           Le Lieutenant-Colonel DEVUNS revenait d une reconnaissance des positions du régiment et, il mettait au point avec ses officiers d'ètat major ,la tactique d'attaque pour le lendemain.Dans l abri du colonel ont étés bléssés: Les cne KIEFFER -BOISSIERE les LT GILLOT- ESCHAPASSE ainsi que 19 hommes tués,16 ont été bléssés à proximité immédiate de l abri .

         Le Lieutenant Colonel DEVUNS ètait jugè par ses supèrieurs comme un chef de corps hors pair, qui faisait preuve de bravoure et d'ènergie exceptionnelles.Il avait su en quelques semaines ,communiquer au 125éme RI, son allant, son ènergie et son entraint .Le Lieutenant Colonel DEVUNS  avait la confiance de ses chefs et su gagner l adhèsion de ses hommes par son exemplaritè.Le lieutenant colonel DEVUNS à ètè citè à l'ordre de l'armèe , et, fait officier de la lègion d'honneur il repose au carré militaire de Mazingarbe

             colonel_DEVUNS

          Suite aux trouvailles d amis dans une revue d epoque "revue mensuelle de la grande guerre" un hommage etait rendu à son chef de corps par un de ses officiers dont voici les extraits

      devins_1

     devuns_2 

    devins3

    voici ce qu en disaient les journaux

colonel Devuns

sources:http://www.archives-vienne.cg86.fr/style/inverse/644-la-presse-locale.htm

Capture

Capture1

Capture2

(source journal centre presse)

      Le commandant QUILLET remplace le chef de corps. Il sera bléssé à son tour à son poste de commandement ainsi que plusieurs hommes. Il sera remplacé par le CB BAPUT du 1° bataillon. Le 11 mai vers midi, le régiment reçoit l'ordre d'attaquer les positions allemandes. Après une courte préparation de l'opération, le régiment part avec de grandes difficultés.Cette attaque échoue et reprend à 14H après une brève préparation d' artillerie, qui n'a eue que pour conséquences d'alerter l'ennemi. Le 1° bataillon est arreté à 25 mètres des tranchées allemandes. L'artillerie adverse se déchaine ansi que des tirs de mitrailleuses et une contre-attaque se produit, gènant considérablement le repli du régiment vers ses positions. Ces deux opérations sont très couteuses en hommes, en effet, 9 officiers et 89 hommes sont tués,94 sont disparus, et 274 sont blessés. Pour comble de malheur, le 3° bataillon en soutien ,n'a pas pu intervenir car il a été considérablement géné dans sa progression par l'encombrement des boyaux d accès. Un autre régiment qui venait d'être relevé de ses positions regagnait son bivouac..... A 2h30 du matin le régiment est relevé par le 90ème RI et est dirigé vers les cantonnements de Vaudrincourt. Le CB CAMORS reprend alors la tête du 125ème

le 11 mai tombait entre autres....

le Sous Lieutenant René Perrot du Vernay

jeune chef de section tombé a la tete de sa section

Capture6

Le 15 mai vers 13H le régiment est alerté et en compagnie du 68ème RI, il est dirigé dans le secteur de Grenay afin d'y arrêter une attaque allemande qui ne se dévelopera pas.

            15330851_p_1_

          Le 17 mai sous un bombardement qui causait la perte de 6 morts et 28 blessés à la 12ème compagnie, le Lieutenant Colonel RAUCH prenait le commandement du 125ème RI.

             Num_riser0005

          Le régiment ne subissait que des tirs sporadiques d'artillerie sur ses positions. Mais les 27 et 28 mai l'artillerie allemande se déchainait sur les lignes du 125ème. Le régiment était mis en alerte. Le chef de corps craignait que sur l'un ou l'autre de ses secteurs soit tenté un coup de main par l'ennemi. C'était chose faite le 28 mai vers 14h00 sur les positions de la 11ème compagnie. Bien prévenus les "gars" de la 11ème tenaient ferme. Les allemands sont alors repoussés après un corps à corps d'une rare intensité. Le régiment comptait quelques pertes mais, les allemands laissaient sur le terrain un bon nombre des leurs. L'ennemi entreprend alors un bombardement intensif des positions du régiment écrasant les tranchées et les abris, et occasionnait la perte de 14 tués, 106 bléssés, 12 disparus.

obus-allemandc est cela qui nous tombait sur la tete

          Le 30 mai, le 125ème est relevé de son secteur et est transporté à Frévin-Capelle pour y prendre un repos bien mérité et recompléter ses effectifs ainsi que parfaire son instruction.          

calonne_01f(collec.125°RI)

        Le 5 juin le régiment relève le 114ème à l'ouest de Neuville- Saint- Waast. Sous le bombardement omniprésent, le régiment renforce ses positions, aménage des boyaux d'accès. 2 compagnies du régiment sont laissées à la disposition du 20ème Corps, pour renforcer une attaque éventuelle. Les 6 et 7 juin le 1er bataillon relève face à Neuville-Saint- Vaast le 114ème RI et passe sous les ordres du général, commandant la 5èmeDI en vue d'une attaque du village. Cette attaque se produira du 16 au 27 juin 1915 avec des gains de terrain peu significatifs mais des pertes elles significatives

Voici le déroulement de ces combats

carte N°1

neuville_st_Waast_positions_initiales

          Le Colonel recoit l ordre de pousser son régiment en avant en direction de la Folie.Le dispositif initial ètait le suivant

A: en premiere ligne le 3 éme Bataillon qui avait pour objectif le carrefour du moulin dètruit.

B: à gauche du dispositif le 2ème Bataillon renforcè de deux sections de mitrailleuses.

C: en soutien du dispositif du 125ème ,le 1 èr bataillon qui avait ètalè une compagnie au chemin des carriéres et ses trois autres unités mises à la disposition du gènèral de division

Chemin des carri-res1

(Foto by Romieu grand merçes)

          A 11 heures les bataillons sont en place dans leurs position malgrès les tirs allemands provenant des directions de la folie.L artillerie Francaise execute un tir de barrage dense et serré.Vers 11 heures trente les tirs s'allongent, les allemands croyant à juste titre à une attaque bombardent les positions et assurent un tir de barrage efficace qui dure un bon quart d heure.Vers 12h15,les 7ème et 8ème compagnies se portent à hauteur du point K

Emplacement du moulin -fumier-1

(foto by Romieu grand merçes)

carte N°2

positions_au_16_6__a12h15

         La 7ème à droite la 8ème à gauche la 5eme et la 6 eme en soutien.Les 9ème et 10èmes cies dèpassent les deux autres malgrè les feux croisés de l artillerie et des mitrailleuses allemandes postées dans un fortin situè au point 119.La progression est lente souvant en rampant,les pertes nombreuses.La 8éme cie dèpasse le point cotè G et s accroche au dela de celui ci.La 5ème compagnie  depasse les positions de la 7 eme et après avoir perdue tous ses officiers regagne ses positions de dèpart,malgrè cela,quelques temps après, elle se porte en avant homme par homme en renfort de la 8ème aux prises avec l'ennemi.Malgrè les feux conjuguès la 9 ème compagnie s'accroche à ses gains de terrains et enraye une contre attaque allemande.La 10 eme cie qui avait reçue l'ordre de se porter en avant est prise à découvert sous un tir d'artillerie et doit se replier sur ses positions aprés avoir perdue son commandant d'unité le lieutenant De Meynard.A 13 heures 30 la 2éme cie et la 3éme cie qui etaient en soutien viennent renforcer les 2ème et 3ème bataillon.Vers 18 heures une compagnie du 114èmeRI renforce le 125ème à hauteur du chemin des carrières.A 19 h 10 le règiment recoit de nouveau l'ordre d'attaquer à19h30 en liaison avec le 15.3.Cet ordre n'arrivera au chef de corps que vers 20 heures .L'agent de liaison ayant ete blessé .Dans la nuit ,le 125ème renforce ses positions en reliant ses paralleles de dèpart au point cotè G.L'avance est stoppèe .Les tirs d artillerie n ont pas dètruit les defenses accesoires allemandes.Sur l'ordre du général commandant la 17ème DI une unité du gènie  sera chargèe d'opèrer les destructions .

carte N°3

positions_de_la_8_me_cie

 

         Le 17 juin le 125ème reste sur ses positions mais à 12 heures le LCL RAUCH recoit l'ordre d'attaque pour 16 heures .La mise en place s est effectuèe en silence afin de ne pas èveiller les soupcons de l ennemi. La 8ème cie avance au point cotè K et relie ses positions avec la 11ème à sa droite et la 12ème à sa gauche est relièe au 15.3 RI.A 18 heures le 90èmeRI attaque les allemands ouvrent un feu puissant d'artillerie sur les positions du 125ème qui conserve ses positions.Le règiment aura eu en 2 jours 88 tués dont 6 officiers et254 sous officiers et hommes de troupe blessès et 20 disparus.Le 125eme est relevé par le 114ème et part en reserve à l'arriere.Vers 15 heures un obus de gros calibre tombe sur les positions de la 7 éme compagnie tuant net 15 hommes. le 125ème cantonne à Agnieres et la 5 ème compagnie est citèe à l'ordre de l armèe en ces termes:

         citation

source:"revue mensuelle de la grande guerre"

          Le 24 au soir le 125ème retourne dans ses positions et malgré les obus asphyxiants les patrouilles se poursuivent.Le 3éme bataillon dècouvrira dans le terrain gagnè un dèpot important de grenades et pètards allemands dans les caves de Neuville Saint Waast.Les 26 et 27 juin le 125ème assurera la garde des positions 

          le 5 juillet apres avoir ete relevé par le 114éme et des troupes Britaniques le125ème sera mis au repos

carte N°4

Num_riser

(les cartes1 2 3 4 sont tirées du JMO du 125èmeRI sur SGA MDH)

neuville_st_waast

15389292_p_1_

556_001 

neuville saint vaast

  Durant cette periode le prix a payer par le régiment pour ces succés a été dure: 158 morts,539 blessés,63 disparus.... 

     Le 5 juillet le 125ème est relevé par les troupes BRITANIQUES de la 15° division Ecossaise qui laisseront sur le carreau 667 morts 1031 blessés.

17131721_p_1_

  en Hommage aux soldats ECOSSAIS (cliquez sur le lien)

musique_116 amazing

         La dernière tranchée conquise porte désormais le nom de tranchée Colonel DEVUNS en hommage du chef de corps tombé le 9 Mai.

Essai de plan

zone tranchée Colonel Devuns

(foto by Romieu grand merçes)

 Le régiment est alors dirigé vers Clermont de l'Oise, pour s'y reposer .

clermont_de_l_oise

       Fin aôut Le 125ème gagne les positions de Méharicourt et de Lihons dans la somme, sans  véritables combats.

lhions

         Au début de septembre, le régiment regagne le sud d' Arras où il effectuera une série de travaux d'aménagement des lignes, aux avancées de Wailly, en vue de préparer l'offensive d'automne.

Le 25 septembre le 125éme appuiera le 114émeRI et reprendra à son compte la mission du 114 eme.

        La mission du régiment consistera à faciliter l' action du 114éme en le libérant des contraintes de protections des flancs droits et gauche, et, continuer la poussée vers les routes de Bucqoy, la voie ferée et la route de Mercatel.Cette mission sera executée de la facon suivante:

3éme Bataillon renforcé par 2 sections de mitrailleuses du 125éme

2éme Bataillon renforcé par 2 sections de mitrailleuses

1ér Bataillon en soutien et articulé comme suit :

1ére et 2éme compagnies situées au boyau Dennevault

3éme et 4éme compagnies  au chemin creux et au boyau Dumoulin en soutien du 114 eme.

