Le 125ème RI régiment de POITIERS 1914/1918

historique du 125ème

14 juil. 2007

...UN PETIT PEU DE TRADITION....

La fête du régiment

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merci à Francois Vaudour (le129°RI)

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Elle se déroulait fin novembre.A cette occasion, les punitions étaient levées, un quartier libre était donné après la prise d'armes et le repas.

Cette fête commémorait les combats de la BEREZINA, ou, au côté du 44ème RI, le 125ème s'était sacrifié, afin de couvrir la retraite des armées de l Empereur, sur la BEREZINA...

Les deux unités avaient alors formé le carré, pour faire face aux 60 000 cosaques, qui les harcelaient. Seuls, 120 combattants ont survécus et, furent  prisonniers,autour du Général BARMONT et du Colonel WAGNER commandant alors le 125ème.....Le 125eme perdit ces jours là 33 officiers

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(sources archives dmd 86/125éme RI)

Le 125ème régiment d'infanterie est un régiment d'infanterie, voici une petite note, concernant cette arme...

              Arian_helmet_1

       Casque adriant avec l insigne des fantassins

L'origine de l'infanterie remonterait à la nuit des temps...les premiers combattants étaient bien les hommes préhistoriques...ils y allaient bien à pied....

      Son apparition véritable est due à la victoire de gens à pieds, Suisses. En 1480, le roi louis XI a fait regrouper plusieurs milliers de gens, afin de les faire instruire par ces redoutables combattants Suisses. Ainsi ils sont utilisés pour la protection des garnisons de Picardie. Ils sont organisés en bandes. C'est au moment des guerres de religions, qu'on été mis en place les structures de régiments. Composés de piquiers et d' arquebusiers, la tactique consistait à combinner leurs actions de feu et de choc. Après la mort d'Henri IV, qui choisissait lui meme ses unités, afin de constituer l'armée royale, les régiments disparaissaient ou réaparaissaient au grès des événements, hormis les plus prestigieux et les 5 vieux : PICARDIE-PIEMONT-NAVARRE-CHAMPAGNE-NORMANDIE(qui donneront les 1°- 3°- 5°- 7°- 9° RI).Engagés dans d'incessants combats, les régiments d' infanterie  s'illustrent en mettant fin à l'invincibilité des fantassins Espagnols, entre autre. Avec 1636 bataillons d active, de réserve et territoriaux en 1914,l'infanterie a été l'arme de la grande guerre. C'est elle, qui a été la plus éprouvée avec 90 % des pertes totale. Soit un officier sur trois, 1 fantassin sur quatre. En ne minimisant bien sur, pas du tout, le sacrifice des autres armes. En même temps que leurs tenues, les fantassins, ont adaptés leurs tactiques, afin de répondre aux nouvelles exigences du combat. Transformées les grandes charges de l'été 1914, en pantalons garance. Les poilus de 1915 ne chargent plus en grandes actions,ils s élancent.... en tenue bleue horizon et coiffés du casque ADRIAN. Changé aussi l'armement, bien que le LEBEL soit toujours son arme, les fusils mitailleurs font leur apparition en 1917,ainsi que les grenades à fusil et les chars. La coordination des feux avec l'artillerie, appuyée par l'aviation rentre dans les nouvelles donnes. Toujours est-il ,qu'entre les deux victoires de la Marne,le fantassin a toujours connu toutes les pires souffrances,quoi qu'en fut l'insigne porté sur le casque: chasseurs colonniaux, légionnaires. Il est légitime pour lui, de considérer avec fièrté, la part de la victoire due à sa seule détermination. Il ne suffit qu'à voir les listes des monuments aux morts, de nos villes et villages de métropole et d'outre mer.

             Insigne de l infanterie portée sur le casque Adrian

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     Son saint patron est SAINT MAURICE, qui se fête le 22 septembre. Il était le chef d'une légion romaine composée uniquement de chrétiens. Sa légion apprenant qu'elle allait être employée pour persécuter des fréres chrétiens, décida de se rebeller, et s'arreta dans le VALAIS en SUISSE. L'empereur romain, furieu ordonna par deux fois qu'on tua un soldat sur dix. Cependant, les martyrs étaient encouragés par MAURICE et ses officiers. L'Empereur fit masacrer sa légion. Fantassin de la premiere heure, l'exemple de SAINT MAURICE et de ses compagnons nous laisse un beau témoignage de fidélité et de cohésion des soldats autour de leurs chefs, et le sens moral élevé dans le refus d'un ordre, injuste au péril de sa vie. Saint MAURICE incarne le courage et la discipline sans faille , un sens de l' honneur sans restriction, et un esprit de sacrifice sans limites. Fort de son exemple, MAURICE a donc été choisi comme saint patron de tous les fantassins.

          saint_maurice

             SAINT MAURICE PATRON DES FANTASSINS

    L'INFANTERIE c'est un état d'esprit fait d'enthouisasme, de rigueur, de rusticité, de cammaraderie. L'INFANTERIE c'est une histoire sacrée, celle de notre pays. Le fantassin est un homme simple, motivé par des idées simples, mais fortes, par la fidélité du devoir,le culte de la mission et du sacrifice au service de la france. L'INFANTERIE s'est forgée une ame et un caractère au cours des siécles. Les fantassins de 14-18, nous ont réhaussés ces valeurs, par leurs dévouement et sacrifices sans limites.

           ET PAR SAINT MAURICE VIVE L'INFANTERIE

  LE 22 septembre étant la saint Maurice notre saint patron une petite priere a celui qui à su comuniquer sa foi et sa détermination à ses hommes et aussi rendre hommage à nos dix cammarades tombés en afghanistan le 18 aout 2008

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         IMGP1497_1_      Num_riser0003

         Insigne actuel des fantassins

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                 FANTASSIN_DU_1252ME       

En hommage à nos fantassins de 14/18

        "le fantassin est celui qui vit, qui dort, veille,peine et combat dans la boue ou la poussiere et le sang .Celui qui grelotte dans son abri.Celui qui endure milles privations,des fatigues,des horreurs de toutes sortes.Il est celui qui est exposé à toutes les alertes,, à toutes les surprises.C est celui que la mort guette sans tréve ni repos, qui voit ses compagnons tomber les uns aprés les autres à ses cotés.C est celui qui se demande, à tout moment,comment il peut bien se faire que son tour ne soit pas encore venu.Il est celui qui recoit des coups qu il ne peut pas rendre et qui,quand les invisibles artilleurs ennemis lui déversent des tonnes d'acier ou des nuages empoisonnés.C'est celui à qui l'on demande l'effort surhumain de quitter son trou ou son existence se protége tant bien que mal.C'est celui à qui l'on demande d'exposer sa poitrine dans la zone ou claquent les mitrailleuses ,ou s égrenne les obus comme on égrenne un chapelet .C 'est à lui que l on va demander de sauter dans la tranchée ennemie ou son adversaire le guette pour lui tendre le dernier traquenard.Il est celui, qui cet effort inoui accompli, et si il a vaincu et si il a survécu, demeure isolé dans cet inconnu sans appuis extérieur, dans l attente d'un retour offensif de l ennemi.Il est celui qui, aprés une action,offensive ou défensive,entendra, pendant des jours les bléssés amis ou ennemis tombés dans les lignes, gémir ,se plaindre et sera torturé à l'idée de les abandonner à leurs tristes sort sans pouvoir les secourir.Il vivra encore quelques jours auprés de leurs cadavres qu il verra se décomposer déchiquetés par les rapaces ou dévorés par les rats.Il aura la douleur extéme de ne pas pouvoir les ensevelir afin de leurs rendre le repos éternel.Il devra de nouveau surgir,à découvert résigné à l avance du sort qui pourrait l attendre.Il serait possible d ajouter a ces tableaux des touches qui les rendraient encore plus criants.C etait là le lot de tous nos fantassins.Mais dans ces terriblesépreuves le moral de nos fantassins est dune pure beauté.Il est enthouisaste et pret à tous les sacrifices et dévouements.Il va là ou on veut et fait ce qu'on lui commande,certes non sans grogner, mais avec une ardeur qui ne se dément pas, jamais...Il à été dit que le fantassin Francais n était pas suceptible de ténacité dans la défense et que les revers subis avaient abbatus son moral.La Marne en 1914, l'Yser, l'Artois, l'Alsace, Verdun, la Somme, la Champagne , la Marne en 1918 ...ont glorieusement fait justice à ces légendes.Voici l hommage que j ai voulu rendre à nos fantassins à tous nos fantassins de ce conflit

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voici l uniforme de nos soldats avec une partie du barda

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voici l uniforme de ceux qu'ils ont dus affronter

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(don de mr André Jouineau)

Les différents chefs de corps :militaire005

1795  Chef des brigades HOUPERT               

1810  Colonel WALIMER

1870  Lt Colonel JOURDAIN

1871  Colonel LEBRUN

1874  Colonel SABATIER

1881  Colonel POTIRON de BOISFLEURY

1888  Colonel BIDOI

1889  Colonel CRETIN

1891  Colonel BLANCHOT

1894  Colonel MARSAA

1897 Colonel BABIN

1901 Colonel BAUGILLOT

1907 Colonel LANQUETOT

1914  Colonel DESCHAMPS

1915 lt colonel DEVUNS tué à l ennemi

17 MAI 1915 LCL RAUCH

24 DEC 1915 LCL MADELIN

1916  Lt Colonels  OUDRY- ALTENMAYER

1917 lt colonel MAUREL jusqu au 09 05 1919

1919 Lt colonels De PELACOT & EVEILLARD

1939  Lt Colonel TAUREO

1944  Colonel CHENE

1945  Colonel THIANT

1968  Colonel DECHALAIN

1971  Colonel TREHUT

1973  Colonel CORDET

1985  Lt Colonel GUILBAUD

1987  Colonel JOSEPH

1991  Colonel MERCIER jusqu'en 1994.

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04 août 2007

LES COMBATS DE 1914/1918

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Le 125°RI a participé aux combats:

-1914  de Lorraine, du grand Couronné, La Marne, les Flandres

-1915  batailles d'Artois

-1916  bataille d Artois Verdun(cote 304)la Champagne la Somme

-1917  offensive de l Aisne ,Lorraine -foret de Parroy- le Grand Couronné de Nancy

-1918  la Somme(Grivesnes) le Matz, Picardie, Thiérache

      l' armistice trouve le régiment aux abords de Fourmies, à la frontière BELGE.

Posté par christian57 à 14:15 - e) LES COMBATS DE 14/18 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 août 2007

LA MOBILISATION

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Dans un premier temps, les permissionaires sont rappelés.Pour  certains qui habitaient le secteur ,ils avaient obtenus une permission afin de donner un coup de main aux"métives".L ordre de revenir ne les surprenait pas et durent laisser leurs travaux.

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(sources: archives DMD86/125eme RI)

Le 1er aôut, le régiment était en manoeuvre au camp de Biard et reçoit l'ordre de rejoindre ses casernements.

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(dmd86 archives 125émeRI)

Les unités se mettent immediatement en route, aux accents de la Marseillaise et du Chant du Départ.

Le 2 aôut vers 16h, un cycliste de la brigade remet au Colonel DESCHAMPS un télégrame, c'est l'entrée en guerre......