Tout ce dispositif sera appuyé par la compagnie de mitrailleuse de brigade positionnée aux boyaux du petit chateau et burgelin 

Capture                    

          Le 25 septembre, après une préparation d'artillerie, le 125ème relève le 114ème qui, après avoir été décimé par les mitrailleuses ennemies, regagne les positions de deuxième ligne en concédant de nombreux prisonniers ,et, obligeant la 3cie à regagner ses emplacements

          le 25 septembre le capitaine Dufumier qui commandait la 6 eme compagnie a été blessé et malgré tout a conservé son commandement Il a été bléssé un peu plus tard

il a été cité à l ordre de l'armée en ces termes

Capture3

 source:http://www.archives-vienne.cg86.fr/style/inverse/644-la-presse-locale.htm

collection_125_me

    secteur du 125éme RI pour toute la periode du 25 septembre à octobre

          carte_de_loos_2

         Le 125ème attaque en compagnie des régiments de la 3éme Brigade anglaise, et vers 15H la 12ème compagnie enlève une série de positions allemandes. Elle est rejointe par les 6° et 5° compagnies. Relevé, le régiment embarque en train, vers le secteur bien connu de tous Noeux- Les -Mines, et va cantonner aux Brebis ou il percevra de nouveaux équipements.

Capture

 

mazingarbe_les_brebis2

         Les allemands canonnent le bivouac où 2 hommes sont tués et 17 sont blessés. Le 5 octobre à 18H le régiment quitte les Brebis et relève le 68èmeRI, dans le secteur de Loos sans incidents, malgré le bombardement continuel, qui occasionnera la perte d'un tué et de 7 blessés, tous par le même obus...

eglise_de_loos

        Du 7 au 8 octobre, le régiment fournit des travailleurs, pour creuser sous la direction du génie, des boyaux d accés. Dans la nuit du 8 au 9 octobre les allemands retirent leurs fils de fer devant leurs positions, laissant entrevoir une attaque.

Explications de ces combats.

        Quel ètait l objectif envisageable des allemands ? s'emparer de l axe Lens Bethune Arras.

Les postions du 125éme RI étaient encadrées ,à sa gauche par le 90émeRI et à sa droite par les coloniaux de la 152éme Division d Infanterie.En premiére ligne se trouvait, le 1° Bataillon qui assurait la liaison avec les coloniaux et à sa gauche le boqueteau d un bois bordant la route d' Arras.Sa section de mitrailleuses était en réserve au sud de la route de Lens à proximité des dernieres compagnies du bataillon.Quant au 3°Bataillon, ses positions étaient comprises entre le boqueteau à coté du 1° et le crassier de LOOS.Le 2éme bataillon lui, était en soutien au sud ouest de loos avec 2 sections de mitrailleuses.Dés le 7, le chef de corps prévoyait une attaque sur son secteur.Il avait fait effectuer un renforcement des défenses accessoires.

        Dans la nuit du 7 au 8 octobre l ennemi avait cisaillé les fils de fers devant ses positions au début de la matinée un déluge de fer et de feu s'abattait sur les positions du 125éme.Tous les calibres y passaient 210, 150 ,105 fusants, percutants y compris sur les arrieres du régiment.Les allemands lancerent des obus avec des gaz lacrymogenes qui devenaient génant seulement dans les boyaux non battus par le vent.

         Vers 16 heures ,le 90éme RI et les Anglais préviennent de l attaque allemande sur leurs secteurs.Malgré l'intensité de leurs bombardements, les allemands ont étés surpris de trouver des défenses accessoires et des résistances intactes.Leurs attitudes en face du régiment en disent long sur la surprise.En effet ,ceux ci se déplacaient en marchant colonne par deux, en casquettes,en longeant la voie férrée et en direction du crassier de Loos surs de l'écrasement des défenseurs.Devant la carriere du four à chaux ,ils étaient visibles à 60 metres et, débouchaient en tirailleurs.D' autres débouchaient par le chemin de la fosse n°12 allant vers Loos et furent déconcertés par les fils de fers intacts et par les tirs de grenades.Cette attaque ne dura qu'une demie heure.Cependant,devant le saillant formé au boqueteau du bois, le long de la route D'Arras les tranchées de départ étaient situées à 30 metres des positions du 3éme Bataillon.Ils se contentérent d' arroser de grenades nos positions.Mais quelques temps plus tard ils essayerent de déboucher.Un de leurs officier fut tué et l' attaque fut enrayée.Malgré cela ,une compagnie chercha  s'infiltrer dans les positions en débordant par la route de Béthune, et, faisait progresser ses hommes un à un en direction du cimetiere de Loos.Pris de face et de flanc par les feux conjugués des unités du 3éme bataillon cette compagnie fut anéantie et les quelques survivants s'enfuirent.Simultanément, entre la route de Loos et le double crassier,

g02_2_1_1915_battle_of_loos_

source google Maps

Crassier2

 un fort détachement ennemi s'avancait au coude à coude déployé en tirailleurs et avait visiblement pour objectif de s'emparer des positions de la route de Bethune.Le 1° Bataillon les recevaient par des feux d'infanterie et de mitrailleuses .Surpris les allemands se terrerent dans des trous d'obus .La 1ére Cie ainsi que la section de mitrailleuse se portérent en avant des tranchées les arretants net.Cette action causait des pertes considérables dans les rangs ennemis.Le 1ér Bataillon avait subi particuliérement les tirs de concentration d'artillerie et bon nombre de fusils étaient déteriorés.Les pertes du 125éme s'élevaient à 52 tués 128 bléssés et 4 disparus enterrés par des obus de gros calibres. Le bilan sur l'ennemi était lourd:au moins 800 tués devant les positions du 3éme Bataillon et presque 300 devant celles du 1ér Bataillon et ce ,sans compter les pertes dues aux tirs des 75m/m

Voici les rapports du Lieutenant Colonel RAUCH Commandant le 125émeRI

  rapport1

rapport2

rapport3

 

rapport4

rapport5

rapport6

   (source mdh sga)  

       Suite à ce beau fait d'armes, le régiment est relevé le 9 octobre au soir, en laissant sur ses positions, le 1er bataillon qui regagnera les deux autres aux Brebis, aux alentours de 18H.

mazingarbe_les_brebis

bully01

         Le lieutenant Colonel RAUCH fera parraitre la note suivante concernant les allemands...

Note du LCL RAUCH concernant les combats du 9 octobre:

notes_n_1

note_n_2

note_n_3

note_n_4

(source jmo 125 sur sga)

         Du 10 au 26 octobre, le régiment fournit des travailleurs. Il relève le 68ème RI dans le secteur sud de Loos, sous un bombardement peu intense, mais qui causa la perte de 4 tués et de 9 bléssés. Du 28 octobre au 7 novembre, le régiment effectue une série de travaux d' amménagement, de destruction d'ouvrages ennemis, de patrouilles. Malgré tout ce calme relatif, le régiment enregistre tout de même, la perte de 8 tués et de 33 bléssés. Durant toute cette période, le 125ème, comme tous les autres régiments, a dû affronter une météo excécrable.

125__la_releve_1915

collection DMD 86 125émeRI

       La pluie omniprésente, transformait les tranchées en torrent, les hommes en statue de boue et compliquait gravement, les liaisons de ravitaillement , les évacuations. Plusieurs combattants furent englués et ont dû être extraits péniblement de cette fange, par des camarades, qui risquaient autant leurs vies pour les sauver.

       Le 7 novembre, le 125ème est relevé, il regagne le camp des Brebis où il est bombardé, perdant ainsi 7 bléssés. Le 23, il relève le 68ème et est employé aux travaux de confection de claies, mais déplore tout de même, 1 tué et 7 blessés.

       LE 27 novembre, l'ennemi se montre plus mordant surtout en artillerie. Il renforce ses défenses accessoires en assurant une protection nerveuse, de ses travailleurs. Cependant, jusqu'au 30, les duels avec les allemands se limitent à l'échange de coups de fusils et de grenades. Durant cette période, le régiment ne déplore qu'un bléssé léger. Le régiment est relevé par le 66ème et va cantonner à Hauchin, Boyaval-et-Fiefs. Jusqu'au 12 décembre, le régiment fournira des travailleurs pour la confection de claies et de gabions qui serviront aux tranchées. Le 14 décembre, le 125ème embarque par fractions en autobus afin de relever le 135ème et des anglais aux tranchées de Loos(40th  London division).

anglais_loos

anglais__somme

         Le 15, l'ennemi harcèle nos positions par des tirs de mitrailleuses. Vers 23h30, les allemands déclenchent un tir d'artillerie trés soutenu, avec des obus de tous calibres, sur nos positions, ainsi que sur les Anglais, blessant 4 hommes. Le 16 décembre, le Lieutenant Colonel MADELIN remplace le chef de corps, sous un calme tout relatif et inquiétant. Les postes d'écoutes et d'observations, signalent des bruits de pioches et des travaux souterrains en avant de nos positions. Il s'en suit une fusillade nourrie et un échange de grenades. Le chef de corps demande l'appui des 75. Ces échanges de tirs causent la perte de 6 bléssés au régiment. Le 17, nos éléments avancés arrêtent les allemands, dans leur tentative de construction, d'un poste d'écoute. Il s'en suit une fusillade et un échange de grenades et quelques coups de canons tuant 3 hommes et en blessant 7. Vexés, le 19, les allemands ripostent sur nos travailleurs et en blessent 2. Le 68ème RI relève le régiment qui, le 21,va cantonner aux Brebis et à Braquemont.Du 28 décembre au 31, le régiment est en position aux alentours de la fosse n°7, et recoit le renfort d'une nouvelle compagnie de mitrailleuses sur voiturettes. Le 1 janvier 1916, le régiment est dirigé sur Frévent, puis une période d'entrainement s'en suivra au camp RIQUIER.

Capture8

Capture9

          Le 18 fevrier le 125ème sera de nouveau en positions à Neuville-Saint-Vaast jusqu au 10 mars. Là, il sera relevé de nouveau par les troupes Anglaises. Pendant cette courte période, le régiment aura perdu 1 officier, 4 hommes de troupe tués 28 blessés et 2 disparus, dans l'explosion d'un obus de gros calibre sur leurs positions. Pourtant,les allemands, ne se sont contentés de tirs d'artillerie et de patrouilles. Le 10 mars,le régiment est relevé par les Anglais. Le 125ème part au grand repos à Rue dans les environs du Crotoy et de Fort Mahon.

Capture1

       En fin de séjour, le Lieutenant colonel OUDRY prendra le commandemment du régiment.Le lieutenant colonel Rauch sera nommè à la tete du 21eme bataillon de chasseurs à pied

              

0b1cad4008b0e8cef0372c3d28594fa6

                    

Posté par christian57 à 10:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 mars 2018

L'offensive victorieuse, la poursuite, La fin de 52 mois de guerre

 

             110_D_Arras_a_Noyon_Le_Coup_de_Balai          

la victoire en marche

    

  Num_riser0008      

          Le 18 juillet 1918, débutait l'attaque générale des troupes alliées consécutivement à l'offensive Mangin. De cette offensive, qui devait, 4 mois plus tard, mener les alliés à la victoire finale, le 125ème régiment d'infanterie, placé sous les ordres du General Garnier Duplessis commandant le 9éme Corps, se couvrait de gloire.

GARNIER DUPLESSIS

Deux nouvelles citations à l'ordre de l'armée venaient s'ajouter à celles gagnées, et le régiment se voyait attribuer, le droit au port de la fouragère, aux couleurs de la médaille militaire. Le Bois des gueux, Ham, Essigny le grand, Bernonville, Hannappes, la forêt de Nouvion, Rocquigny, la frontiére de Belgique là, où l'armistice trouva le régiment. Tel est le dernier parcours du 125ème régiment d'infanterie pour la campagne 14/18, où il a vu ses effectifs fondre, comme tous les régiments de France, en 52 de mois de Guerre..

  Le ruisseau des Trois Doms-Pierrepont.

        Le 8 juilLet, quand l'offensive fut déclenchée,le 125ème RI se trouvait à Grivesnes depuis le début du mois. Le régiment reprit l'avance, en progressant sur l'axe Malpart, Bois de Bouillancourt,Hargicourt, Pierrepont. Des patrouilles de reconnaissance sont envoyées au village de Pierrepont. Tous les comptes rendus font état de l'importance du dispositif ennemi. Le chef de corps décidait alors d'attaquer Pierrepont vers 20h30.

soulignés en rouge les objectifs du 125èmeRI pour la pèriode du 8 juillet 1918 au 12 août 1918. Sa limite de bon était ROYE.

La progression du régiment du 11 août au 12 août 1918

Num_riser0003

  les combats pour le village de Pierrepont

pierrepont_village

Pont_blanc_1927_1_

          La situation de ce village tout en longueur était complexe. Il était bordé par un ruisseau qui se divisait en 2 bras, en formant un marais de 150 mètres de large. A son sud une passerelle minée enjambait le ruisseau et de plus, était protégée par des maisons organisées en nids de mitrailleuses.

pierrepont_passerelle

         A son nord, la route était coupée en 6 points, sur 300 mètres de long et dominée par un moulin qui lui aussi était fortifié par les allemands.

pierrepont_moulin_st_riquier

          L'accès au village était interdit par des feux de mitrailleuses dans des tranchées fortement occupées. Telle était la situation qui se présentait au 125ème. L'attaque fut lancée par le 2ème Bataillon appuyé à son nord par le 1er ,le 3ème était en réserve. Surpris par l'avance soudaine du 2ème bataillon, l'ennemi effectuait une retraite précipitée, en oubliant de faire sauter la passerelle, au sud du village. La 6ème compagnie voulut déboucher sur la route, mais elle fut stoppée par les mitrailleuses qui tiraient des maisons. Le 8 août, après une préparation d'artillerie le 125ème se porte à l'attaque, en utilisant les 3 passages du ruisseau. La 5ème compagnie, bien que génée et ne pouvant déboucher qu'homme par homme, réussit à passer entièrement pendant la nuit,  en luttant pied à pied, elle enlève les maisons au sud du village qui protégeaient le pont. Au centre du dipositif,le 1er bataillon, engageait la 3ème compagnie qui réussissait à faire gagner la rive droite du ruisseau, à trois de ses sections sous les feux croisés de l'ennemi. La 2ème compagnie réussissait à s'emparer du moulin neutralisant ainsi les mitrailleuses.

pierrepont_le_moulin

         Grace à ce succès,les 1ère et 4ème compagnies s'infiltrèrent et opérèrent un nettoyage du village, qui sera aux mains du 125ème, du pont jusqu'à l'église.

ruines_1919_1_

pierrepont_centre_2

         Le lendemain, le 1er bataillon, en liaison avec le 2ème s'avancait et atteignait les carrières au sud de Saint Riquier. Les 2ème et 3ème compagnies restaient clouées aux derniéres maisons de Pierrepont, sous le feu des mitrailleuses provenant des flancs de la route de Boussiécourt. Le 3ème bataillon, dans la soirée du 9 août s'engageait sur la passerelle du ruisseau et débouchait du village à cheval, sur la route de Boussécourt, face aux bois des Gueux.

citation_ville_de_pierrepont

          Dans la soirée le 125ème reçut l'ordre de rejoindre Roye. Sur son axe de progression, il devait enlever aux allemands le bois des Gueux, les bois des Moines, Marquivilliers, le ravin des Cuisines, Armancourt. Le 10 aout, le 3ème bataillon recut l'ordre de se porter en avant et, après avoir dépassé les positions tenues par les 1er et 2ème Bataillons, se porter à l'attaque du bois des Gueux. Cette position était tenue solidement par les allemands, qui arrêtaient la progression par des tirs de mitrailleuses, qui prenaient en enfilade la route de Boussicourt et interdisaient tout mouvement dans la vallée. La 9ème compagnie, baïonnettes aux canons enlève son objectif du côté droit de la route, la 10ème nettoyait les pentes nord, garnies de mitrailleuses. En une heure, le bois des Gueux était aux mains du 125ème.

         Fier de son élan le 3ème bataillon poursuivait sa progression sur le bois des Moines, couvert sur ses flancs par les deux autres bataillons. L'ennemi n'opposait aucune résistance le bois des Moines était pris ainsi que le village de Ligniére ,les abords de Marquivilliers sont atteint.

marquivilliers_somme

        Le bataillon entreprenait de déborder ce bourg par son Est mais l'ennemi accueilli par des tirs d'artillerie les éléments de tête qui durent stopper la progression. Le 11 à la faveur du brouillard la 9ème compagnie, reprenait  sa progression et pénétrait dans le ravin des Cuisines en atteignant les crêtes sud du village D'armancourt, sous de violents feux d'artillerie. Cette unité enlevait à la baionnette Armancourt et capturait plus de 50 prisonniers, 25 mitrailleuses, 2 minenwerfer.

armantcourt

          Dans la soirée ,le 1er bataillon, qui avait reçu pour mission de s'emparer des crêtes qui dominaient Armancourt, fut stoppé par des feux d'artillerie, et cloué sur place. Ses unités durent organiser des positions sous les feux ennemis. Suite à cet épisode, le 125ème fut mis en réserve. Le bilan était lourd. Plus du tiers de son effectif était tombé, dont 20 officiers. Il fut envoyé au repos à Conty pour n'y être recomplété que partiellement.

encadrement du régiment(source JMO 125 eme Ri surMDH)

em 125

1 er bataillon 1

2 eme bat

3 eme bat

 

conty

     La poursuite Ham - Tugny - Essigny le grand - Dallon

Num_riser0004

          Le 3 septembre, les camions débarquent le 125éme à Roye bourg  que le régiment n'avait pas pu aborder au mois d'aout

roye

        le régiment, prend position précisément à hauteur du canal du nord.Ses positions sont les suivantes :Breuil-Moyencourt-La Fourchelle.

Num_riser0022

          Le 4 septembre au matin,le 3ème bataillon progresse en dépassant Buverchy abandonné par les allemands et établi ses avants postes aux lisières du village D'Humbleux. Le 5 septembre, Humbleux est pris et occupé. Le régiment attaque Canizy et en dépit de violents bombardements et l'emploi de toxiques, le 125ème réussit à poster des éléments du 1er Bataillon, le long de la vieille Somme et du canal de Saint-Quentin, face au village de Viefville. Ce village ne peut etre abordé, les allemands ont fait sauter tous les ponts. Le lendemain, la progression est reprise, Offoy, Viefville sont pris et dépassés.

offoy2

          Les éléments de tête du 2ème bataillon se heurtent à une ligne de mitrailleuses.Le 1er Bataillon qui progressait en appui du second, détache la 1ère Compagnie qui entreprend de déborder ces emplacements, par les couverts qui bordent la rive droite du canal. Cette manoeuvre  a eue pour effet, de forcer les allemands au repli. Le reste du 125ème continue sa progression. St Sulpice est pris, ainsi que Ham par le 3ème Bataillon. Ham était dynamité par les allemands qui avaient pris la précaution de faire sauter les digues aux alentours..les installations les monuments......

carte HAM (Copier)

 

chateau d ham

1355659975

chateau de Ham detruit par les allemands

ham1

ham

ham4

Num_riser0002

    Num_riser0003

ham

       L'ennemi s'est replié sur les crêtes environnantes et complique la progression.Le 125éme est arreté aux lisières du village de Pithon. Les allemands  avaient détruit le pont d'accés au village.Ce bourg sera pris le 7 septembre. 

carte st quentin

Num_riser0009

         Sur sa lancée le 125ème reprend sa progression et les 2ème et 3ème Bataillons enlèveront successivement, Dury et Tugny et s'arrêtera, face aux 2 bras du canal, de Saint Quentin.

Num_riser0007

 

carte st quentin (Copier)

      Le 1er bras du canal est traversé sur une péniche en feu, qui était là pour masquer le mouvement. Le 2ème bras est plus difficile à franchir.Cette coupure est prise d'enfilade par les mitrailleuses et le pont qui le franchit, est détruit. Le 1er Bataillon aprés avoir assemblé pèle-mêle des madriers et matériaux de toutes sortes, réussit le franchissement et s'établit, face à la coupure formée par la rivière. Au moment ou le 3ème bataillon s'engaga,l'ennemi déclencha un véritable tir de barrage. Quelques éléments purent franchir le pont de fortune et installer sur des positions en avant, mais le reste du bataillon a dû faire demi tour, en comptant de malheureuses pertes. Le 1er Bataillon subissait un pilonnage en règle et était attaqué, mais au bout du compte, il conservait ses positions. Le reste du 125ème franchissait de nuit, le 2ème bras du canal et reprit la progression.Il fut arrêté par les mitrailleuses ennemies. Le 1er Bataillon culbutait les allemands en progressant par d'anciens boyaux et se rendait maître des positions et les aménagea. Le 3ème qui suivait, rompait la ligne des allemands et continuait sa progression suivi par le 2ème Bataillon qui enlevait le village D'Artemps, et se portait en direction de Grand-Séraucourt, qui était enlevé par le 2ème Bataillon.Le 125ème fut stoppé dans sa progression ,et mis en réserve d'autres régiments de la 152éme DI

Num_riser0008

         Le 20 septembre ,le 125éme est de nouveau sur la brèche.Le 2éme Bataillon est aux prises avec les allemands dans un dur combat mais, malgre tout arrive en vue de Castres.Ce village est fortement tenu, et le combat qui s'y engage est trés rude. En fin de soirée, maisons par maisons ,le village est aux mains du 1ér bataillon.Les allemands laissent de nombreux morts et prisonniers ainsi que des mitrailleuses.Le 1ér Bataillon reste dans le village, les 2 autres le dépassent et s'installent sur des positions avancées conquises.

         Dans la nuit du 20 au 21, le 1er Bataillon, reprend sa progression,relève le 2éme sur ses positions,qui,lui,reléve des fractions du 135éme

Capture 5

         Le 22 septembre, le 3éme Bataillon,gagne Essigny le Grand qui sera pris que trés tard Les allemands employant des toxiques.La 11éme compagnie à 2 sections hors de combat.

Num_riser0004

          Le 24 à 5 heures du matin les 1ère-3ème-5ème-6ème-7ème compagnies soutiennent par leurs attaques, des éléments du 36ème corps d'arméee sur Dallon et L'Epine de Dallon. Les allemands réagissent violemment, en employant de l'ypérite.

           Le 29, le 125ème est mis en soutien, et le 3 octobre, il cantonne à Ham pour 15 jours où il sera cité à l'ordre de la 1ère Armée pour les combats, du 8 au 11 août 1918.

    " le 125éme Régiment d'infanterie, sous le commandement du Lieutenant-Colonel Maurel,a les 8 et 9 août 1918, réussi à forcer le passage d'une rivière malgré la défense formidable que l'ennemi avait accumulée pour en interdire l'accès, et à s'emparer d'un village fortement organisé, poursuivant ses succès les 10 et 11 août, a rompu la résitance de l'ennemi, et a progressé de 12 kilomètres, faisant 300 prisonniers et capturant de nombreuses mitrailleuses et un important matériel".

          legénéral Debeney commandant la première Armée

Les combats de Bernonville,Aisonville,Grougis

Num_riser0006

          Le 3 octobre, le 125éme régiment d'infanterie était relevé de ses positions et cantonnait à Ham.