Fébrilement et anxieusement le régiment se prépare. Le Chef de corps fait rendre les honneurs au drapeau sur la place d'arme de Poitiers, devant une foule immense, ainsi que devant les autorités civiles et le clergé de la ville.

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les unités massées sur la place leclerc avant les honneurs au drapeau du 125éme

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honneurs au drapeau le 3aout 1914

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Le 125éme Régiment d'infanterie dans la rue Magenta à Poitiers le 5 aout 1914 se rendant à la gare

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Le régiment embarque par bataillons le 5 aôut à la gare de "grand pont", pour combien de temps ? Mystère!!!

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Mais tous ont la certitude qu'ils reviendront très vite.....et que la guerre sera rapidement achevèe......

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Posté par christian57 à 11:40 - f) LA MOBILISATION - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 août 2007

LE DEPLOIEMENT, LA BATAILLE DE LORRAINE

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     petitjournal   

       Après un voyage très pénible de 36h en chemin de fer, le 125ème débarque dans sa zone de couverture, à savoir :

- Pour le 1er bataillon à CHALIGNY

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- Pour le 2ème bataillon à PONT ST VINCENT

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- Pour le 3éme bataillon à MARON

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Appercu de la zone de couverture pour le régiment

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Afin de passer la nuit du 7 au 8 aôut. Seul le 2ème bataillon quittera ses quartiers pour faire place à d'autres troupes, mais il y retournera le 9....

A sa prise de fonction le général Joffre adressait aux armées cette déclaration:

   les conditions dans lesquelles les troupes de couverture se sont jusqu'alors acquitées de leur mission, le calme, l'ordre qui ont présidées aux opérations de la mobilisation ont émerveillées le gouvernement et le pays tout entier.Tout le monde à l'impression que l'armée est préte.Aussi le général en chef à t'il une entiere confiance dans ses troupes.Il compte que chacun fera son devoir tout son devoir

Général Joffre

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Num_riser0003(extrait jmo 125éme SHD MDH)

  les premiers jours de la campagne débutent pour le 125éme par une série de marches et de contres marches afin d achever le mouvement de concentration du 9éme corps qui,pour  l'occasion, était associé au 20éme corps .Le 11 aôut le régiment prend la direction de NANCY sous une chaleur épouvantable, où quelques hommes sont victimes de "coup de chaud". Cependant, le Régiment au soir était à pied d'oeuvre avec son effectif au complet.Le 12 le régiment releve de ses positions le 69émeRI de la division de fer

125__en_lorraine(collection 125°RI)

Le 1ér Bataillon prend position à Champigneulles, les 2éme ,3éme bataillon et la CHR seront en positions à Bouxieres aux dames.le 13 aout le 125éme est à ses emplacements de combat, dans le secteur de Brin sur Seille, Eulemont, et la foret de Champenoux sous un déluge d'eau......

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         La défense de NANCY

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      Nancy était avant la guerre, une ville convoitée par les allemands.Les événements en ont décidés fort heureusement autrement.Le grand couronné de Nancy  est appelé ainsi du fait de la disposition des collines entourant les alentours qui ,sont en forme de couronne ,a été mis en état de défense dès les premiers bruits de la guerre.Cette résistance opiniatre est à la louange des troupes qui opéraient sous le commandement du Général DE CASTELNAU épaulées par celles du Général DUBAIL  renforcées par le 9éme corps d armée qui,appelé en renfort en Belgique, laissait sur place deux régiments  le 125éme RI et le 114éme RI.Ces troupes résistérent trés brillamment du 22 aout jusqu au 12 septembre aux différents corps d armées allemands lancés à la conquete de la région.Il a été rapporté que guillaume 2,qui voulait entrer dans Nancy, assita à la défaite de ses troupes sur les hauteurs avoisinantes

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      c est qu il s'y croyait le guillaume

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        les hommes du 125éme, malgré l'inconfort sont installés prêts à recevoir l' ennemi avec un moral au beau fixe. De jours en jours les avants postes sont portés vers l'avant.  Le plus inquiètant est le survol des positions par les avions ennemis, qui malgré les tirs dirigés contre eux continuent leurs activités au dessus des lignes, au grand dam des soldats.

embuscade

Num_riser0002(source jmo 125éme SHD MDH)

La frontière

Le 18 aôut, la frontière naturelle de la Seille est franchie avec émotion.Les hommes prennent d'eux memes le pas cadencé et mettent l'arme sur l'épaule

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Nomeny_01_1_frontiere à Nomeny

Download

Le 125éme est placé dans les secteurs de Gremeray-Pettoncourt-Chambrey.L'ordre de mouvement est alors donné au 125éme.Dans le village de Pettoncourt,certains habitants étaient hostiles aux soldats.Une liste d otages fut demandée d une part au maire, et d autre part au curé.Ceci afin de garantir la sécurité.De plus le couvre feu était instauré à partir de 19h30.Pourtant Le régiment, par respect envers les populations n' endommage pas son environnement, contrairement aux allemands qui commettent des actes ignobles de barbarie tant sur les populations que sur les habitats dans les villages frontaliers.Le régiment recoit alors pour mission d'occuper les secteurs de :

Champigneulles

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Bioncourt. C'est ici que la 9éme compagnie du 125éme aura son premier tué.Une escouade etait alors en patrouille lorsqu'ils ont etes surpris par trois cavaliers ulands qui ont fait feu.Les hommes ripostérent tuerent 2 allemands et le 3éme prit la fuite.Il sagit du soldat Narcés juillet né à Fléac en charente.Cet homme sera malheureusement le premier d une longue trop longue liste.....

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Chambrey,Essey lès Nancy

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             Le 20 aôut, le régiment reçoit l'ordre de se replier vers NANCY à la caserne Kleber en attendant le départ du 22 aout comme toutes les unités du 9éme corps. Dans la nuit "alerte" les prussiens ont franchis la frontière.Les autres unités du 9éme corps avaient déja commencées l embarquement.

les unités qui étaient engagées

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   positions allemandes

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     Champenoux

          le 125éme et le 114éme furent dirigés à 15 kms de NANCY, dans les tranchées creusées par le génie.Il occupera les positions de Seichamps ,Pulnoy,Chateau de Trembloy.  Le 24,prévenu par le 7éme hussard qui annonce l'arrivée d'une forte colonne ennemie ,le 125éme se porte vers 6h30 en ligne d'attaque pour les 1ér et3éme bataillon.Le 2éme bataillon est placé en réserve au bois de Salliveau. C est là que le 125éme aura son véritable baptéme du feu.                                                                           L'objectif du régiment est Réméréville,la cote 305,puis Hoeville et le bois de Bexange la grande.Le deuxiéme bataillon recoit la mission de s'emparer de Réméréville et de s'y tenir en soutien ce qui est réalisé rapidement .Dès que les premiers éléments du 125éme arrivent en vue D'Hoeville, l'artillerie allemande se déchaine et,combinée avec le feu des mitrailleuses, fait des ravages dans nos rangs.A la tombée de la nuit ,bloqué sur le plateau de Réméréville, le régiment entamme de creuser des positions.Le 114émeRI charge à la baionnette, le 125éme abandonne alors ses positions afin de préter main forte au régiment de Saint-Maixent.Malgré le gain de terrain trés appréciable ,les deux régiments doivent se replier sous les coups des deux artilleries .La notre tirant alors trop court, genée par l obscurité.Ce soir là un bon nombre de soldats Poitevins des deux régiments furent tués ou bléssés.Les bléssés ne pouvaient pas etre relevés. Un bon nombre d entre eux périrent faute de soins ou furent faits prisonniers.

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                Les régiments poitevins avaient en face d eux la 9éme"ersatz brigade infanterie". Au cours de cette tragèdie sont tombés un bon nombre d hommes et de chefs dont:

Le Capitaine COET Edmond  qui, bléssé le 24 aout à la tete de sa compagnie sur le plateau de Réméréville a été atteint une nouvelle fois presque aussitot Le Capitaine Coet s'est toujours préocupé de l issue des combats concernant sa compagnie.Il est décédé de ses blessures le 6 septembre a l hopital de Nancy.Il à été cité à l'ordre de l'armée et, a été fait chevalier de la légion d honneur

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   Le capitaine PUISSESSEAU qui, le 24 aout , est tombé en entrainant sa compagnie dans une charge à la baionnette sur le plateau de Réméréville le capitaine Puissesseau à été cité à l ordre de l armée et, élevé au rang de chevalier de la légion d honneur

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le capitaine Puissesseau repose dans une tombe individuelle au cimetiere de Réméréville

            

       Le capitaine Chicoyneau de lavalette du coetlosquet

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          (source le livre d'or de la sabretache)

Le capitaine Chicoyneau de Lavalette,qui commandait la 2éme compagnie est tombé sur le plateau de Réméréville en entrainant sa compagnie dans une contre attaque à la baionnette.Le capitaine Chicoyneau a été cité à l'ordre de l'armée et fait chevalier de la légion d honneur

               

      (Merci Evelyne et Marc et Bernard de m avoir communiqués ces renseignements)

          Au matin, le 2éme bataillon qui lui était en réserve à Réméréville ,débouche de ses positions.L ennemi ouvre alors le feu,stoppant ainsi l'avance du régiment qui s'était joint au 2éme bataillon.Malgré tout, le régiment,chef de corps en tete, gagne de l avant en parvenant à hauteur des bois de Bexange.La 13éme brigade d ersatz etait en soutien de la 9éme

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           Cependant,les unités voisines n ont pas pu réaliser le mouvement,le 125éme à du stopper sa progression.L'ordre de rompre le combat lui est donné.Les compagnies se replient en s épaulant les unes aux autres sous la protection de notre artillerie qui, tire à vue sur les allemands infiltrés en leurs causant d'importantes pertes.Le régiment se replia alors sur Les positions de Cerceuil du 24 aout en abandonnant Réméréville.On dénombrera 21 officiers et 1021 hommes hors de combats

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           Positions et troupes allemandes

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      L'ordre est donné au régiment de s'emparer de Réméréville le 26 aout,ce qui sera réalisé non sans pertes.le village aura été pillé ,des habitants fusillés par les allemands.Le 3 septembre le 125éme quittera ses positions de Réméréville il sera relevé par les unités de la 11éme division d'infanterie(division de fer), en l occurence le 69émeRI qui elles aussi, devront abandonner cette petite ville pour la reprendre quelques jours plus tard avec des trés lourdes pertes.

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          En autre s était distingué

Le capitaine Quillet paul 

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   qui, bléssé à la tete de sa compagnie le 25 aout, à conservé le commandement de son unité jusqu a la fin du combat, est revenu aprés avoir été soignéBlessé une seconde fois le 29 aout à tenu  neanmoins à conserver le commandement de son unité et à fait preuve de courage et d'abnegation recevant les hommages de ses hommes

   Au début de la mobilisation, les villages frontaliers tels que Arracourt,Réméréville,Deuxville,Hémaménil...se préparaient.A Réméréville les femmes s' étaient inscrites auprés de la croix rouge afin de se rendre utiles comme infirmiéres .Partout ailleurs les jeunes filles récoltaient draps et vétements pour les soldats les jeunes garcons s'improvisaient comme bouviers.Les réquisitions allaient bon train jusqu'au 15 aout ou les travaux agricoles reprenaient timidement sous des tirs d'obus allemands.Les combats véritables ont commencés pour cette petite région vers les 20-22 aout

     Soulignés en bleu les villages qui ont eus à subir les exactions de l ennemi

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                                                        Comme ce 22 aout à Réméréville, Mazerulles,Eberviller,Courbesseau,Deuxville ,Maixe.......

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Le calvaire pour ces habitants  allait commencer.Partout le meme scénario.Une entrée tonitruante des cavaliers ensuite des fantassins..Partout l ennemi exigeait l'ouverture des portes des fenetres ,commetait des exactions...Ils exigeaient de l eau,du vin des oeufs, du lard...malheur à ceux qui ne donnaient pas.Ne se contentant pas de cela ils prirent des otages, réquisitionnent des outils.Ils incendient les maisons comme à Maixe ou ils rassemblent les hommes valides en représailles d'un de leurs hommes tués par les soldats Francais,ils brulent 32 maisons tuent1 personne.Au village de Raville ,se croyant menacés,ils tuent de sang froid 4 personnes innocentes.Memes exactions à Crévic le meme jour.Furieux que les habitants aient aidés les Francais du XXéme corps les allemands incendiérent le village et plus particulièrement le chateau du Général Lyautey en invitant les habitants au spectacle

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             En réalisant mieux leur cruauté,les allemands obligerent un habitant du village à monter dans son grenier.Ils mettent le feu au fourrage et exigent que cet homme reste dans le grenier.Celui ci a du son salut à une ouverture dans le mur qui lui permit de s'échapper malgré une brulure grave.Tout comme ils ont obligés les habitants de Grandvezin à tout quitter en laissant meme les enfants dans les berceaux..Le 23 aout à Réméréville,ils prennent en otage le prètre q'ils soupconnaient de faire des signaux dans son clocher,pillent des maisons,abbattent les arbres des jardins.

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       Réméréville sera particulièrement martyrisée. Cette petite bourgade sera occupée, prise, réoccupée, reprise.Toute la journée du 26 aout les habitants seront pris pour enterrer les morts, et serviront de boucliers humain.Le 28 Réméréville est de nouveau Francaise, et nos soldats essayent de rassurer les habitants.Après la relève des soldats  un ouragan de fer et de feu s'abat sur le village.Il est repris par les allemands le 5 septembre jusqu'au 12.Entre temps les allemands se sont acharnés sur ce village ,ont pris le maire en otage,défoncés et brulés ce qui restait dans les maisons Que reste t'il du village?

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Son église est brulée

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      les maisons sont à peu prés toutes détruites avec des cadavres d'annimaux et de soldats pele -mele.

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            Sous quels prétextes les allemands incendièrent les villages? sous aucun prétexte,éxcepté celui de faire de la place.Bruler pour détruire en forcant parfois les habitants à mettre le feu eux meme et ,les rendre spectateurs de leurs malheurs et quelques fois en jettant des gens au milieu du brazier le tout gratuitement sans raisons.Malheureusement ceci est le lot de toutes les guerres.Les premières victimes des conflits sont toujours les habitants civils.La paix est là  préservons là....

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(collection 125eme RI)

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Le 125ème a perdu depuis le début du conflit, 1280 hommes tués, blessés et disparus. Il s'embarquera le 4 et 5 septembre en direction de LA MARNE à Jarville

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voila un hommage afin de ne pas oublier

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Voici la photo du vitrail de l église de Rémereville qui témoigne de cette époque

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voila...aprés tout ce temps.....le calme est revenu

Nos morts (la liste n est malheureusement pas compléte)

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23 août 2007

REMERCIEMENTS

je tenais à remercier, les personnes qui m'ont aidées et qui m'aident pour ce blog...

-les personnels de la DMD86 et du BSN POITIERS...

-Mme BODIN....

-Ma petite femme, pour sa patience...infinie...et son aide tres efficace qu'elle a apportée à cet homme prehistoire pour la contruction de ce blog

-DIDIER du site "chtimiste"

-MICHEL LECLERCQ pour l aide tres pécieuse qu il m'a apporté pour les combats des flandres

-Marc et Evelyne pour les photos et la documentation relatives à la  Lorraine et d' autres photos et leur aide (merci à vous deux)

-la médiathèque de POITIERS par le biais de monsieur JACQUES LASSUS et de son directeur pour des photos en provenance de la collection"GERARD SIMMAT"

-Regis( hannibal..) www.167e.regiment.free.fr de la division des loups...pour la confection de la belle baniere en tete du blog soyez en remercié Régis

-et enfin vous qui prenez le temps de lire ces quelques lignes

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Posté par christian57 à 11:12 - h) REMERCIEMENTS - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 août 2007

LA MARNE 06/09 AU 21/09

Le 6 septembre,le régiment débarque, après un inconfortable voyage, dans la région D'ARCIS SUR AUBE prés du camp de MAILLY. Tous ont eus lecture de l'ordre du chef suprème :

          Au moment où s'engage une bataille dont dépend le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n 'est plus de regarder en arriére. Tous les efforts doivent être employés à attaquer et refouler l'ennemi. Une troupe qui ne peut plus avancer devra coute-que-coute garder le terrain concquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer. Dans les circonstances actuelles, aucune défaillance ne peut être tolérée.         

          le 06 septembre 1914  général JOFFRE 

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GENERAL JOFFRE   

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   Dans la nuit du 7 septembre, l'ordre de mouvement était donné aux unités. Le 125° s'établit sur la route de VITRY LE FRANCOIS face aux villages de Lenharée et de Vassimont que les allemands ont incendié.le premier Bataillon est en liaison avec les unités du XIéme corps.

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Le 125eme en attente

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(collection 125emeRI)

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    Le 8 septembre le régiment prend position au nord de Connantré, pour les 1° et 3° bataillon. Au 2° c'est le long de la voie de chemin de fer Vassimy-Haussimont qu'il est positionné. La position devient vite intennable à découvert sous les obus, avec la seule protection, le ballast...Il y a là de nombreuses pertes. Suite au repli des unités voisines, le 2° bataillon doit décrocher. Sa position en pointe devenait trop dangereuse. Quelques temps après l'ordre de contre-attaquer lui parvient.Celui-ci s'éxécute avec l'appui de l'artillerie du 49° RAC qui, malgré un tir d' enfer échoue .Le bataillon doit se replier sous les feux conjugués de notre artillerie et celle de l ennemi.

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Artilleurs du 49ème RAC( sources artilleurs poitevins)

  Le bataillon doit se replier sous les feux conjugués de notre artillerie et celle de l ennemi.Le 125éme recoit alors l odre de décrocher en direction de Semoine 

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     Le 9 septembre le 125° et le 114° sont maintenus sur les hauteurs au sud-est D'Oeuvry.   Vers 5 heures du matin, guidée par un avion l'artillerie ennemie se déchaine. Les tirs cessent vers 8 heures. La situation devient critique, les allemands en contre-attaquant isolent la 6°compagnie, qui s'est dégagée apres une vive action à la baionnette. Les nombreux cadavres allemands, devant le front du régiment attestent de l' apreté de la lutte. le premier bataillon venait en appui de la 6éme compagnie et receuillait les débris de celle ci.Malheureusement le chef du 2éme Bataillon le CBA Sonnet était tué en visitant les positions de ses unités.

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    (collection DMD86/125eme RI)

     Au soir de cette sanglante lutte qui a fait aussi de nombreuses pertes dans les rangs, le régiment est évacué sur le plateau de Salon aprés une épouvantable marche à travers bois où l'ennemi s'était infiltré. Malgrès les pertes élevées, les soldats Poitevins du 125° ont arretés le choc ennemi conformément aux ordres du 6 septembre.Le 10 septembre, tôt le matin, le régiment se porte en direction de Gourgancon dirigé par les lueurs de l'incendie du village allumé par les allemands. Ce bourg est traversé sans combats                                                    

    GOURGANCON traversé par le braves du 125° maisons par maisons...

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gourgancon

De nombreux prisonniers sont récupérés ivres ainsi que des blessés du 62°RI qui cependant ont été bien traités par l'ennemi.Pendant cette progression qui se déroulait sous les tirs de l'artillerie ennemie tombait, touché par des éclats d obus le Chef de Bataillon Sonnet commandant le 1ér Bataillon.

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      prisonniers_allemands

Prisonniers allemands à Gourgancon (coll 125 ° RI)

     Le témoignage suivant est lu aux troupes :

La bataille qui se livre depuis 5 jours s'achève en une victoire incontestable. La retraite des I-II-III° Armées Allemandes s'accentue devant notre centre et notre gauche. A son tour la IV armée ennemie commence à se replier au nord de Vitry et de Sermaize. Partout, l'ennemi laisse sur place de nombreux blessés, des quantités énormes de munitions. Partout on fait des prisonniers. En gagnant du terrain, nos troupes constatent les traces de l'intensité de la lutte et de l importance des moyens mis en action par les allemands pour essayer de résister à notre élan. La reprise vigoureuse de l'offensive a déterminé le succès. Tous, officiers , sous-officiers ,soldats avez répondus à mon appel et vous avez mérités de la patrie.

                             Général JOFFRE

  Le 12 septembre, le régiment entre dans Chalons sur Marne, l'ennemi n'a pas fait sauter les ponts sur la marne. Le régiment dans la ville pillée, libère les habitants, capture des prisonniers, là aussi ivres, récupère un avion, 18 camions et un stock considérable d' obus "qui nous tomberont pas sur la tête".

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La rapidité de l'avance du régiment est telle que dans les villages limitrophes il n'était pas rare de trouver des tables dressées avec des repas prèts à être consommés. Poursuivant son avance, le 125° s'arrête à Cupperly où il bivouaque. Le 13/09 le régiment rejoint Baconnes

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Il recoit l'ordre d' attaquer avec la 17°DI le mont-Haut et Moronvilliers sous l' artillerie ennemie très active

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     Au cours de cette bataille tombait entre autre....... le 1ére Classe Julien Chaigneau. Originaire D Oiron dans les Deux Sevres Julien servait au 3éme Bataillon ,9éme compagnie.Il est décédé des suites de ses blessures

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Julien repose à la nécropole militaire de Fére Champenoise (tombe N° 427)

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Merci à Freddy Chaigneau son petit Neveu de m avoir fait parvenir sa photo et de m avoir autorisé à la publier sur le blog.l' hommage  à Julien  a ete rendu au cours des vacances 2008 ainsi qu'à son frére Moise tombé le 08 04 1916 à la cote du poivre dans les rangs du 107éme RI d Angouleme.Un peu de terre du pays D'Oiron (79)a été déposé sur les tombes ainsi qu un épi de blé rappelant ainsi que Julien est parti en aout 14 pendant les "métives"..