          Du 15 au 17 octobre,par étapes,le régiment remonte en ligne vers Fieulaines et Fontaine Notre Dame.Il est placé alors en soutien d'attaque les 17 et 18 octobre des 64éme et 15éme DI dans la région de Montigny Carotte,Bersonville ,Aisonville.Le 18 il attaque le village de Longchamps .

aisonville_bernoville

        l ennemi, s 'est enfuit  le village est pris sans combats.Mais dans sa fuite, l ennemi à fait sauter les ponts sur l'oise les routes .Dans une nuit particulierement claire ,des avions frappés de la croix noire bombardent les bivouacs et les routes, causant au 2éme bataillon quelques pertes.

         Le 19 octobre le 125éme s'empare de Grougis ou les allemands abandonnérent des batteries d'artillerie et du matériel.

grougis

Les combats de Tupigny,Hannapes,Iron,Dorengt,foret de Nouvion,Rocquigny, Fourmies

hannappes

         le 25 octobre, le 125éme est en position face au canal de la Sambre à l'oise.Les allemands se sont solidement retranchés, et arrosent les emplacements avec des émissions de gaz et des obus chargés à l'Yperite

        Le 4 novembre à 5h30 l attaque Francaise se développe précédée par une grosse préparation d'artillerie et des émissions de fumée.L'objectif du 125éme est de s'installer sur l autre rive du canal et de poursuivre l ennemi.Le 2éme bataillon à recu l'ordre de franchir le canal en premier.Ce sera chose faite sur des passerelles mises en place par le 3éme régiment du génie, et au moyen de radeaux en toile.Le mouvement à totalement surpris l ennemi qui ne s attendait pas à recevoir une telle concentration de troupes.Les allemands , malgré une défense acharnée laissent un bon nombre de prisonniers et du matériel aux mains du bataillon.A9h le 3éme  bataillon dépasse le 2éme et continue l'attaque.L'ordre est donné au 125éme de stopper  ses actions.Les autres unités qui participaient aux attaques étaient aux prises avec un ennemi qui retardaient le mouvement.Cependant la 11éme compagnie,stoppait une contre attaque allemande ce qui permettait au bataillon de garder ses positions et, meme à dépasser la route de Valenciennes.

        Le 5 novembre à 5h45 le 3éme Bataillon reprenait sa progression.Le 1ér recut l ordre de prendre le village D'Iron,le 2éme restait en soutien d'attaque.tandis que le village D'Iron tombait ,le 3éme Bataillon tombait dans une embuscade au nord de Petit Dorengt.Le 2éme intervenait prenait ce village vers 18heures.

        Le 6 novembre le régiment reprenait sa progression en direction de Grand-Wez ou les allemands avaient abandonnés le village.Le nouvel objectif du 125éme fut la foret de Nouvion

Num_riser0008

         Les allemands avaient fait sauter ponts, routes et carrefours ainsi que des grands arbres qui barraient la route genant ainsi notre artillerie ainsi que l acheminement du ravitaillement.Malgre cela et avec de multiples précautions dues aux pièges, le 125éme débouche face aux villages de Haie Payenne, Chevalet,Bois la haut, la Brasserie.Les allemands déclenchèrent des feux de mitailleuses interdisants tout mouvement.Ces tirs masquants la retraite allemande durérent toute la nuit et au petit matin se turent.Le 125éme conquiert ces villages.

          Le 10 novembre le 125éme se porte à Rocquigny et aux Hayettes à coté de Fourmies.La frontière Belge est franchie à plusieurs endroits.

leschelles

wignehies

           Le 11 novembre c est face à Fourmies que le régiment apprend la signature de l'armistice.Le cessez le feu est alors ordonnè

Voici la situation a l'armistice le 11 novembre

Num_riser0004

 

armistice

      Num_riser

Num_riser0003

   A 11heures cette musique retentissait sur l ensemble du front

cessez_le_feu (cliquez sur le lien)

   Un silence inquiétant envahit les lignes,les hommes sortent avec peine des emplacements.Les allemands, vaincus ont abandonnés la lutte.Fini les obus, les gaz..finie la mort.Tous ont le souvenir des camarades tombés......

         a1__1024x768_

         a2__1024x768_             

         dorgeles

         Le 14 novembre, par étapes et dans la liesse générale le régiment revient à pied à  Beauvais.Il y arrivera le 28 date à laquelle le derniere citation à l'ordre de l' armée lui est attribuée.Cette citation la quatrième donne le droit au régiment de porter la fourragére aux couleurs de la médaille militaire 

         "Le 125éme régiment d'infanterie,superbe régiment qui depuis le début de la guerre s'est couvert de gloire en Belgique,sur la Somme et à Verdun;cité à l'ordre à la suite des durs combats de la cote 304 prend en 1918, une part importante aux opérations de la 1ére Armée;cité une deuxième fois pour avoir enlevé les positions allemandes du parc de Grivesnes formidablement défendues(mai 1918);il est cité une troisième fois à la suite de l enlévement du ruisseau des trois Doms à Pierrepont(aout1918) et de l'avance rapide qui le conduit à 5 kilométres de Roye;en septembre il enléve successivement le passage du canal du Nord,celui de la Somme, s'empare de Ham,enléve le passage du canal de Saint Quentin à Tugny enfin le 4 novembre, dans une action d'une vigueur et une rapidité admirables il enléve le passage de la Sambre à Hannapes et en moins de 48 heures réalise une avance de prés de 18 kilométres faisant 500 prisonniers dont 12 officiers et capturant un important matériel non encore dénombré parmi lequel 14 canons, dont 7 lourds,20 mitrailleuses,et 5 minewerfer.

             Le général commandant la premiere Armée Debeney

Marie-Eugène_Debeney-1924

 general Debeney

         Num_riser0001

 allez ouste defora

la fin

          111_001_1_

 

Posté par christian57 à 13:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
11 mars 2018

VERDUN MAI 1916 LA COTE 304

114264144_o

 

104_Verdun   


      bombardement_cote_304

          Cote 304 Avocourt, du 5 Mai 1916 au 21 Mai 1916, le 125eme RI va entrer dans la fournaise de Verdun.Affecté en compagnie de son règiment frére le 114 ème RI,et èpaulé par le 296 ème RI, le 125 eme aura pour mission de reprendre ,les positions perdues, s y maintenir,de pousser en avant.Position stratègique la cote 304 mouvement de terrain jumeau du Mort Homme sera perdue le 5 mai .Reconquise le 6 reperdue puis reprise le 7...Des aviateurs en observation au dessus de ces positions avaient indiquès à l èpoque que le ciel ètait obscurci jusqu'à 800 metres au dessus du sol. Avec un effectif au dèpart de 66 officiers , 2530 sous officiers et hommes de troupe,il sera relevè le 12 mai ,et aura laissé 699 officiers sous officiers caporaux et fantassins hors de combat (tuès,blessès et disparus)Il se verra,tout comme le 114 éme dècerner une citation à l ordre de l'armée.Bon nombre de ses hommes tuès et enterrès sur place n ont pu etre relevès à l'issue des combats et reposent annonymement dans les ossuaires ou sous cette terre

 cote_304

Situation carte genérale              

64105079

               

      verdun_itineraire

      mont_e_en_ligne_du_125_eme 

64478195

          Le 5 mai le régiment est embarquè vers 16 heures.Il emprunte l axe Blercourt Dombasle et, s installe dans les bois de Bèthèlainville.A 23 heures l'ordre est donnè  d'aller occuper les positions sud est de la cote 304 au nord du village d'Esnes.Ce village est franchit sous le barrage ennemi au prix de quelques pertes.

      Esne     

    esnes

la  situation du 125 eme au sein du dispositif sur la cote 304

a noter les elements du 290 eme RI présents qui n ont pas pu etre relevés et, qui sont demeurés sur place

Mission du régiment donnée par la 152 eme DI

Rétablir une ligne de résistance dans les pentes sud de 304 au nord du ravin de la Hayette en la reliant à sa gauche à Pomerieux et à sa droite avec les éléments tenant le crochet limité par les éléments du groupement Berthelot,puis s'emparer et organiser la crète au Nord est d 'Esnes cote 295, le calvaire la cote 243 ,les ouvrages de camargue et le 114 émeRI et au Nord de Pomerieux le réduit Odent

contrattaque 6-7-8 mai 16

        Le 6 mai l'articulation du règiment est la suivante:

1er bataillon (CB QUILLET):

           Installe une compagnie renforcée de mitrailleuses au reduit "D", une autre à sa droite.Les deux autres sont restées en rèserve au boyau de la Rascasse.

3eme Bataillon(CB BAFFET):

          Dispose 2 compagnies en avant ,dans la tranchèe D'Aix-boyau-des Martigues Ces èlements sont mèlangès avec des unitès des 2.90 eme et 2.68 eme RI qui n ont pas pu etre relevèes et sont tres èprouvèes par les combats et le barrage ennemi qui interdisait tout mouvement.Une compagnie ètait laissèe en rèserve au moulin d'Esnes

2eme bataillon(CB BERTHOIN)

            ètait en entier en position en rèserve au Moulin D'Esnes

Capture

 

           Aucun mouvement,aucune sortie sont possibles.Le règiment s'installe tant bien que mal sur ses positions en ètayant au mieux ses tranchèes qui sont dètruites systèmatiquement par les projectiles de gros calibre en provenance des batteries allemandes de Montfaucon.

cote_304

Capture11

cote304

        Des positions du 125ème,les hommes apperçoivent les pentes du mort homme qui subissent le meme matraquage d artillerie.Dans la Soirée le 3eme Bataillon compte plus de 20 morts,80 blessès et 74 disparus.Les hommes sont tellement accablès par les obus et les toxiques employès que des jeunes soldats,fraichement arrivès,cédent au dècouragement.A bout de forces physiques et morales un certain nombre quittent leurs tranchèes et refluent vers l'arriére.Prèvenu,le Lieutenant Colonel OUDRY sort de son pc sans armes, sans les menacer ,leur parle,les rèconforte.Il les raccompagne sur leurs positions.Regonflès par l attitude du chef de corps ces jeunes feront leur devoir  de fort belles maniéres(source :rècit du caporal Malècot rapportèe dans le livre de jacques henri Lefebvre)

         Le 7 Mai Toujours sous le bombardement intensif le Colonel rèorganise son dispositif.A sa gauche le 114 eme RI en liaison avec le 1er bataillon.Le 3eme Bataillon incorpore ses unités laissées en réserve et allonge son dispositif renforcè par deux sections de mitrailleuses.Le 2eme bataillon est toujours en rèserve au Moulin D'Esnes.

    croquis_cote_304

         Vers 16 heures le bombardement s'allonge et, les allemands sortis d on ne sait ou attaquent vers le centre du dipositif encore tenu par les unités du 2.68 et 2.90 RI tres affaiblies.Les gars bien que tres èprouvès ,rèsistent d'une fort belle maniére, meme les blessès font le coup de feu avec leurs camarades.Sous l'avancèe allemande le 3 ème Bataillon est pris à revers et dèplore des prisonniers concéde du terrain. son chef,le CB BAFFET est blessè. 2 commandants d'unitè seront tuès ce qui accroit encore la confusion.Les 1 ere et 4 eme Compagnies se dètachent de leurs positions et viennent prèter main forte au 3eme Bataillon.Les allemands ètaient arrivés à 200 metres du pc du chef de corps qui,s'apperçevant de la situation,rassemble ses èquipes de pionniers,ses tèlèphonistes ,ses agents de liaisons et, organise lui meme ,les armes à la main la contre attaque, galvanisant ses hommes. Prévenu par un agent de liaison dépéché par le chef de corps le 2 ème Bataillon opére une contre attaque sur les èlèments infiltrès et qui,dèjà, avaient commencès à organiser le terrain.Ces manoeuvres hardies dègagent le troisiéme bataillon et rétablissent la liaison entre toutes les unitès.Vers 18 heures la 5 ème compagnie parvient meme à gagner une partie du terrain perdue  sur 60 metres...environ 

    croquis_cote_304

 