Afin de couronner tout cet hommage voici l article de journal Qui à été réalisé pour le 90éme anniversaire de l armistice Merci Freddy

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         Les 14 et 15 septembre après une série d'attaques, tant stériles que meurtriéres, le 125° ne peut que prendre position dans les bois avoisinants l'ennemi.Les allemands avaient eu le temps de se réorganiser solidement. Canardé, contre attaqué, le régiment creuse des tranchées

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(collect 125 eme RI)

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(collection DMD86/125émeRI attaque du mont haut)

Grace à la tenacité et l'abnégation de tous, le régiment n' a rien cédé de ses positions inviolées. Le 125eme après avoir été relevé est envoyé au repos à Sept saulx ,et aux Petites loges, où il est recomplété en effectif. Il a perdu en 9 jours environ,1100 de ses valeureux combattants, tués, blessés, disparus....Le 16 septembre l 'ordre d'offensive lui est donné.le regiment repart.Les pertes sont nombreuses le 125éme est arrété à 400 metres des tranchées allemandes il avait gagné 2 kilometres en faisant reculer les premieres positions ennemies.Trop en avant ,le 125éme est maintenu sur ses positions qu il tente d'aménager sous les bombardements.Il restera j'usqu'au 25 septembre ou il aura à supporter de nombreuses attaques ennemies qui seront toutes enrayées .Il y fera tout de meme 20 prisonniers dont un commandant de bataillon ennemi et une centaine de morts allemands devant ses lignes.Le 26 l'ordre d'attaquer lui sera donné.L'artillerie allemande mettra en echec ses tentatives.Le 125éme sera relevé par le 100éme De Tulle et ira de nouveau cantonner à sept saulx ou il sera recomplété de 2 officiers et 500 hommes.Il sera de retour dans ses lignes en relevant le 100éme et sera de nouveau recomplété de 500 hommes de nouveau relevé par le 100éme il sera passé en revue par le Général Dubois commandant le IX CA.Le 125éme ira relever au Nord ouest de Prosnes le 135éme Ri qui lui aussi  est trés éprouvé il y recevra un nouveau renfort de 300 hommes et de nombreux bléssés  de l été rejoindront les rangs

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Est tombé entre autre : le Capitaine Rouget de Courcez

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    le Capitaine Rouget de Courcez s'est élancé le 26 septembre hors de sa tranchée sous un feu d une extréeme violence afin de secourir un de ses hommes grievement bléssé à quelques metres de sa tranchée et, que ses camarades hésitaient à aller secourir.Le Capitainne Rouget de Courcez a été mortellement bléssé en accomplissant cet acte de bravoure.Il a été élevé au grade de chevallier de la légion d'honneur

                                 Le régiment est embarqué le 20 et 21 octobre à Saint Hilaire au temple. C'est là, que prend fin l'épopée sanglante et glorieuse de la MARNE,pour le 125eme Règiment d infanterie, où, il a vu plus du tiers de son effectif disparaitre....

         La liste des morts aux combats de la Marne

     CBA Sonnet Cne Rouget de Courcez Cne Bridonneau Ltn lamaze Ltn Libé

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02 sept. 2007

BATAILLES DES FLANDRES ET ARTOIS OCT 1914-MARS 1916

   Très éprouvé, dés le début du conflit, comme la plupart des autres règiments Francais, le 125èmeRI , est engagé dans la fameuse course à la mer.

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      Nous le verrons tour à tour, fidèle à ses réputations de sacrifice et tenacité, en BELGIQUE  d'octobre 1914 à mars 1915 et en Artois d'avril 1915 à mars 1916. Il y écrira par la bravoure de ses hommes, de belles mais terribles pages de gloire. Au cours de cette pèriode il gagnera deux citations, perdra un chef de corps et de très nombreux combattants.

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Le 21 octobre 1914 les 3 bataillons recomplétés en effectif débarquent à Hazebrouck et Streetzelle après une marche éprouvante dans des conditions météo épouvantables, et au milieu des campements Anglais et Hindous.

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La frontière BELGE est traversée, le régiment  bivouaque à Dranoutre et Locre

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Le lendemain 23 octobre le 125ème parvient dans le secteur D'Ypres vers 11 heures, où il va relever au nord de st Julien, un règiment ANGLAIS  de la 2 éme division plus particuliérement des 1ére et 3eme brigade d'infanterie ,très èprouvés par les combats. Le régiment prend ses emplacements face à un ennemi incisif et très actif particulièrement en artillerie, lui occasionnant quelques pertes. Le 24 dans la soirée, le 125ème attaque Paschendaele, afin de reprendre la localité aux Allemands. Ceux-ci défendent aprement leurs positions, faisant échouer la tentative du règiment, qui doit regagner ses positions initiales, sous les tirs d'artillerie et avec de nombreuses pertes.

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Le 26 octobre le colonel DESCHAMPS chef de corps du 125ème reçoit le commandement des secteurs englobants les 66ème et 125ème formant une brigade temporaire. Ces deux unitès d'infanterie sont mises à la disposition de la 7ème division de cavalerie, commandée par le général ELY D OISEL.

   Le 27 octobre, après un assaut préparé dans les moindres détails et éxécuté par les 2ème et 3ème bataillon, le régiment s'installe face à la petite ville de Poelkapelle et y est rejoint par le 1er bataillon placé en soutien. Une contre attaque ennemie est alors dirigée sur le secteur des 66ème et 125èmeRI. Ces deux unités ne cèdent rien de leurs positions.

Au cours de ces combats meurtriers est tombé entre autre en tete de sa compagnie dans les combats à hauteur de Saint Julien

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(merci a Malte Znaniecki www.flanderland.de)

Le capitaine Gelin léon

il avait recu l'ordre le 27 octobre, de se porter sur les tranchées allemandes situées en avant de la position de sa compagnie, il a entrainé ses hommes en parcourrant 300 metres sous des feux violents de fusils et mitrailleuses.Il est arrivé ainsi à 150 metres des tranchées apres avoir délogé les occupants des lignes avancées.Il a reussit a faire organiser et conserver le terrain conquis au prix de trés grandes difficultés.Le capitaine Gelin a été tué le 30 octobre dans la tranchée conquise.Le capitaine Gelin etait originaire D'Airvault dans les deux sevres.Il a été fait chevalier de la légion d honneur

A été cité pour son acte de bravoure exeptionnel dans ces memes combats

Le capitaine Issaly

qui, le 27 octobre  sur les positions voisines de son camarade le cne Gelin, avait recu l ordre de se porter avec sa compagnie en avant sur les tranchées ennemies,a réussi à gagner en terrain completement découvert ,150 metres en progressant l outil à la main.De sa position a recu l ordre de se porter sur les tranchées allemandes il a entrainé d'une facon magnifique son unité en se rendant maitre de la tranchée et gagnant encore 150 metres sous des feux des plus violents d armes d infanterie forcant ainsi les allemands à évacuer la zone.Il a réussi à conserver ses positions au prix de pires difficultés.Il avait été bléssé dans un autre combat au part avant.Le capitaine Issaly a été fait chevalier de la légion d honneur et devait etre tué dans d'autres combats en octobre 1918(il repose dans la tombe individuelle N°637 au carré militaire de Dompierre dans l'oise)

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  la situation du 125émeRI au 1ér NOV

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Le 125éme avait à sa droite le 81émeRI(Montpellier) et à sa gauche le 66émeRI(Tours) en soutien le 1ér Bataillon du 66.Cette brigade provisoire constituée de ces deux régiments du 9éme Corps était en avant de la 7éme  Division de Cavalerie

Le 7 novembre, l'ennemi aborde nos tranchées et s'infiltre. Une lutte au corps à corps s'engage couteaux, révolvers, ,baionnettes outils de tranchées ,à mains nues tout est bon pour repousser l'ennemi. Le 125ème s'en sort vainqueur, en causant de graves pertes aux allemands. Le 9 novembre,l'ennemi entreprend des tirs d artillerie soutenus, qui sont faiblement contrebattus. Dans la nuit du 10 au 11 novembre les allemands contre attaquent.

c'est au cours de ces bombardements qui précédent l attaque  que le Chef de Bataillon Riboulot commandant le 1ér Bataillon a été tué en effet, il était en observation en avant des positions de son unité quand ,un obus de gros calibre est venu éclater juste a coté de sa position  en l ensevelissant.Les efforts qui ont étés entrepris pour le dégager sont restés vains le Commandant Riboulot est mort enseveli

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Une fraction ennemie d'un volume d'une compagnie d'infanterie qui appartenait au 19éme RI de reserve s'infiltre aux points de jonction du 2ème et 3ème bataillon. Elle isole les 7ème et 8ème compagnies, qui sont privèes de communication et de ravitaillement. Le chef de corps demande alors le renfort d'un bataillon de cyclistes et de mitrailleurs, monte une opération afin de dégager ses deux unitès en mauvaise posture. Cette opération réussit pleinement. La compagnie allemande, encerclée doit se rendre. Plusieurs officiers, des mitrailleuses ,ainsi qu'un stock de munitions important tombent entre les mains du 125ème. Suite à ces actions d'éclat le 125ème régiment d'infanterie est relevé dans la nuit du 19 au 20 novembreou il recevra entre autre un renfort de 300 hommes. Le 24 novembre le 125éme rléve le 290émeRI a hauteur de la ligne de Roulers et de la route de saint Jean.Il recoit encore des renforts d environ 300 hommes dont des jeunes soldats qui seront laissés à l arriere.Le 3 décembre il relévera le 90émeRI sur les positions de Saint jean et Zoonebecke.Là le régiment recevra l 'ordre d attaquer shoonebecke.Lopération réussira mais avec beaucoup de pertes.le 146émeRI relevra le régiment qui partira au repos à Vlamertinghe

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   suite à ces événements le colonel comme beaucoup d autres de ses subordonnés ont étés cités.

   Voici la citation du colonel Deschamps:

           Le Colonel Deschamps commandant le 125éme RI ne cesse de donner des preuves d'energies depuis le début de la campagne.Un détachement ennemi de deux cents hommes s 'était, au cours d 'un combat infiltré dans une tranchée derriere sa premiére ligne, a fait preuve du plus grand sang froid,et de la plus grande décision en maintenant ses hommes entre deux feux, refoulant l' attaque ennemie ,pendant q'avec une troupe réservée, il encerclait le détachement dont il s'agit le forcant à capituler deux jours plus tard

  Voici la citation du Capitaine Espinasse:

   le Capitaine Espinasse à pris le commandement d un bataillon alors que sont chef venait d etre griévement bléssé, ce dans des conditions tés difficiles.Chargé d'encercler un détachement ennemi à su, par sa ténacité et son energie à reussir de maintenir et resserer son dispositif pendant 48 heures de maniere à amener les allemands à capituler 48 heures plus tard.Bléssé 2 jours au part avant il n'avait pas voulu etre évacué et avait conservé le commandement de sa compagnie.Le capitaine Espinasse a été bléssé toujours à la téte de sa compagnie le 17 juin

   le capitaine Espinasse

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  Voici la citation du capitaine Belleculée:

    le capitaine Belleculée à la suite d'une violente attaque de nuit au cours de laquelle un détachement ennemi d environ 200 hommes avait réussi à franchir la ligne de tranchées, a, pu en plein jour, par d'habiles dispositions prises et, ce sous des feux les plus vifs,encercler ce détachement avec 2 autres compagnies et un peloton de chasseur cycliste, et le mettre dans l'obligation de se rendre au bout de 48 heures.2 jours aprés a été bléssé au cours d un engagement.Le Capitaine Belleculée avait déjà été bléssé au cours des opérations à Réméréville en aout.