          Les hommes amènagent les positions conquises.

      cote_304

      Aux alentours de 19 heures, au prix d un effort supreme les 3eme et 2 eme Bataillon encerclent les allemands qui s'ètaient infiltrès .Des mitrailleuses sont rècupèrèes ainsi que 3 officiers et plus de 100 hommes de troupe fait prisonniers appartenants à trois règiments d'infanterie allemande les 45ème 49ème et 140ème.Ne pouvant etre relevèes les unitès s'enterrent sur place.

     cote_304_1

         Le 8 mai au matin les allemands tentent une contre attaque voulant reprendre les positions perdue.Le règiment ne lache rien et, sous les feux combinès des mitrailleuses et fusils,l ennemi èchoue dans sa tentative de reprise des positions.Le bombardement reprend de plus belle brisant la liaison avec le 114 éme.La 3eme compagnie a rètablie la liaison.S ètant rappochès au plus prés du barrage,les allemands tentent un instant de couper cette liaison.Ils sont chassès à coups de grenades et poursuivis au corps à corps ils refluent dans leurs positions laissants sur le terrain de nombreux cadavres et des blessès qui seront fait prisonniers.La nuit se passe sous d'èpouvantables bombardements.Certains hommes sont enterrès vivants sans qu'il soit possible de les secourir.Le capitaine Gillot est tuè en organisant ses hommes afin de secourir des gars de sa 7ème compagnie ensevelis.

          les 2 emes et 3 eme Cies seront citées a l ordre du IX eme CA

Capturesources ad86http://www.archives-vienne.cg86.fr/style/inverse/644-la-presse-locale.htm

la 12 eme compagnie sera également citée à l'ordre du IX eme CA

(merci a mr Radureau de m avoir confié cette citation)

Citation 12 Compagnie RET

 

le Commandant Baffet et le Cne kieffer ont eté cités malheureusement a titre posthume pour le cne KIEFFER qui, avait été aux cotés du Colonel DEVUNS tué en Artois le 9 mai 1915...Le Capitaine Kieffer sera elevé au grade de chevalier dans l ordre de la légion d honneur à titre posthume

kieffer cne verdun

Capture2

          Le 9 mai,l'ennemi concentre ses feux sur le ravin de la Hayette sèparant Esnes du Mort Homme et de la cote 304.Les allemands voulaient isoler cette cote 304 par le sud et l attaquer par le Nord.Suite à ces bombardements ,les ravitaillements en eau,vivres et munitions ètait plus que perturbè .Les tranchèes ètaient sans cesse boulversèes.Les hommes ètaient assoifès et le seuil des munitions ètait critique.Dans la nuit, des munitions arriverent ainsi qu'un peu de ravitaillement.

positions cote 304

 

Capture1

Attaque du 10 mai

    carte_cote_304 

         Le 10 mai,vers 3 heures trente du matin, les allemands,abordent les positions du 125ème RI par les positions du 3ème bataillon.Aprés de furieux corps à corps et èchanges de grenades,le règiment au matin,reste maitre de ses positions en rècupèrant meme du terrain sur les positions ennemies.Le reste de la journèe,ainsi que celle du 11 mai se passe sous d'incessants bombardements.L'infanterie allemande ne se manifestait pas sur les positions du 125ème

         Le 12 mai, le 125ème est relevè par un bataillon du 2.96 RI et des èlements de la 45ème DI(le 3ème mixte de Zouaves).Les 1èr et 3ème bataillons les deux compagnies de mitrailleuses vont bivouaquer au bois de Saint Pierre à l'ouest de Blercourt.Le 2ème bataillon ne rejoindra le règiment que tard dans la soirèe sous les bombardements lui tuant 4 hommes en blessant 12 autres.Ce bataillon rejoindra les bois de saint Pierre avec le restant du 125 ème. Un incident fort regretable se produisit.Pendant la releve les unitès du 125ème ètaient survolèes par des avions.Quand il furent arrivès à hauteur du chateau D'Esnes l artillerie allemande les y acceuillait causant quelques pertes mais,le chateau fut partiellement dètruit et de nombreux blessès furent tuès

          le 13 mai le règiment se rend à Ville sur Cousance jusqu'au 18 mai ou il est alertè.Les 1èr et 2ème Bataillon renforcès par  les 2 CM se rendent à l'ouvrage Favry

     Favry

(source www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr)

et aux bois de Bèthèlainville.Le 19 mai le 3ème Bataillon est lui aussi envoyè aux bois de Bèthèlainville.Le 21 mai le règiment laisse ses positions au 6ème RI de Saintes.Il part au repos à Saint Dizier jusqu'au 25 mai. 

08 05 2011

            En face des 125ème et 114ème RI, il y avait la 4ème Division d'Infanterie renforcée par le 1 RI allemand du VI ème Corps de réserve. Ces unités ont tout d abord reconnu les positions françaises et, malgré les tirs de barrage, ont attaqués. Refoulés, ils ont repris leurs attaques faisant même des prisonniers à nos deux régiments. Certains de leurs éléments ont été isolés et capturés. Le VI ème Corps allemand ne tenait plus qu’un front de 700 mètres avec les 11ème et 12ème Divisions de réserve bavaroise. Il sera renforcé des 38ème et 54ème Divisions de réserve. A sa relève, la 11ème Division ne comptait plus qu'un effectif de 7 Compagnies. Cet acharnement montrait la valeur de ces positions stratégiques et, l'ampleur des moyens mis en place par les allemands.

(Source, Général Colin la cote 304, Edt Payot).

            Suite à ces exploits nos deux régiments ont étés cité à l'Ordre de l'Armée, le drapeau du 125ème s enrichit alors d'une Croix de guerre avec une palme venant compléter les deux citations de 1915.

            Voici le texte de la citation du 125ème RI.

« Le 125ème RI, qui le 7Mai 1916, sous le commandement du Lieutenant Colonel Oudry, après avoir supporté un bombardement d'une violence inouïe, a, rejeté par une violente contre attaque, l’attaque d'un ennemi en nombre, lui faisant plus de cent prisonniers.»

 

1

Au cours du repos des unités du IX eme Ca l aumonier R Morçay rendait

un vibrant hommage aux régiments dont le 125 eme RI

christian3

christian4

christian5

christian6

christian7

christian7

christian8

christian9

christian10

christian11

       Le 7 Mai 1915 tombait à la Cote 304, à proximité du réduit "D", le sergent Babouard

            Num_riser0001

   

Pierre Babouard était né le 30 Juin 1892 à Loudun (86). Séminariste depuis le 6 Novembre 1905, élève au Collège Saint-Joseph de Poitiers jusqu'en 1909, où il intègre la communauté d'Issy. Incorporé le 1er Octobre 1913 au 125ème RI, il poursuit son instruction et notamment le peloton des Caporaux. Il participe à toutes les campagnes du 125ème au sein de la 7ème Compagnie comme infirmier. Blessé en Belgique le 10 Novembre 1914, il refuse son évacuation. Il est nommé Sergent, employé comme chef de demie section et sera blessé encore deux fois de suite. De part son attitude exemplaire,le sergent Pierre Babouard a été cité une première fois le 6 Mai 1915 à l'Ordre du Régiment en ces termes

"Trois fois blessé depuis le début de la campagne, s'est toujours distingué par son courage, son dévouement et son énergie, s'est fait remarquer dernièrement au moment de l'explosion d'une mine ennemie dans sa tranchée".

            Le 11 Mai en sortant de sa position, il entraînait ses hommes à l'assaut, il est de nouveau blessé assez gravement au dos par l’explosion d'un schrapnell. Il refusa son évacuation préférant accompagner ses hommes. Sa blessure se compliquant, il sera évacué. Il sera de nouveau cité, cette fois au niveau de la Division en ces termes :

"         image002  

             Après sa convalescence, Pierre reste au dépôt du 125ème, à la caserne Sainte-Catherine en Août 1915. Il est affecté à l'instruction des jeunes recrues tout en continuant son oeuvre de séminariste.

            En Février 1916, il est cité par le Général Curé, commandant le IX ème CA en ces termes :

"Pierre Babouard, sergent au 125ème RI, 7èmeCompagnie, très brave sous officier plein d’entrain, et de dévouement, grièvement blessé le 11 Mai 1915 en se portant à l assaut des tranchées ennemies en tête de sa section, s'était précédemment distingué dans plusieurs circonstances par sa belle attitude au feu".

            Il rejoint le 125ème qui était au repos à Berck-sur-Mer, au sein de la 2ème Compagnie de Mitrailleuses.

            Le 1er Avril, il gagne avec son régiment les alentours de Verdun. Le 7 Mai, il gagne l'enfer de Verdun, la cote 304.

            Il se trouvait en soutien du 1er Bataillon dans des abris encore épargnés des coups au réduit"D". Suite à une attaque soudaine de l'ennemi, il dispose avec calme et sens tactique ses pièces face à l'avancée ennemie, distribue ses ordres de tir. Une de ses pièces s'est alors enrayée, il la rejoint et occupé à régler l'incident de tir, il fut atteint d une balle au front qui lui sortait par la nuque foudroyé sur le coup, probablement tirée par un tireur embusqué qui fut repéré par ses hommes, et taillé en pièces par des grenades. Malheureusement au moment de ramener son corps le bombardement reprit de plus belle et son corps ne fut pas ramené vers l arrière. Dans cet endroit bouleversé, son corps ne fut jamais retrouvé. Le sergent Pierre Babouard était tombé en effectuant son devoir, il était aimé et apprécié de ses hommes et de ses chefs, il laissa un grand vide dans son entourage 

      Num_riser0002    

(source "une ame de seminariste et de soldat) (Merci à Jerome Charraud http://indre1418.canalblog.com/ )

         Un petit supplément sur la biographie de cet homme...grace au souvenir Français de Loudun

http://sfloudun.free.fr/Individus/B/BABOUARD%20Pierre.htm

l heure est aux recompenses voici ce qu en dit la presse

 

Capture3

 

7

 

aux troupes de verdun

        Quelques jours plus tard...

les poitevins au combat1

les poitevins au combats 2

      suite à ces pages de gloire le Chef de corps avait fait demander à la municipalité de Poitiers ceci:

page de gloire 1

page de gloire 2

 voici la réponse de la municipalité

page de gloire3

le chef de corps aprés la réponse  recue..

lettre col oudry

sources:http://www.archives-vienne.cg86.fr

mitrailleurs

 

P1360467 (Copier)

      

Stele commemorative sur la cote 304

AUX SOLDATS DE VERDUN

                 poemeverdun

 medaille commemorative de cette bataille  

  

   

medaille de verdun

source France Medaille

 Créée par la ville de verdun le 20 11 1916,cette médaille n est pas officielle ,mais elle est l insigne des soldats de Verdun.Eux seuls ont droit a cette médaille.Elle est attribuée sur demande aux soldats Francais et Alliés ayant combattus dans le secteur de Verdun entre juillet 1914 et le 11 novembre 1918.Les noms des soldats de Verdun sont inscrits sur le registre placé dans la crypte du monument  de la victoire et sur les livres d'or du musée de la guerre de la ville de Verdun

 

beeff78804d52ff1f5efc6362e09b58d--french-army-neck-warmer

 

 

Posté par christian57 à 09:32 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
28 mars 2018

...UN PETIT PEU DE TRADITION....

La fête du régiment

carte_postale_04

photo_musique_du_125_me

merci à Francois Vaudour (le129°RI)

Num_riser0001

       Elle se déroulait fin novembre.A cette occasion, les punitions étaient levées, un quartier libre était donné après la prise d'armes et le repas.

       Cette fête commémorait les combats de la BEREZINA, ou, au côté du 44ème RI, le 125ème s'était sacrifié, afin de couvrir la retraite des armées de l Empereur, sur la BEREZINA...