  Voici la citation du capitaine Orophane:

   le capitaine Orophane à peine remis de ses bléssures contractées sur le plateau de Réméréville le 25 aout est revenu sur sa demande expresse reprendre sa place à la téte de son unité.Il avait recu l'ordre de refouler un fort détachement ennemi qui s'était infiltré dans nos lignes, à chargé en tete de sa compagnie et, a , été mortellement atteint par une balle.A eu le courage de crier à ses hommes "mes enfants quand meme"Le capitaine Orophane a été élevé au rang d'officier de la légion d honneur

La 34ème brigade, à laquelle le régiment appartient, recoit une lettre de la municipalitè de Nancy qui félicite les 114ème et 125ème, pour les actions menées en aôut devant Réméréville. De plus les 125ème et 66ème RI sont cités à l'ordre de la 7ème Division de cavalerie et à l'ordre du 9ème Corps d'armee pour leurs actions communes.

" Au moment où les 125ème et 66ème RI vont quitter les tranchées de Poelcapelle pour reprendre un repos bien gagné, le Général commandant la 7ème Division de cavalerie, qui a eu le grand honneur à les avoir sous ses ordres, tient à exprimer à leurs chefs le Colonel DESCHAMPS, et le Commandant VILLANTROYS son admiration et celle de toute sa division, pour la vaillance et l'abnègation héroiques, que ces deux régiments ont fait preuve.Le 125ème et le 66ème d'infanterie laissent à la 7ème division de Cavalerie, un magnifique exemple, qui ne sera jamais oubliè "   Gènèral ELY D'OISEL

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  le 16 novembre le Général DUBOIS commandant le 9ème Corps cite, en ces termes le 125ème...

" le 125ème d'infanterie pour sa constante et belle attitude au feu, dans la région de Poelcapelle,où après avoir gagné plusieurs kilomètres sur l'ennemi, a ensuite résisté avec succés à de violentes contrattaques ,et maintenu ses positions conquises, en infligeant des pertes considérables et lui faisant des prisonniers."

     Après un repos de 3 jours à Vlamertinghe et Fortuin, le régiment prend ses positions dans le secteur de Zonnebecke, où il sera relevé dans la nuit du 2 et 3 mars 1915, afin de gagner le village d'Houtkerque, où il trouve un repos véritable, un complèment en personnels et matèriels trés attendu, et y parfaire son instruction afin d'amalgamer ses renforts. Le Colonel DESCHAMPS quittera avec émotion son règiment qu'il à mené depuis le début du conflit et commandera désormais la 34éme brigade d infanterie. Le 24 mars 1915, sous le commandement du Lieutenant-Colonel DEVUNS son nouveau chef, il gagne le secteur D'Ypres précisément à Hagge-Zillebeke, à coté de l'armée Anglaise, pendant une semaine. Relevé dans son secteur, le 125ème gagne par étapes successives la région de Frèvent jusqu'au 19 avril, où il est acheminé par auto, dans le secteur de Roclincourt. Le 125ème fait alors connaissance avec une guerre sournoise :"la guerre des mines".Il aura en face de lui une division germano -polonaise Il est relevé de ses positions, le 2 mai 1915. Le 125ème gagne par étapes Vaudricourt et Noeux Les Mines où il arrivera le 6 mai 1915, en vue de l'offensive de printemps prévue sur l'Artois.

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            Le 9 mai le 125ème entre en ligne, dans le secteur de Mazingarbe. Les 1° et 2° bataillons sont positionnés à l'ouest du village, quand au 3° il est positionné à l'est du village en soutien. Les 1° et 2° bataillons reçoivent l'ordre de se positionner à hauteur du crassier de la fosse N°7. A midi, le 1° bataillon remplace le 114ème RI dont le chef de corps a été tué pendant la conquète des tranchées allemandes. Afin d'assurer le déplacement en vue de la mise en place du 2° bataillon et d'assurer la conquète complète des tranchées, le LCL DEVUNS et le chef du 2° bataillon vont reconnaitre les emplacements sous un bombardement intense, de l'artillerie ennemie. Le chef de bataillon CAMARS du 2° bataillon remplace alors le chef de corps du 114°RI tué précédement. Vers 20h30 le bombardement ennemi redouble d'intensité et dans son poste de commandement, le Lieutenant Colonel DEVUNS est tué par un éclat d'obus. 6 officiers du régiment qui étaient avec lui sont bléssés. Le LCL DEVUNS avait pris le commandement du 125ème le 24 mars 1915.

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           Le Lieutenant-Colonel DEVUNS a ètè tuè dans son abri par l'èclatement d'un obus de gros calibre à l entrèe de son poste de commandement.Il revenait d une reconnaissance des positions du régiment et, il mettait au point avec ses officiers d'ètat major ,la tactique d'attaque pour le lendemain.Dans l abri du colonel ont étés bléssés: Les cne KIEFFER -BOISSIERE les LT GILLOT- ESCHAPASSE ainsi que 19 hommes tués,16 ont été bléssés à proximité immédiate de l abri .Le Lieutenant Colonel DEVUNS ètait jugè par ses supèrieurs comme un chef de corps hors pair, qui faisait preuve de bravoure et d'ènergie exceptionnelles.Il avait su en quelques semaines ,communiquer au 125éme RI, son allant, son ènergie et son entraint .Le Lieutenant Colonel DEVUNS  avait la confiance de ses chefs et su gagner l adhèsion de ses hommes par son exemplaritè.Le lieutenant colonel DEVUNS à ètè citè à l'ordre de l'armèe , et, fait officier de la lègion d'honneur

              Le commandant QUILLET remplace le chef de corps. Il sera bléssé à son tour à son poste de commandement ainsi que plusieurs hommes. Il sera remplacé par le CB BAPUT du 1° bataillon. Le 11 mai vers midi, le régiment reçoit l'ordre d'attaquer les positions allemandes. Après une courte préparation de l'opération, le régiment part avec de grandes difficultés.Cette attaque échoue et reprend à 14H après une brève préparation d' artillerie, qui n'a eue que pour conséquences d'alerter l'ennemi. Le 1° bataillon est arreté à 25 mètres des tranchées allemandes. L'artillerie adverse se déchaine ansi que des tirs de mitrailleuses et une contre-attaque se produit, gènant considérablementle repli du régiment vers ses positions. Ces deux opérations sont très couteuses en hommes, en effet, 9 officiers et 89 hommes sont tués,94 sont disparus, et 274 sont blessés. Pour comble de malheur, le 3° bataillon en soutien ,n'a pas pu intervenir car il a été considérablement géné dans sa progression par l'encombrement des boyaux d accès. Un autre régiment qui venait d'être relevé de ses positions regagnait son bivouac..... A 2h30 du matin le régiment est relevé par le 90ème RI et est dirigé vers les cantonnements de Vaudrincourt. Le CB CAMORS reprend alors la tête du 125ème. Le 15 mai vers 13H le régiment est alerté et en compagnie du 68ème RI, il est dirigé dans le secteur de Grenay afin d'y arrêter une attaque allemande qui ne se dévelopera pas.

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            Le 17 mai sous un bombardement qui occasionnait 6 morts et 28 bléssés à la 12ème compagnie, le Lieutenant Colonel RAUCH prenait le commandement du 125ème RI.

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Le régiment ne subissait que des tirs sporadiques d'artillerie sur ses positions. Mais les 27 et 28 mai l'artillerie allemande se déchainait sur les lignes du 125ème. Le régiment était mis en alerte. Le chef de corps craignait que sur l'un ou l'autre de ses secteurs soit tenté un coup de main par l'ennemi. C'était chose faite le 28 mai vers 14h00 sur les positions de la 11ème compagnie. Bien prévenus les "gars" de la 11ème tenaient ferme. Les allemands sont alors repoussés après un corps à corps d'une rare intensité. Le régiment comptait quelques pertes mais, les allemands laissaient sur le terrain un bon nombre des leurs. L'ennemi entreprend alors un bombardement intensif des positions du régiment écrasant les tranchées et les abris, et occasionnait la perte de 14 tués, 106 bléssés, 12 disparus. Le 30 mai, le 125ème est relevé de son secteur et est transporté à Frévin-Capelle pour y prendre un repos bien mérité et recompléter ses effectifs ainsi que parfaire son instruction.

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calonne_01f(collec.125°RI)

    Le 5 juin le régiment relève le 114ème à l'ouest de Neuville- Saint- Waast. Sous le bombardement omniprésent, le régiment renforce ses positions, aménage des boyaux d'accès. 2 compagnies du régiment sont laissées à la disposition du 20ème Corps, pour renforcer une attaque éventuelle. Les 6 et 7 juin le 1er bataillon relève face à Neuville-Saint- Waast le 114ème RI et passe sous les ordres du général, commandant la 5èmeDI en vue d'une attaque du village.

Cette attaque se produira du 16 au 27 juin 1915 avec des gains de terrain peu significatifs mais des pertes elles significatives

Voici le déroulement de ces combats

neuville_st_Waast_positions_initiales

Le Colonel recoit l ordre de pousser son régiment en avant en direction de la Folie.Le dispositif initial ètait le suivant

A: en premiere ligne le 3 éme Bataillon qui avait pour objectif le carrefour du moulin dètruit.

B: à gauche du dispositif le 2ème Bataillon renforcè de deux sections de mitrailleuses.

C: en soutien du dispositif du 125ème ,le 1 èr bataillon qui avait ètalè une compagnie au chemein des carriéres et ses trois autres unités mises à la disposition du gènèral de division

           A 11 heures les bataillons sont en place dans leurs position malgrès les tirs allemands provenant des directions de la folie.L artillerie Francaise execute un tir de barrage dense et serré.Vers 11 heures trente les tirs s'allongent, les allemands croyant à juste titre à une attaque bombardent les positions et assurent un tir de barrage efficace qui dure un bon quart d heure.Vers 12h15,les 7ème et 8ème compagnies se portent à hauteur du point K

positions_au_16_6__a12h15

La 7ème à droite la 8ème à gauche.Les 9ème et 10èmes cies dèpassent les deux autres malgrè les feux croisés de l artillerie et des mitrailleuses allemandes postées dans un fortin situè au point 119.La progression est lente souvant en rampant,les pertes nombreuses.La 8éme cie dèpasse le point cotè G et s accroche au dela de celui ci.La 7ème compagnie, après avoir perdue tous ses officiers regagne ses positions de dèpart.Malgrè cela quelques temps après, elle se porte en avant homme par homme en renfort de la 8ème aux prises avec l'ennemi.Malgrè les feux conjuguès la 9 ème compagnie s'accroche à ses gains de terrains et enraye une contre attaque allemande.La 10 eme cie qui avait recue l'ordre de se porter en avant est prise à découvert sous un tir d'artillerie et doit se replier sur ses positions aprés avoir perdue son commandant d'unité le lieutenant De Meynard.A 13 heures 30 la 2éme cie et la 3éme cie qui etaient en soutien viennent renforcer les 3ème et 3ème bataillon.Vers 18 heures une compagnie du 114èmeRI renforce le 125ème à hauteur du chemin des carrières.A 19 h 10 le règiment recoit de nouveau l'ordre d'attaquer à19h30 en liaison avec le 15.3.Cet ordre n'arrivera au chef de corps que vers 20 heures .L'agent de liaison ayant ete bléssé .Dans la nuit ,le 125ème renforce ses positions en reliant ses paralleles de dèpart au point cotè G.L'avance est stoppèe .Les tirs d artillerie n ont pas dètruit les defenses accesoires allemandes.Sur l'ordre du général commandant la 17ème DI une unité du gènie  sera chargèe d'opèrer les destructions .

positions_de_la_8_me_cie

Le 17 juin le 125ème reste sur ses positions mais à 12 heures le LCL RAUCH recoit l'ordre d'attaque pour 16 heures .La mise en place s est effectuèe en silence afin de ne pas èveiller les soupcons de l ennemi. La 8ème cie avance au point cotè K et relie ses positions avec la 11ème à sa droite et la 12ème à sa gauche est relièe au 15.3 RI.A 18 heures le 90èmeRI attaque les allemands ouvrent un feu puissant d'artillerie sur les positions du 125ème qui conserve ses positions.Le règiment aura eu en 2 jours 88 tués dont 6 officiers et254 sous officiers et hommes de troupe blessès et 20 disparus.Le 125eme est relevé par le 114ème et part en reserve à l'arriere.Vers 15 heures un obus de gros calibre tombe sur les positions de la 7 éme compagnie tuant net 15 hommes. le 125ème cantonne à Agnieres et la 9 ème compagnie est citèe à l'ordre de l armèe.Le 24 au soir le 125ème retourne dans ses positions et malgré les obus asphyxiants les patrouilles se poursuivent.Le 3éme bataillon dècouvrira dans le terrain gagnè un dèpot important de grenades et pètards allemands dans les caves de Neuville Saint Waast.Les 26 et 27 juin le 125ème assurera la garde des positions 

le 5 juillet apres avoir ete relevé par le 114éme et des troupes Britaniques le125ème sera mis au repos

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(la carte est tirée du JMO du 125èmeRI sur SGA MDH)

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Le 5 juillet le 125ème est relevé par les troupes BRITANIQUES de la 15° division Ecossaise qui laisseront sur le carreau 667 morts 1031 blessés.

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  en Hommage aux soldats ECOSSAIS 

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La dernière tranchée conquise porte désormais le nom de tranchée Colonel DEVUNS. Le régiment est alors dirigé vers Clermont de l'Oise, pour s'y reposer .

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Fin aôut Le 125ème gagne les positions de Méharicourt et de Lihons dans la somme, sans  véritables combats.

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Au début de septembre, le régiment regagne le sud d' Arras où il effectuera une série de travaux d'aménagement des lignes, aux avancées de Wailly, en vue de préparer l'offensive d'automne.Le 15 septembre le 125éme appuiera le 114émeRI.

        La mission du régiment consistera à faciliter l' action du 114éme en le libérant des contraintes de protections des flancs droits et gauche, et, continuer la poussée vers les routes de Bucqoy, la voie ferée et la route de Mercatel.Cette mission sera executée de la facon suivante:

3éme Bataillon renforcé par 2 sections de mitrailleuses du 125éme

2éme Bataillon renforcé par 2 sections de mitrailleuses

1ér Bataillon en soutien et articulé comme suit .1ére et 2éme compagnies situées au boyau Dennevault ,3éme et 4éme compagnies  au chemin creux et au boyau Dumoulin.Tout ce dispositif sera appuyé par la compagnie de mitrailleuse de brigade positionnée aux boyaux du petit chateau et burgelin                        

Le 25 septembre, après une préparation d'artillerie, le 125ème relève le 114ème qui, après avoir été décimé par les mitrailleuses ennemies, regagne les positions de deuxième ligne.

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    secteur du 125éme RI pour toute la periode du 25 septembre à octobre

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       Le 125ème attaque en compagnie des régiments de la 3éme Brigade anglaise, et vers 15H la 12ème compagnie enlève une série de positions allemandes. Elle est rejointe par les 6° et 5° compagnies. Relevé, le régiment embarque en train, vers le secteur bien connu de tous Noeux- Les -Mines, et va cantonner aux Brebis.

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    Les allemands canonnent le bivouac où 2 hommes sont tués et 17 sont blessés. Le 5 octobre à 18H le régiment quitte les Brebis et relève le 68èmeRI, dans le secteur de Loos sans incidents, malgré le bombardement continuel, qui occasionnera la perte d'un tué et de 7 blessés, tous par le même obus...

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       Du 7 au 8 octobre, le régiment fournit des travailleurs, pour creuser sous la direction du génie, des boyaux d accés. Dans la nuit du 8 au 9 octobre les allemands retirent leurs fils de fer devant leurs positions, laissant entrevoir une attaque.

Explications de ces combats.

        Quel ètait l objectif envisageable des allemands ? s'emparer de l axe Lens Bethune Arras.Les postions du 125éme RI étaient encadrées ,à sa gauche par le 90émeRI et à sa droite par les coloniaux de la 152éme Division d Infanterie.En premiére ligne se trouvait, le 1° Bataillon qui assurait la liaison avec les coloniaux et à sa gauche le boqueteau d un bois bordant la route d' Arras.Sa section de mitrailleuses était en réserve au sud de la route de Lens à proximité des dernieres compagnies du bataillon.Quant au 3°Bataillon, ses positions étaient comprises entre le boqueteau à coté du 1° et le crassier de LOOS.Le 2éme bataillon lui, était en soutien au sud ouest de loos avec 2 sections de mitrailleuses.Dés le 7, le chef de corps prévoyait une attaque sur son secteur.Il avait fait effectuer un renforcement des défenses accessoires.Dans la nuit du 7 au 8 octobre l ennemi avait cisaillé les fils de fers devant ses positions au début de la matinée un déluge de fer et de feu s'abattait sur les positions du 125éme.Tous les calibres y passaient 210, 150 ,105 fusants percutants y compris sur les arrieres du régiment.Les allemands lancerent de obus avec des gaz lacrymogenes qui devenaient génant seulement dans les boyaux non battus par le vent.Vers 16 heures ,le 90éme RI et les Anglais préviennent de l attaque allemande sur leurs secteurs.Malgré l'intensité de leurs bombardements les allemands ont étés surpris de trouver des défenses accessoires et des résistances intactes.Leurs attitudes en face du régiment en disent long sur la surprise.En effet ,ceux ci se déplacaient en marchant colonne par deux, en casquettes, le long de la voie férrée et en direction du crassier de Loos ,surs de l'écrasement des défenseurs.Devant la carriere du four à chaux ils étaient visibles à 60 metres et, débouchaient en tirailleurs.D' autres débouchaient par le chemin de la fosse n°12 allant vers Loos et furent déconcertés par les fils de fers intacts et par les tirs de grenades.Cette attaque ne dura qu'une demie heure.Cependant,devant le saillant formé au boqueteau du bois le long de la route D'Arras les tranchées de départ étaient situées à 30 metres des positions du 3éme Bataillon.Ils se contentérent d' arroser de grenades nos positions.Mais quelques temps plus tard ils essayerent de déboucher.Un de leurs officier fut tué et l' attaque fut enrayée.Malgré cela ,une compagnie chercha  s'infiltrer dans les positions en débordant par la route de Béthune, et, faisait progresser ses hommes un à un en direction du cimetiere de Loos.Pris de face et de flanc par les feux conjugués des unités du 3éme bataillon cette compagnie fut anéantie et les quelques survivants s'enfuirent.Simultanément, entre la route de Loos et le double rassier, un fort détachement ennemi s'avancait au coude à coude déployé en tirailleurs et avait visiblement pour objectif de s'emparer des positions de la route de Bethune.Le 1° Bataillon les recevaient par des feux d'infanterie et de mitrailleuses .Surpris les allemands se terrerent dans des trous d'obus .La 1ére Cie ainsi que la section de mitrailleuse se portérent en avant des tranchées les arretants net.Cette action causait des pertes considérables dans les rangs ennemis.Le 1ér Bataillon avait subi particuliérement les tirs de concentration d'artillerie et bon nombre de fusils étaient déteriorés.Les pertes du 125éme s'élevaient à 52 tués 128 bléssés et 4 disparus enterrés par des obus de gros calibres.Mais le bilan sur l'ennemi était lourd.Au moins 800 tués devant les positions du 3éme Bataillon et presque 300 devant celles du 1ér Bataillon et ce sans compter les pertes dues aux tirs des 75m/m

Voici les rapports du Lieutenant Colonel RAUCH Commandant le 125émeRI

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rapport2

rapport3

rapport4

rapport5

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  Suite à ce beau fait d'armes, le régiment est relevé le 9 octobre au soir, en laissant sur ses positions, le 1er bataillon qui regagnera les deux autres aux Brebis, aux alentours de 18H.

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Le lieutenant Colonel RAUCH fera parraitre la note suivante concernant les allemands...

Note du LCL RAUCH concernant les combats du 9 octobre:

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Du 10 au 26 octobre, le régiment fournit des travailleurs. Il relève le 68ème RI dans le secteur sud de Loos, sous un bombardement peu intense, mais qui causa la perte de 4 tués et de 9 bléssés. Du 28 octobre au 7 novembre, le régiment effectue une série de travaux d' amménagement, de destruction d'ouvrages ennemis, de patrouilles. Malgré tout ce calme relatif, le régiment enregistre tout de même, la perte de 8 tués et de 33 bléssés. Durant toute cette période, le 125ème, comme tous les autres régiments, a dû affronter une météo excécrable.

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collection DMD 86 125émeRI

La pluie omniprésente, transformait les tranchées en torrent, les hommes en statue de boue et compliquait gravement, les liaisons de ravitaillement , les évacuations. Plusieurs combattants furent englués et ont dû être extraits péniblement de cette fange, par des camarades, qui risquaient autant leurs vies pour les sauver. Le 7 novembre, le 125ème est relevé, il regagne le camp des Brebis où il est bombardé, perdant ainsi 7 bléssés. Le 23, il relève le 68ème et est employé aux travaux de confection de claies, mais déplore tout de même, 1 tué et 7 bléssés. LE 27 novembre, l'ennemi se montre plus mordant surtout en artillerie. Il renforce ses défenses accessoires en assurant une protection nerveuse, de ses travailleurs. Cependant, jusqu'au 30, les duels avec les allemands se limitent à l'échange de coups de fusils et de grenades. Durant cette période, le régiment ne déplore qu'un bléssé léger. Le régiment est relevé par le 66ème et va cantonner à Hauchin, Boyaval-et-Fiefs. Jusqu'au 12 décembre, le régiment fournira des travailleurs pour la confection de claies et de gabions qui serviront aux tranchées. Le 14 décembre, le 125ème embarque par fractions en autobus afin de relever le 135ème et des anglais aux tranchées de Loos(40th  London division).