Les deux unités avaient alors formé le carré, pour faire face aux 60 000 cosaques, qui les harcelaient. Seuls, 120 combattants ont survécus et, furent  prisonniers,autour du Général BARMONT et du Colonel WAGNER commandant alors le 125ème.....Le 125eme perdit ces jours là 33 officiers

    Num_riser0008

(sources archives dmd 86/125éme RI)

Le 125ème régiment d'infanterie est un régiment d'infanterie, voici une petite note, concernant cette arme...

              Arian_helmet_1

       Casque adrian avec l insigne des fantassins

infanterie

      L'origine de l'infanterie remonterait à la nuit des temps...les premiers combattants étaient bien les hommes préhistoriques...ils y allaient bien à pied....

      Son apparition véritable est due à la victoire de gens à pieds, Suisses. En 1480, le roi louis XI a fait regrouper plusieurs milliers de gens, afin de les faire instruire par ces redoutables combattants Suisses. Ainsi ils sont utilisés pour la protection des garnisons de Picardie. Ils sont organisés en bandes. C'est au moment des guerres de religions, qu'on été mis en place les structures de régiments. Composés de piquiers et d' arquebusiers, la tactique consistait à combinner leurs actions de feu et de choc. Après la mort d'Henri IV, qui choisissait lui meme ses unités, afin de constituer l'armée royale, les régiments disparaissaient ou réaparaissaient au grès des événements, hormis les plus prestigieux et les 5 vieux : PICARDIE-PIEMONT-NAVARRE-CHAMPAGNE-NORMANDIE(qui donneront les 1°- 3°- 5°- 7°- 9° RI).Engagés dans d'incessants combats, les régiments d' infanterie  s'illustrent en mettant fin à l'invincibilité des fantassins Espagnols, entre autre. Avec 1636 bataillons d active, de réserve et territoriaux en 1914,l'infanterie a été l'arme de la grande guerre. C'est elle, qui a été la plus éprouvée avec 90 % des pertes totale. Soit un officier sur trois, 1 fantassin sur quatre. En ne minimisant bien sur, pas du tout, le sacrifice des autres armes. En même temps que leurs tenues, les fantassins, ont adaptés leurs tactiques, afin de répondre aux nouvelles exigences du combat. Transformées les grandes charges de l'été 1914, en pantalons garance. Les poilus de 1915 ne chargent plus en grandes actions,ils s élancent.... en tenue bleue horizon et coiffés du casque ADRIAN. Changé aussi l'armement, bien que le LEBEL soit toujours son arme, les fusils mitailleurs font leur apparition en 1917,ainsi que les grenades à fusil et les chars. La coordination des feux avec l'artillerie, appuyée par l'aviation rentre dans les nouvelles donnes. Toujours est-il ,qu'entre les deux victoires de la Marne,le fantassin a toujours connu toutes les pires souffrances,quoi qu'en fut l'insigne porté sur le casque: chasseurs colonniaux, légionnaires. Il est légitime pour lui, de considérer avec fièrté, la part de la victoire due à sa seule détermination. Il ne suffit qu'à voir les listes des monuments aux morts, de nos villes et villages de métropole et d'outre mer.

             Insigne de l infanterie portée sur le casque Adrian

                      Num_riser0002

        Son saint patron est SAINT MAURICE, qui se fête le 22 septembre. Il était le chef d'une légion romaine composée uniquement de chrétiens. Sa légion apprenant qu'elle allait être employée pour persécuter des fréres chrétiens, décida de se rebeller, et s'arreta dans le VALAIS en SUISSE. L'empereur romain, furieu ordonna par deux fois qu'on tua un soldat sur dix. Cependant, les martyrs étaient encouragés par MAURICE et ses officiers. L'Empereur fit masacrer sa légion. Fantassin de la premiere heure, l'exemple de SAINT MAURICE et de ses compagnons nous laisse un beau témoignage de fidélité et de cohésion des soldats autour de leurs chefs, et le sens moral élevé dans le refus d'un ordre, injuste au péril de sa vie. Saint MAURICE incarne le courage et la discipline sans faille , un sens de l' honneur sans restriction, et un esprit de sacrifice sans limites. Fort de son exemple, MAURICE a donc été choisi comme saint patron de tous les fantassins.

          saint_maurice

             SAINT MAURICE PATRON DES FANTASSINS

       L'INFANTERIE c'est un état d'esprit fait d'enthouisasme, de rigueur, de rusticité, de cammaraderie. L'INFANTERIE c'est une histoire sacrée, celle de notre pays. Le fantassin est un homme simple, motivé par des idées simples, mais fortes, par la fidélité du devoir,le culte de la mission et du sacrifice au service de la France. L'INFANTERIE s'est forgée une ame et un caractère au cours des siécles. Les fantassins de 14-18, nous ont réhaussés ces valeurs, par leurs dévouement et sacrifices sans limites.

           ET PAR SAINT MAURICE VIVE L'INFANTERIE

        LE 22 septembre étant la saint Maurice notre saint patron une petite priere a celui qui à su comuniquer sa foi et sa détermination à ses hommes  

        Num_riser0006

 

 

         IMGP1497_1_      Num_riser0003

 

         Insigne actuel des fantassins

                   insigne_inf

                 FANTASSIN_DU_1252ME       

En hommage à nos fantassins de 14/18

        "le fantassin est celui qui vit, qui dort, veille,peine et combat dans la boue ou la poussiere et le sang .Celui qui grelotte dans son abri.Celui qui endure milles privations,des fatigues,des horreurs de toutes sortes.Il est celui qui est exposé à toutes les alertes,, à toutes les surprises.C est celui que la mort guette sans tréve ni repos, qui voit ses compagnons tomber les uns aprés les autres à ses cotés.C est celui qui se demande, à tout moment,comment il peut bien se faire que son tour ne soit pas encore venu.Il est celui qui recoit des coups qu il ne peut pas rendre et qui,quand les invisibles artilleurs ennemis lui déversent des tonnes d'acier ou des nuages empoisonnés.C'est celui à qui l'on demande l'effort surhumain de quitter son trou ou son existence se protége tant bien que mal.C'est celui à qui l'on demande d'exposer sa poitrine dans la zone ou claquent les mitrailleuses ,ou s égrenne les obus comme on égrenne un chapelet .C 'est à lui que l on va demander de sauter dans la tranchée ennemie ou son adversaire le guette pour lui tendre le dernier traquenard.Il est celui, qui cet effort inoui accompli, et si il a vaincu et si il a survécu, demeure isolé dans cet inconnu sans appuis extérieur, dans l attente d'un retour offensif de l ennemi.Il est celui qui, aprés une action,offensive ou défensive,entendra, pendant des jours les bléssés amis ou ennemis tombés dans les lignes, gémir ,se plaindre et sera torturé à l'idée de les abandonner à leurs tristes sort sans pouvoir les secourir.Il vivra encore quelques jours auprés de leurs cadavres qu il verra se décomposer déchiquetés par les rapaces ou dévorés par les rats.Il aura la douleur extéme de ne pas pouvoir les ensevelir afin de leurs rendre le repos éternel.Il devra de nouveau surgir,à découvert résigné à l avance du sort qui pourrait l attendre.Il serait possible d ajouter a ces tableaux des touches qui les rendraient encore plus criants.C etait là le lot de tous nos fantassins.Mais dans ces terriblesépreuves le moral de nos fantassins est dune pure beauté.Il est enthouisaste et pret à tous les sacrifices et dévouements.Il va là ou on veut et fait ce qu'on lui commande,certes non sans grogner, mais avec une ardeur qui ne se dément pas, jamais...Il à été dit que le fantassin Francais n était pas suceptible de ténacité dans la défense et que les revers subis avaient abbatus son moral.La Marne en 1914, l'Yser, l'Artois, l'Alsace, Verdun, la Somme, la Champagne , la Marne en 1918 ...ont glorieusement fait justice à ces légendes.Voici l hommage que j ai voulu rendre à nos fantassins à tous nos fantassins de ce conflit

       La_biffe

infanterie au combat

     PICT0089c_1_

          voici l uniforme de nos soldats avec une partie du barda

            uniforme_francais_1914

 

        voici l uniforme de ceux qu'ils ont dus affronter

            uniforme_allemand

 

125e_RI_en_1914_1_

 

45459216

(don de mr André Jouineau)


 

Les différents chefs de corps :militaire005

 

1795  Chef des brigades HOUPERT               

1810  Colonel WAGNER

1870  Lt Colonel JOURDAIN

1871  Colonel LEBRUN

1874  Colonel SABATIER

1881  Colonel POTIRON de BOISFLEURY

1888  Colonel BIDOI

1889  Colonel CRETIN

1891  Colonel BLANCHOT

1894  Colonel MARSAA

1897 Colonel BABIN

1901 Colonel BAUGILLOT

colonel baugilot

1907 Colonel LANQUETOT

Colonel LANQUETOT

1914  Colonel DESCHAMPS

1915 lt colonel DEVUNS tué à l ennemi

27075529_p

17 MAI 1915 LCL RAUCH

Numériser0005

24 DEC 1915 LCL MADELIN

Capture1

1916  Lt Colonels  OUDRY- ALTENMAYER

1917 lt colonel MAUREL jusqu au 09 05 1919

Capture

1919 Lt colonels De PELACOT & EVEILLARD

1939  Lt Colonel TAUREO

1944  Colonel CHENE

1945  Colonel THIANT

1968  Colonel DECHALAIN

1971  Colonel TREHUT

1973  Colonel CORDET

1985  Lt Colonel GUILBAUD

1987  Colonel JOSEPH

1991  Colonel MERCIER jusqu'en 1994.

 

 

Posté par christian57 à 18:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
17 avr. 2018

LE DEPLOIEMENT, LA BATAILLE DE LORRAINE

               18217216_p_1_

     petitjournal   

       Après un voyage très pénible de 36h en chemin de fer, le 125ème débarque dans sa zone de couverture, à savoir :

- Pour le 1er bataillon à CHALIGNY

ChalignyRuedeLorraine_1_

chaproug_chaligny__route_de_Maron_1_

- Pour le 2ème bataillon à PONT ST VINCENT

pont_saint_vincent

- Pour le 3éme bataillon à MARON

Maron_02

 

Maron__1_

Appercu de la zone de couverture pour le régiment

119537426

(source google maps)

 Avant tous ces combats , l'ordre de bataille du régiment était le suivant:

0DB 081914-1

Capture

Capture2

Capture3

(source jmo 125 éme RI MDH)

        Afin de passer la nuit du 7 au 8 aôut. Seul le 2ème bataillon quittera ses quartiers pour faire place à d'autres troupes, mais il y retournera le 9....

A sa prise de fonction le général Joffre adressait aux armées cette déclaration:

         les conditions dans lesquelles les troupes de couverture se sont jusqu'alors acquitées de leur mission, le calme, l'ordre qui ont présidées aux opérations de la mobilisation ont émerveillées le gouvernement et le pays tout entier.Tout le monde à l'impression que l'armée est préte.Aussi le général en chef à t'il une entiere confiance dans ses troupes.Il compte que chacun fera son devoir tout son devoir

Général Joffre

grandcouronne

         Avant tout cela  le calme existait....

Capture1

Num_riser0003(extrait jmo 125éme SHD MDH)

         les premiers jours de la campagne débutent pour le 125éme par une série de marches et de contres marches afin d achever le mouvement de concentration du 9éme corps qui,pour  l'occasion, était associé au 20éme corps .Le 11 aôut le régiment prend la direction de NANCY sous une chaleur épouvantable, où quelques hommes sont victimes de "coup de chaud". Cependant, le Régiment au soir était à pied d'oeuvre avec son effectif au complet.Le 12 le régiment releve de ses positions le 69émeRI de la division de fer

125 en marche lorraine

(collection 125°RI)

        Le 1ér Bataillon prend position à Champigneulles

champigneulles

les 2éme ,3éme bataillon et la CHR seront en positions à Bouxieres aux dames.

bouxieres aux dames

Capture2

le 13 aout le 125éme est à ses emplacements de combat, dans le secteur de Brin sur Seille

brin-sur-seille-pont-frontiere

 Eulemont

eulemont

et la foret de Champenoux sous un déluge d'eau......