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Le 15, l'ennemi harcèle nos positions par des tirs de mitrailleuses. Vers 23h30, les allemands déclenchent un tir d'artillerie trés soutenu, avec des obus de tous calibres, sur nos positions, ainsi que sur les Anglais, blessant 4 hommes. Le 16 décembre, le Lieutenant Colonel MADELIN remplace le chef de corps, sous un calme tout relatif et inquiétant. Les postes d'écoutes et d'observations, signalent des bruits de pioches et des travaux souterrains en avant de nos positions. Il s'en suit une fusillade nourrie et un échange de grenades. Le chef de corps demande l'appui des 75. Ces échanges de tirs causent la perte de 6 bléssés au régiment. Le 17, nos éléments avancés arrêtent les allemands, dans leur tentative de construction, d'un poste d'écoute. Il s'en suit une fusillade et un échange de grenades et quelques coups de canons tuant 3 hommes et en blessant 7. Vexés, le 19, les allemands ripostent sur nos travailleurs et en blessent 2. Le 68ème RI relève le régiment qui, le 21,va cantonner aux Brebis et à Braquemont. Du 28 décembre au 31, le régiment est en position aux alentours de la fosse n°7, et recoit le renfort d'une nouvelle compagnie de mitrailleuses sur voiturettes. Le 1 janvier 1916, le régiment est dirigé sur Frévent, puis une période d'entrainement s'en suivra au camp RIQUIER. Le 18 fevrier le 125ème sera de nouveau en positions à Neuville-Saint-Waast jusqu au 10 mars. Là, il sera relevé de nouveau par les troupes Anglaises. Pendant cette courte période, le régiment aura perdu 1 officier, 4 hommes de troupe tués 28 bléssés et 2 disparus, dans l'explosion d'un obus de gros calibre sur leurs positions. Pourtant,les allemands, ne se sont contentés de tirs d'artillerie et de patrouilles. Le 10 mars,le régiment est relevé par les Anglais. Le 125ème part au grand repos à Rue dans les environs du Crotoy et de Fort Mahon.

               En fin de séjour, le Lieutenant colonel OUDRY prendra le commandemment du régiment.Le lieutenant colonel Rauch sera nommè à la tete du 21eme bataillon de chasseurs

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Posté par christian57 à 14:10 - j) BATAILLES DES FLANDRES ET ARTOIS - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 sept. 2007

VERDUN MAI 1916 LA COTE 304

     Cote 304, AVOCOURT du 5 Mai 1916 au 21 Mai 1916, c'est là que le 125ème Régiment d' infanterie entrera dans la fournaise de VERDUN, sous les ordres du Général Pentel puis du Général Curé commandant le 9éme corps. Il aura pour mission de reconquérir la côte 304 et de la tenir sous des bombardements incessants d'obus de tous calibres et à gaz. Comme à l'accoutumée le 125ème a su faire face. Il a barré la route aux envahisseurs. Par son allant et sa tenacité, le 125ème Régiment d'infanterie sera cité à l'ordre de la deuxième armée. Mais le bilan sera lourd, en ces quelques jours, le régiment aura laissé bon nombre de son effectif, sur cette coline sanglante. Grace au sacrifice des 125éme et 114éme RI ,la cote 304 restera francaise.Elle marquera l extréme avance allemande en direction de Verdun.Le 125éme a été digne de ses anciens de la Bérézina.

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       Le secteur que le 125ème régiment d'infanterie aura à reconquerir et tenir: la cote 304. Elle est aux vues directes de l'ennemi et sera aprement disputée par les deux parties. Les allemands voulaient s'en emparer, pour en faire un point d'appui pour leur offensive, en vue de la prise de Verdun. Les francais ne voulaient pas la lacher afin de leurs barrer la route. Cette position a été prise. perdue, reprise, reperdue reconquise...toujours au prix de lourdes pertes..

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photos prises par Mr jean luc Kaluzko

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(merci à Mr JEAN LUC KALUZKO pour ces photos)

Le 16 avril le régiment debarque par fractions à Sommeille,Hettancourt et Revigny.

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        revigny

Le  regroupement total du 125éme se fait à Laheycourt.

       laheycourt

               Le régiment rejoint Marat la grande et la petite, et Erize.

       erize

Le 5 mai 1916, le 125ème arrive en compagnie du 114ème par la route qui descendait vers Chaumont sur aire, Blercourt et Dombasle en laissant le village D'Esne ou du moins ce qu' il en reste,sous un bombardement effroyable.

Esne

voici le chemin emprunté par nos braves

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montzeville

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(merci à Mr Jean luc kaluzko pour ces photos)

Le village D'Esnes est franchi aux prix de pertes sensibles, par les obus qui arrivaient "comme on égrennait un chapelet".

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Positions occupées par le 125émeRI  au 05 mai 1916:

1er  Bataillon: une compagnie au réduit"D" une autre à droite 2 au "boyau de la Rascasse"

3éme Bataillon: deux compagnies en avant de la tranchée D Aix -boyau des Martigues melangées avec des éléments du 290-268-114émeRI.Une compagnie à droite des unités de 2éme ligne du 1ér bataillon dans le boyau de la Rascasse

2éme Bataillon:  en Reserve dans les ouvrages du moulin D Esnes

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Le 6, le régiment fort harrassé, aborde vers 4h du matin, le pied de la côte 304, où d'autres unités du 9 CA se sont faites décimer. Le bombardement est tel, que la relève du 290ème RI ne peut avoir lieu. Toute tentative de mouvement est intentable, mais les hommes s'installent tant bien que mal. De nouvelles positions sont creusées et aussitôt détruites par le martèlement de l'artillerie, avec des obus de gros calibre.

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                 De ses positions, le régiment apperçoit au travers de la fumée, les pentes du Mort Homme et d'Avocourt qui subissent le même traitement. Au soir du 6 mai, le deuxième bataillon CBA BERTHOIN)compte plus de 20 morts, 80 bléssés et 74 disparus... Et ce, sans combattre. Le 7 mai vers 15h30, après une intense préparation d'artillerie ,l'ennemi débouche de ses positions,en provenance du bois Camard et jusqu au ravin de la Hayette en nombre important .Il est rejeté aussitot aprés de furieux combats au corps à corps. Les tirs reprennent de plus belle et vers 16h, ils cessent. Les allemands sortis,d'on ne sait d'où, attaquent le centre du dispositif encore tenu par des unités du 290ème RI qui ne sont pas relevées.2 compagnies du 125éme accourent afin de preter main forte au 2.90.Les allemands n insistent pas et se retirent en laissant leurs morts sur le terrain.

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         Les tirs d'artillerie reprennent de plus belle.Les armes sont couvertes de boues, tordues,les grenades sont entérées...Ces tirs d artillerie ennemie avaient pour but d'isoler la côte 304, pour couper toutes les communications et empècher ainsi les relèves.Sous ces bombardements terribles certains, souhaitaient d etre faits prisonniers pour ne pas a avoir à endurer ces terribles épreuves.les gars n avaient pas étés ravitaillés.A bout de forces physique et morales un certain nombre de jeune soldats juste incorporés au sein du régiment abandonnérent les positions.Avisé le Lieutenant colonel Oudry sort de son Pc et, sous les éclats d obus ,sans armes sans les menacer il leur parle ,les réconforte. Devant cette attitude les jeunes accompagnés de leur chef de corps rejoignent leurs positions ,galvanisés ils feront leur devoir sans fléchir.

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                     Presques soulagés, les gars, ivres de poussière, de bruit, ayant une soif intense, attendent enfiévrés l'ennemi et ouvrent un feu nourri. Les armes souffrent et il n etait pas rare que les poilus empruntent..aux morts leurs fusils Même les bléssés se sont joints aux camarades. Sous l'avancée allemande, le 3° Bataillon, dont le chef à été grievement bléssé(CBA BAFFET) et 3 commandants d'unité tués les Capitaines Kieffer Bourgeois et Douglas, est pris à revers et, cède un peu de terrain en concédant des prisonniers. Les 1° et 2° compagnies épaulées par les 3°et 4° se mettent en marche, afin de dégager le 3°bataillon.Les allemands étaient parvenus à 50 metres du pc du Colonel Oudry qui,revolver et sabre à la main et rassemblant tous les hommes qui l accompagnaient(liaison pionniers agent de transmission), ordonne et participe lui meme à la contre attaque.Cette action galvanise le restant des troupes et,le 2° Bataillon se lance sur les éléments ennemis infiltrés  qui s'étaient déjà installés. Cette manoeuvre hardie dégage le 3° Bataillon de l'emprise allemande. Les compagnies du 2éme bataillon arrivent même à opérer une jonction avec la 4° compagnie. Vers 15 heures la 5° compagnie parvient à gagner 60 métres sur l ennemi. Les hommes aménagent les positions conquises. Vers 19 heures les 1° et 3° bataillons après un effort soutenu, difficile mais efficace, encerclent les allemands. 3 officiers, plus de 100 hommes de troupe, du matériel sont ainsi capturés, des prisonniers francais sont délivrés. Ne pouvant étre relevé les unités s'enterrent sur place.

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Le 8 mai au matin, les allemands tentent une contre attaque, mais devant la détermination de tous, le 125ème ne lache rien. Sous les feux combinés des fusils et mitrailleuses ,l' ennemi échoue dans sa tentative, abandonnant de nombreux tués. Le bombardement recommence, la liaison perdue un instant avec l'unité voisine nécessite un point défensif organisé par la 11° compagnie. Sous le bombardement les hommes creusent et aménagent les positions.Les allemands refluent vers leurs lignes de départ et sous l'action de la 6° compagnie, laissent quelques prisonniers pour la plupart bléssés. La nuit se passe sous le feu de l'artillerie adverse, causant la perte de 10 hommes tués et bléssés à la 7° compagnie. Le 9 mai l'ennemi concentre ses feux sur le ravin, séparant Esne du mort homme et de la cote 304, voulant manifestement priver le régiment de communication,de ravitaillement et de géner considérablement l'évacuation des bléssés.

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Les hommes souffrent cruellement de la soif dans cet air alourdi par les explosions, l' odeur de cadavres et des obus toxiques. Les munitions atteignent un seuil critique. Le 10 mai vers 3h30 du matin, les allemands abordent par le secteur du 3°Bataillon, les positions du 125ème. Prêts, les poilus tirent les mitrailleuses judicieusement placées et intactes entrent en action, les allemands refluent vers leurs positions. L'attaque ennemie échoue.Au matin, le régiment est resté maitre de ses positions en assurant ainsi la possession du versant nord de la cote 304. L'artillerie ennemie matraque nos positions. Le 12 mai, le régiment est relevé par des éléments de la 45ème DI(3éme bis de Zouaves). la relève se fait sous un tir incessant d'obus de tous calibres, provenant des batteries ennemies, situées sur les positions avoisinantes.

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  (collection DMD86 125éme RI)

Le régiment regagne Jubécourt et Ville sur Cousance afin de s'y tenir en alerte et pour y être recomplété par des jeunes de la classe 16.

jubecourt

             Il a couté au 125ème : 230 morts, 510 bléssés, 103 disparus soit 843 hommes manquants à l'appel. Triste épisode, pour seulement 6 jours de combats. Le 18 mai les 2° et 3° bataillons reviennent en ligne afin de soutenir l'attaque de la 45° DI sur les pentes d'Avocourt.Au cour de cette montée en ligne le 2éme Bataillon devra "jouer de la crosse" en gagnant ses positions.Des tirailleurs Sénégalais, pris de panique, fuyaient le combat sous les obus à gaz en ayant abandonnés tout le matériel.Le 2éme Bataillon occupe leurs positions.Déployés en tirailleurs les poilus du 2éme Bataillon font face à la furia ennemie., qui d ailleur n insiste pas, et se retire sur ses positions.Le 2° Bataillon restera en ligne jusqu au 22 mai.Un incident fort regrétable est survenu durant cette période.Un avion allemand survola les positions au chateau D Esnes.