       Num_riser

         La défense de NANCY

17656376

         Nancy était avant la guerre, une ville convoitée par les allemands.

Les événements en ont décidés fort heureusement autrement.Le grand couronné de Nancy  est appelé ainsi du fait de la disposition des collines entourant les alentours qui ,sont en forme de couronne ,a été mis en état de défense dès les premiers bruits de la guerre.Cette résistance opiniatre est à la louange des troupes qui opéraient sous le commandement du Général DE CASTELNAU

general de Castenau

épaulées par celles du Général DUBAIL 

general dubail

renforcées par le 9éme corps d armée qui,appelé en renfort en Belgique, laissait sur place deux régiments  le 125éme RI et le 114éme RI ainsi qu un bataillon du 32 eme RI.Ces troupes résistérent trés brillamment du 22 aout jusqu au 12 septembre aux différents corps d armées allemands lancés à la conquete de la région.Il a été rapporté que guillaume 2,qui voulait entrer dans Nancy, assita à la défaite de ses troupes sur les hauteurs avoisinantes

Num_riser0011

      c est qu il s'y croyait le guillaume

Amance_1_ 

        les hommes du 125éme, malgré l'inconfort sont installés prêts à recevoir l' ennemi avec un moral au beau fixe. De jours en jours les avants postes sont portés vers l'avant. 

125 en position

Le plus inquiètant est le survol des positions par les avions ennemis, qui malgré les tirs dirigés contre eux continuent leurs activités au dessus des lignes, au grand dam des soldats.

 

Num_riser0002(source jmo 125éme SHD MDH)

La frontière
         Le 18 aôut, la frontière naturelle de la Seille est franchie avec émotion.Les hommes prennent d'eux memes le pas cadencé et mettent l'arme sur l'épaule

frontiere_allemande_1914

Nomeny_01_1_frontiere à Nomeny

Download

         Le 125éme est placé dans les secteurs de Gremeray-Pettoncourt

-Chambrey

frontiere a chambrey

   le régiment reçoit alors l odre de deplacement  

  Dans le village de Pettoncourt

moncel- petoncourt

certains habitants étaient hostiles aux soldats.Une liste d otages fut demandée d une part au maire, et d autre part au curé.Ceci afin de garantir la sécurité.De plus le couvre feu était instauré à partir de 19h30.Pourtant Le régiment, par respect envers les populations n' endommage pas son environnement, contrairement aux allemands qui commettent des actes ignobles de barbarie tant sur les populations que sur les habitats dans les villages frontaliers.Le régiment recoit alors pour mission d'occuper les secteurs de :

Champigneulles

champigneulles

Bioncourt

brin_bioncourt

          C'est ici que la 9éme compagnie du 125éme aura son premier tué.Une escouade etait alors en patrouille lorsqu'ils ont etes surpris par trois cavaliers ulands qui ont fait feu.Les hommes ripostérent tuerent 2 allemands et le 3éme prit la fuite.Il sagit du soldat Narcés juillet né à Fléac en charente.Cet homme sera malheureusement le premier d une longue trop longue liste.....

Chambrey,Essey lès Nancy

essey_l_s_nancy 

Capture

 

         Le 20 aôut, le régiment reçoit l'ordre de se replier vers NANCY à la caserne Kleber en attendant le départ du 22 aout comme toutes les unités du 9éme corps.  Caserne Kl-bert et grand couronn-[1]

         Dans la nuit "alerte" les prussiens ont franchis la frontière.Les autres unités du 9éme corps avaient déja commencées l embarquement.

          50_Le_Premier_Choc

 

Capture

 

 

les unités qui étaient engagées

          odb_remereville

          odb_remereville      

        Num_riser0001

champenoux303

champenoux_i

Champenoux_1_

 

carte_remereville

 

 

     Champenoux

   

1

   

  le 125éme et le 114éme furent dirigés à 15 kms de NANCY, dans les tranchées creusées par le génie.Il occupera les positions de Seichamps

650_001 

Pulnoy

pulnoy

 

 et le Chateau de Trembloy.  Le 24,prévenu par le 7éme hussard qui annonce l'arrivée d'une forte colonne ennemie ,le 125éme se porte vers 6h30 en ligne d'attaque pour les 1ér et3éme bataillon.Le 2éme bataillon est placé en réserve au bois de Salliveau. C est là que le 125éme aura son véritable baptéme du feu.         

          L'objectif du régiment est Réméréville,la cote 305,

puis Hoeville

hoeville

et le bois de Bexange la grande.

combats_du_24

  

photo

 

         Le deuxiéme bataillon recoit la mission de s'emparer de Réméréville et de s'y tenir en soutien ce qui est réalisé rapidement .Dès que les premiers éléments du 125éme arrivent en vue D'Hoeville, l'artillerie allemande se déchaine et,combinée avec le feu des mitrailleuses, fait des ravages dans nos rangs.A la tombée de la nuit ,bloqué sur le plateau de Réméréville, le régiment entamme de creuser des positions.Le 114émeRI charge à la baionnette, le 125éme abandonne alors ses positions afin de préter main forte au régiment de Saint-Maixent.Malgré le gain de terrain trés appréciable ,les deux régiments doivent se replier sous les coups des deux artilleries la notre tirant alors trop court, genée par l obscurité.Ce soir là un bon nombre de soldats Poitevins des deux régiments furent tués ou blessés.Les blessés ne pouvaient pas etre relevés. Beaucoup d entre eux périrent faute de soins ou furent faits prisonniers.

             Num_riser0009

          Les régiments poitevins avaient en face d eux la 9éme"ersatz brigade infanterie". Au cours de cette tragèdie sont tombés un bon nombre d hommes et de chefs dont:

Le Capitaine COET Edmond 

          qui, bléssé le 24 aout à la tete de sa compagnie sur le plateau de Réméréville a été atteint une nouvelle fois presque aussitot Le Capitaine Coet s'est toujours préocupé de l issue des combats concernant sa compagnie.Il est décédé de ses blessures le 6 septembre a l hopital de Nancy.Il à été cité à l'ordre de l'armée et, a été fait chevalier de la légion d honneur

    Num_riser0005                

   Le capitaine PUISSESSEAU qui,

         le 24 aout , est tombé en entrainant sa compagnie dans une charge à la baionnette sur le plateau de Réméréville le capitaine Puissesseau à été cité à l ordre de l armée et, élevé au rang de chevalier de la légion d honneur

                 Num_riser            

le capitaine Puissesseau repose dans une tombe individuelle au cimetiere de Réméréville        

       Le capitaine Chicoyneau de lavalette du coetlosquet

         Num_riser0006

          (source le livre d'or de la sabretache)

Le capitaine Chicoyneau de Lavalette,

         qui commandait la 2éme compagnie est tombé sur le plateau de Réméréville en entrainant sa compagnie dans une contre attaque à la baionnette.Le capitaine Chicoyneau a été cité à l'ordre de l'armée et fait chevalier de la légion d honneur

Le 24 est tombé egalement le Capitaine Arnichand Commandant la 3 eme compagnie

          qui au cours de l assaut sur le plateau de Remereville entrainait sa compagnie a eté atteint pas de multiples eclats d obusL e capitaine Arnichand  a ete cité a l ordre de l armée et fait chevallier de la legion d honneur

          RI_125_ARNICHAND__1_              

   

          Au matin, le 2éme bataillon qui lui était en réserve à Réméréville ,débouche de ses positions.L ennemi ouvre alors le feu,stoppant ainsi l'avance du régiment qui s'était joint au 2éme bataillon.Malgré tout, le régiment,chef de corps en tete, gagne de l avant en parvenant à hauteur des bois de Bexange.La 13éme brigade d ersatz etait en soutien de la 9éme

Num_riser0002

          Cependant,les unités voisines n ont pas pu réaliser le mouvement,le 125éme à du stopper sa progression.L'ordre de rompre le combat lui est donné.Les compagnies se replient en s épaulant les unes aux autres sous la protection de notre artillerie qui, tire à vue sur les allemands infiltrés en leurs causant d'importantes pertes.Le régiment se replia alors sur Les positions de Cerceuil du 24 aout en abandonnant Réméréville.On dénombrera 21 officiers et 1026 hommes hors de combats

Le sous lieutenant D'Amphernet arrivé depuis peu au 125 eme RI etait tombé à la tete de sa section

Capture1

Capture

 Le sous Lieutenant D' Amphernet repose au carré militaire de Champenoux

d amphernet auguste slt cpnx   

         L'ordre est donné au régiment de s'emparer de Réméréville le 26 aout,ce qui sera réalisé non sans pertes.le village aura été pillé ,des habitants fusillés par les allemands.Le 3 septembre , relevé par les 69 eme et 360 émeRI  le 44 éme BCP,le 125éme quittera ses positions de Réméréville qui devront abandonner cette petite ville et ses habitants a leur triste sort pour la reprendre quelques jours plus tard avec des trés lourdes pertes.

Num_riser0003

combats_du_26

          En autre s était distingué

Le capitaine Quillet paul 

           Num_riser

          qui, bléssé à la tete de sa compagnie le 25 aout, à conservé le commandement de son unité jusqu a la fin du combat, est revenu aprés avoir été soignéBlessé une seconde fois le 29 aout à tenu  neanmoins à conserver le commandement de son unité et à fait preuve de courage et d'abnegation recevant les hommages de ses hommes.le commandant paul Quillet figure du 125 éme décédera par suite de maladie en 1920 à l age de 52 ans

            QUILLET

           Au début de la mobilisation, les villages frontaliers tels que Arracourt,Réméréville,Deuxville,Hémaménil...se préparaient.A Réméréville les femmes s' étaient inscrites auprés de la croix rouge afin de se rendre utiles comme infirmiéres .Partout ailleurs les jeunes filles récoltaient draps et vétements pour les soldats les jeunes garcons s'improvisaient comme bouviers.Les réquisitions allaient bon train jusqu'au 15 aout ou les travaux agricoles reprenaient timidement sous des tirs d'obus allemands.Les combats véritables ont commencés pour cette petite région vers les 20-22 aout

     Soulignés en bleu les villages qui ont eus à subir les exactions de l ennemi

lorraine

                                                        Comme ce 22 aout à Réméréville, Mazerulles,Eberviller,Courbesseau,Deuxville ,Maixe, Brin sur Seille.......

Juvincourt_17

img060_1_

          Le calvaire pour ces habitants  allait commencer.Partout le meme scénario.Une entrée tonitruante des cavaliers ensuite des fantassins..Partout l ennemi exigeait l'ouverture des portes des fenetres ,commetait des exactions...Ils exigeaient de l eau,du vin des oeufs, du lard...malheur à ceux qui ne donnaient pas.Ne se contentant pas de cela ils prirent des otages, réquisitionnent des outils.Ils incendient les maisons comme à Maixe ou ils rassemblent les hommes valides en représailles d'un de leurs hommes tués par les soldats Francais,ils brulent 32 maisons tuent 1 personne.

709_001

          Au village de Raville ,se croyant menacés,ils tuent de sang froid 4 personnes innocentes.Memes exactions à Crévic le meme jour.Furieux que les habitants aient aidés les Francais du XXéme corps les allemands incendiérent le village et plus particulièrement le chateau du Général Lyautey en invitant les habitants au spectacle

Num_riser

382_001

img061_1_

          En réalisant mieux leur cruauté,les allemands obligerent un habitant du village à monter dans son grenier.Ils mettent le feu au fourrage et exigent que cet homme reste dans le grenier.Celui ci a du son salut à une ouverture dans le mur qui lui permit de s'échapper malgré une brulure grave.Tout comme ils ont obligés les habitants de Grandvezin à tout quitter en laissant meme les enfants dans les berceaux..Le 23 aout à Réméréville,ils prennent en otage le prètre q'ils soupconnaient de faire des signaux dans son clocher,pillent des maisons,abbattent les arbres des jardins.

Num_riser0003

         Réméréville sera particulièrement martyrisée. Cette petite bourgade sera occupée, prise, réoccupée, reprise.Toute la journée du 26 aout les habitants seront pris pour enterrer les morts, et serviront de boucliers humain.Le 28 Réméréville est de nouveau Francaise, et nos soldats essayent de rassurer les habitants.Après la relève des soldats  un ouragan de fer et de feu s'abat sur le village.Il est repris par les allemands le 5 septembre jusqu'au 12.Entre temps les allemands se sont acharnés sur ce village ,ont pris le maire en otage,défoncés et brulés ce qui restait dans les maisons Que reste t'il du village?

Num_riser0001

Son église est brulée

Num_riser0002

         les maisons sont à peu prés toutes détruites avec des cadavres d'annimaux et de soldats pele -mele.

Num_riser0002

 

Num_riser0001

         Sous quels prétextes les allemands incendièrent les villages? sous aucun prétexte,éxcepté celui de faire de la place.Bruler pour détruire en forcant parfois les habitants à mettre le feu eux meme et ,les rendre spectateurs de leurs malheurs et quelques fois en jettant des gens au milieu du brazier le tout gratuitement sans raisons.Malheureusement ceci est le lot de toutes les guerres.Les premières victimes des conflits sont toujours les habitants civils.La paix est là  préservons là....

Brin sur Seille_

civils_mpf_remereville

 

remereville_collect_125_0001

(collection 125eme RI)

remereville_collect_125_0002

         Le 125ème a perdu depuis le début du conflit, 1280 hommes tués, blessés et disparus. Il s'embarquera le 4 et 5 septembre en direction de LA MARNE à Jarville en laissant les positions suivantes

grand courroné 4&5-09

Num_riser0006

voila un hommage afin de ne pas oublier

 

DscRemereville54_1

17665848_p

DscRemereville54_6

 

 

remereville_eglise

Remereville_1169_Sans_titre_1_jpgfdsfds

voila...aprés tout ce temps.....le calme est revenu

Nos morts (la liste n est malheureusement pas compléte)

       Num_riser0001

       Num_riser0002

 

Posté par christian57 à 17:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
19 avr. 2018

HISTORIQUE DU REGIMENT...

        Créé en 1795, le régiment bien que désigné par le n°125 ne fut jamais entièrement constitué.

        Le 125ème nait réellement en 1810, constitué avec le passage des 4éme et 7 éme régiments d'infanterie Hollandais, au service de la France. Il prit part aux campagnes du 1er Empire et s'illustra  aux combats:

de Smoliany et Borisow,par son sacrifice à la BEREZINA les 27 et 28 novembre1812.

Berezina

 

bataille de la berezina

bataille de la berezina 1812

       

 Reconstitué le 1 novembre 1870, à partir d'éléments du 25éme RI (ex royal Poitou), il s'illustra aux combats de Montretout

buzenval

monttetout

Champigny,_le_four_à_chaux

de Buzenval et, sa trés belle conduite aux combats de Villiers -Champigny du 30 11 au 22 12 1870 lui valut les félicitations du  Général Trochut

Louis_Jules_Trochu (Copier)

.Le régiment participera encore aux événements de la guerre contre les Prussiens aprés un combat au corps à corps et à la baionnette il enlévera le plateau de Villiers, il laissera sur le terrain 20 officiers 259 hommes.Il est dissout le 13 mars 1871.

        Reformé le 1 mai 1872 en englobant des éléments du 14éme régiment d'infanterie provisoire ,le 125ème est affecté  à POITIERS où il s'installe dans les casernes Rivaud, de l'ancien Séminaire et des Dominicains,ou ,pendant 42 ans le 125éme préparera la revanche en formant des générations de Fantassins Poitevins qui s'entraineront et tireront au camp de Biard, et participera tout comme les unités du IX corps aux manoeuvres sur le camp du Ruchard situé dans l indre et loire

Capture

 

Num_riser0004

camp du ruchard

       Le régiment participe aux opérations coloniales en Afrique:

En 1881 à EL ARBAIN ZAGHOUAN BOU HADJEBA en Tunisie ainsi qu'en 1884 au Tonkin et, 1895 à Madagascar ou, seule une compagnie sera détachée

        Le régiment est rattaché au 9°CA  et à la 17°DI 34 eme Brigade puis, 152°DI successivement sous les commandements de genéraux Joppé

GDJoppé

Bertin,

Cherrier(colonel commandant le 4 eme zouave)

GUERRIER2

Andrieu

general Andrieu

C'est au sein de ces grandes unités qu'il participe à la grande guerre où il en reviendra avec la fourragère jaune (médaille militaire) avec 4 citations à l'ordre de l'armée une à l'ordre du corps d'armée et une à l'ordre de la division.

        En 1923 le 125° est dissout. Ses traditions sont reprises par le 32°RI,dont la portion centrale et l'etat major sont à Chatellerault.Le 3 éme bataillon du 32 eme gardera les traditions du 125 eme et sera caserné à Rivaud. Cependant la ville de Poitiers ne voyait pas d un trop bon oeil le depart du 125 éme et demandait donc que le drapeau du régiment soit conservé à Poitiers. Ils n'eurent pas gain de cause....et l'embleme partait au musée de l armée à paris

diss 125 1

diss 125 2

diss 125 3

diss125 4

diss 125 5

(sources ad86 l avenir de la vienne)

Il est reconstitué le 23 aout 1939 mis sur pied par le centre mobilisateur  infanterie (CM91)Angers

 son etat major sera cantonné au chateau de La Pignerolle (saint Barthelémy d Anjou)

2914784885_98f4f4cc03

          Il sera endivisionné au sein de la 18°DI  commandée par le genaral DUFFET

il fait mouvement dans la région de Lunéville du 12 au 15 septembre 1939 afin d y effectuer des travaux de défense.le 30 septembre,il rejoint le secteur de Cappel ou,il recoit la mission d'effectuer des travaux défensifs en vue de barrer les routes Sarrebruck - Grostenquin .Il rejoindra Givet en janvier 40.Le 10 mai 1940 ,le 125éme est mis en alerte et prend position sur la Meuse entre Hastieres et Honaye,il se heurtera à l' avance  ennemie. Le 16 mai 1940,il reçoit pour mission  d'assurer la couverture de la 18éme DI.Face à l'avance blindée le régiment, perdra 280 tués 412 blessés et de nombreux prisonniers.Les débris  du 125éme rejoignent alors le camp de La courtine ou ses rescapés seront amalgamés au 90éme RI il y sera dissout . Il est reconstitué en 1944 à partir des groupes FFI de la région. Il opère au sein des Forces de l'Atlantique aux combats des poches de Saint-Nazaire, Royan, La Rochelle, il est à nouveau dissout en 1945 ou ses 9 bataillons donneront naissance à d autres unités(3 bataillons au 80éme RI,3 autres au 21émeRI et à diverses autres unités)

    Recréé en 1968, sous l'appellation de 125émeRCD (regiment de commandement divisionnaire il est dissout définitivement en 1994 à Poitiers  et sera caserné au quartier Aboville(caserne des dunes)

quartier-aboville-a-poitiers_large

guerite_caserne_Rivaud

caserne Rivaud

Poitiers_1_

Capture3

voila ce qu ils faisaient...quand ils étaient de garde.....

Page_carnet_de_chansons_2_

(don de mr andré Jouineau..ècrit par un de ses ancétres)

http://grandeguerre1418.unblog.fr/tag/planches-duniformes-dandre-jouineau/ 

125eme

caserne_rivaud

(merci à ma collegue Mélusine..)

 Voici celui qui a donné son nom a la caserne Rivaud

rivaud de la raffiniere

Ollivier Marcoux Rivaud de La Raffiniere (comte)

(source de l article la nouvelle republique)

Capture1

Capture2

index

la raffiniere

 

 

les_dominicains

caserne_des_Augustins 

casernes_des_dominicains

Caserne des dominicains

(merci à ma collegue melusine)

Num_riser0005

RI_125_P_1_

caserne sainte Catherine

il s en passait des choses à cette époque

Num_riser0001

(sources La Nouvelle Republique)

125ri4

 

caserne_sainte_catherine

caserne rue ste CATHERINE

 

sainte_catherine

merci à ma collegue melusine..

202128590957

125_meRI_Thouars

Num_riser0002

Num_riser0004

       Caserne à Thouars (79) les compagnies du 3éme Bataillon alterneront avec le 114émeRI et le 125éme cessera d occuper cette caserne à compter de début 1914

un apperçu de la vie au 125émeRI

Nouvelle_image 

lieu d entrainement et de soufrance...pour les gars du 125 eme

Situé a quelques centaines de metres de l entrée de Rivaud  une rue separant le parc de blossac cette aire est devenue depuis un stade

 

352_001

 

 

Capture

 (source google earth)

 

musique 125 eme blossac

 

Certainement un defilé du 14 juillet sur Poitiers, mais une certitude, c est avant guerre

et si j en suis le visuel de la photo ci dessus cela pourrait etre sur le promenade des cours

defilé du 14 juillet

 

14 juillet 1911 promenade des cours

 (source centre-presse)

 

Appartenance du 125eme  régiment d'infanterie

        Le 125ème RI faisait partie en1914 du 9ème corps d'armée stationné à TOURS.

Num_riser

 

cartergionsmilitaires19_1_

Num_riser0007

143153807

Le général DUBOIS commandait cette unité..

14929404_p

insigne du 9eme corps en 1939

                                           14944464_p                 

                                   Tours_9_CA_1_

                                   Tours_g_n_ral_9__corps_

Le 125 émeRI appartenait  aussi à la 17émeDivision d infanterie qui etait a Chateauroux

DI017_HotelDivision

                                    DI017_2

Les autres régiments d infanterie du 9éme corps d'armée    

        in10322550   Num_riser0004 

               in10666120     66ri

             in10773000 Num_riser0009

               in10901120Num_riser0021 

 

 

I135

Num_riser0020

  I68 

insigne 68 eme ri

Num_riser0019 Num_riser0023

   584_001

114 eme RI Saint Maixent Parthenay Regiment Frere du 125 eme au sein de la 34 éme Brigade

Num_riser0024    Num_riser0022 

St_Maixent_114_ri_1_    

         

$_57

       

         Le 125ème RI ètait rattaché avec son régiment frère le 114ème RI à la 34ème brigade de Poitiers qui était commandée par le Général GUIGNABAUDET.

general Guignabaudet

Ils faisaient parties au début du conflit, de la  17ème division d 'infanterie dont le PC était situé à Chateauroux et,commandée par le Général DUMAS.

800PX-~1

 En décembre 1915 ces deux régiments ont été affectès à la 152ème division d infanterie. Le recrutement du régiment ètait effectuè au sein des classes provenant des dèpartements de la Vienne, des Deux -Sevres, du nord de la Charente quelques Vendèens et Berrichons venaient complèter les effectifs.Au cours du conflit, le recrutement ètait nationnal mais, un noyau de Poitevins ètait maintenu au sein du 125ème

Voici la liste des officiers, en 1914.   

merci à Joel HURET pages14-18

14930323

 Avant de partir le 125 eme devait effectuer en septembre des manoeuvres au sein de la 34 eme brigade

dans la region .Helas cette manip ne s effectua pas...là c etait la réalité

MANOEUVRES 1914

Posté par christian57 à 21:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]