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Il fut abattu. Quelques instants plus tard, un déluge d artillerie s abat et tombe sur le dépot de munitions.

chateau_d_Esnes le chateau D Esnes qui servait de poste de secours

Le régiment est relevé complètement le 25 mai et, part ce jour sous des bombardements intenses. Il embarquera à la gare de Saint Eulien  et

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cantonnera à Saint Dizier d'où il gagnera la Champagne le 1 juin .

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Num_riser0002

Suite à l'affaire de la côte 304, le 125ème régiment d'infanterie est cité à l'ordre de la deuxième armée par le Général NIVELLE.

   " le 125ème RI, qui le 7 mai 1916, sous le commandement du Lieutenant-Colonel OUDRY, après avoir supporté un bombardement d'une violence inouie, a rejeté par une violente contre-attaque, des ennemis en nombre, lui faisant plus de cent prisonniers."                     

CITATION_COTE_304

citation_du_125_mecollect DMD86/125RI

   En face du 125ème et du 114ème, il y avait la 4°DI allemande renforcée par le 1°RI du VI CR. Ces unités ont tout d'abord, reconnues les positions et ont attaqués malgré le tir de barrage Francais, surprenant ansi les éléments avancés.Refoulés dans un premier temps ils ont vers 18/19H repris les attaques faisant des prisonniers aux 125ème et 114ème RI. Certains de leurs éléments ayant été isolés et capturés. Le VI CR allemand ne tenait plus qu'un front de 700 mètres avec les 11° et 12° DR bavaroise. Ces unités durement éprouvées, n'étaient plus en état de tenir. Elles ont été renforcées par les 38°DI et 54°DR. A sa relève, la 11ème DR ne comptait plus qu'un effectif de 7 compagnies,(source  GENERAL COLIN, la côte 304 éditions PAYOT).

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ILS se sont affrontés dans le bruit, les fumées des explosions voila ce qui restait de la cote 304 après ce terrible affrontement.Combien sont encore "là dessous" disparus à jamais,recouverts par les arbres ??Laissons les en paix et si nous retrouvons leurs restes au grés de nos promenades remettons les avec leurs camarades dans les ossuaires.RESPECTONS LES!!!!!Ils ont donnés pour nous

        Un hommage vibrant était adressé aux hommes du 9ème corps d'armée décimé pendant cette période, au cours d'une messe célébrée le 6 juillet en voici le texte

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    (sources DMD86-archives du 125eme RI)

cote304 

     VOILA CE QUI RAPELLE LE SACRIFICE DE TOUS NOS BRAVES SOLDATS FRANCAIS TOMBES  A LA COTE 304

LA LISTE DES MORTS POUR LA FRANCE DANS CES COMBATS

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Posté par christian57 à 21:09 - k) VERDUN MAI 1916 LA COTE 304 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 sept. 2007

Batailles de Champagne et de la Somme 1916

  Le 125ème régiment d'infanterie après avoir été éprouvé durement comme toutes les unités qui sont passées par Verdun, effectuera un séjour en Champagne du 25 mai 1916 au 19 septembre 1916. Il participera à la bataille offensive de la Somme du 20 septembre 1916 à février 1917. Durant ces deux périodes, le régiment aura à tenir les lignes Francaises, et malgré tout, enregistrera la perte de nombreux de ses conbattants non sans se faire remarquer en enlevant des positions et capturant hommes et matériel et en inscrivant sur son drapeau le nom de cette bataille.

                   le 125ème Régiment d'infanterie, après avoir été lourdement éprouvé sur la côte 304, débarque le 25 mai à Saint Hilaire Au Temple vers 23h00. Les anciens du régiment encore présents se rappelent les villes traversées pendant les combats de 1914 Vitry le Francois, Chalons sur Marne...

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A 2H du matin , par colonnes de bataillons, le régiment se met en marche en direction de Cuperly, ou il arrivera à l'aube.

cette carte n'est pas à la date des faits relatés, mais elle est là pour situer les évenements exposés ci-dessous.

Batailles_de_20Champagne

Le 1er juin, vers 7H le 125ème gagne Suippes, où après avoir perçu les colis qui étaient en attente depuis Verdun, arrivera le 2 juin sous les tirs de l'artillerie allemande, comme comité d'acceuil.

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Le soir, les 1er et 2er Bataillons, ainsi que deux compagnies du 2°, la 5° et la 6° entrent en secteur de l'épine de Védégrange, face à Sainte Marie à Py.

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Les 7° et 8° compagnies sont laissées en réserve à la ferme de Piémont. Le 8 juin, le 32ème RI vient prendre nos emplacements, et le 13, le 125ème, va relever la 60° DI jusqu' au 28. Il sera relevé le 29/30 par la 1° Brigade Russe,ou nos soldats seront impréssionnés par la discipline de l armée Russe, et retournera sur Suippes et Cupperly.

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Durant cette période, le régiment ne déplorera que quelques bléssés et des intoxiqués par les gaz de combats qui, devront néanmoins être évacués. Le régiment sera employé durant cette période à réaménager des positions et effectuer des patrouilles. Au cours d'une de ces patrouilles, la 7° compagnie capturera des soldats allemands du 140° poméranien, régiment qui bousculait le 290ème RI, sur la côte 304 et deux prisonniers Russes qui étaient acheminés du front de l'est, afin de travailler dans les lignes allemandes. Le 29 juin la relève était effectuée sous un temps pluvieux et sans incidents. Le 2 juillet, aprés avoir traversé Mourmelon et une partie du camp de Chalons,

mourmelon

mourmelon

le régiment cantonne à Louvercy et Bouy.

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louvercy

bouy

Durant cette pèriode de nombreux soldats du régiment pourront gouter à la joie des permissions. Le 6 juillet une émouvante journée commémorative avec une prise d'armes, aura lieu. Le général décorera : le drapeau du régiment de la croix de guerre avec palme, de nombreux personnels dont le chef de corps, le Lieutenant Colonel OUDRY, qui sera fait officier de la légion d honneur, remettera des croix de la légion d honneur, des médailles militaire ,des croix de guerre. Le 20 juillet le régiment relève le 119°RI sur les crètes ouest de Tahure.

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tahure

  La relève est dure.L'artillerie allemande est au rendez vous avec des obus de gros calibres et à gaz. Le 25 juillet, la 6° compagnie subit un bombardement en règle qui ressemble à celui de Verdun.Il causait la mort de 16 hommes, 24 bléssés et 3 disparus. Le 29 juillet après un dur bombardement, la 5° compagnie est attaquée de nuit. L 'assaut est repoussé au prix de la perte d'un sergent tué et de 3 hommes bléssés. Le mois d'aout s'écoulera sans trop d'annicroches sauf vers le 26 aout. En effet,le 114ème RI subira un dur coup de main. Les 7° et 10°compagnies seront désignées pour épauler le 114ème afin de repousser les allemands. 5 prisonniers leurs seront fait et,ils laisseront de nombreux tués devant les lignes. Mais ,le 114ème RI déplorera la perte de 50 prisonniers, de plusieurs mitrailleuses, de nombreux tués et bléssés. La 10° compagnie quant à elle aura un triste bilan malgré sa victoire, 45 hommes hors de combat, 10 tués 21 bléssés, 4 disparus.De plus le 125éme RI déplorera la perte de son aumonnier le pére DECHALAIN bléssé sévérement par l'éclatement d'un obus alors qu'il s'affairait auprés des bléssés .Le général PENTEL commandant le 9ème corps sera trés affecté par cette opération allemande contre le 114éme RI et par les pertes qui en ont découlées.Le 26 aôut, le 125ème est relevé par le 34ème RI de Mont de Marsan, sous une pluie battante. Le régiment gagne alors le camp de Mailly et cantonne dans les environs, aux abords du village de Semoine, après 6 heures de marche où il s'exerce à de nouvelles techniques et des manoeuvres en vues d'opérations  ultérieures.

MORTS POUR LA FRANCE DANS CETTE BATAILLE

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environs_de_mailly

camp_de_mailly

     Le régiment embarquera le 19 septembre à Arcis sur Aube pour la Somme.

arcy_sur_aubecoll 125°

     LA SOMME Du 20 septembre 1916 au 19 janvier 1917

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        Durant cette période comprise entre le 20 septembre 1916 et le début de février 1917 le 125ème régiment d'infanterie participera à l'offensive de la Somme. Initialement prévu en compagnie des autres unités du 9ème corps, le régiment se contentera de tenir les lignes.

    Le 20 septembre le 125ème embarqué la veille et après avoir contourné Paris, débarque à Beauvais. Les secteurs de Saint-Omer-en-Chaussée et Haute Epine lui sont assigné pour ses cantonnements.

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Le 24 septembre, l'ordre de mouvement est donné au chef de corps. Le régiment part à pied pour Belleuse

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puis Rosières en Santerre

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l'Hoeilly, Taisnil, où le colonel fera former le carré du régiment et s'adressera à ses troupes.

taisnil Son allocution, simple et franche, portera sur les sacrifices inéluctables qui risqueraient d 'être demandés au 125ème. Le 27/28 septembre le régiment est en cantonnement d'alerte. Le 30 le régiment embarque dans des véhicules, pour Maricourt Hardrecourt, où il bivouaquera.

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Le 30 au soir le 1° Bataillon relèvera le 36ème RI en avant de Morval.

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(Source Jmo 125émeRI Sga Mdh)

                       Le 3°Bataillon sera en partie à Lesboeufs, une de ses compagnies sera au bois des bouleaux, le 2°bivouaquera à la ferme de Malz-horn. Le 23 octobre, après une préparation d'artillerie, le 1er Bataillon attaquera, mais dés le débouché de ses unités, les allemands bien placés faucheront sous des tirs directs d'artillerie, de mitailleuses et de mousquetterie, les vagues d' assaut. Le bataillon reviendra dans ses lignes, sous les obus à gaz en abandonnant morts et bléssés. Cette malheureuse attaque, coutera au 1er Bataillon, la perte de 3 officiers et de 68 hommes tués,134 bléssés et 16 disparus. Le lendemain les allemands répliquent par des tirs d artillerie et d'obus à gaz. Ces tirs cesseront le 31 octobre. Le 1er novembre, après une bonne préparation d'artillerie, le 125ème attaque vers 15h30. Les unités du 125ème s'étaient avancées aux limites du barrage où quelques hommes ont été bléssés sans gravité, surprenant les allemands qui n'ont pas eu le temps de se replier. Une cinquantaine de prisonniers sera fait, ainsi que la capture de matériel de guerre.

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Le 2 novembre, la progression du régiment s'achèvera par une infiltration complète des lignes.le 125ème s'installera face à Sailly-saillisel

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sous un fort bombardement. Le 3, le régiment est relevé par le 66 de Tours, sous un brouillard épais. Cettte situation météo sera très pénible, et s'ajoutera à la boue omniprésente et compliquera considérablement les mouvements de retour. Le 4 le régiment sera au repos du côté de Corbie en compagnie d'unités Anglaises.

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anglais

    Le 19, le 125ème regagnera les lignes en face de Sailly-Saillisel où il relevera le 135ème RI et retrouvera sa compagne la boue, qui enrayera les mitrailleuses et compliquera les relèves. En plus de ces évènements naturels, les allemands canarderont l' arrière des positions.Il faudra à certaines unités, 6 heures pour effectuer 4 kilométres. Un obus de gos calibre tombe sur la 5° compagnie tuant 5 hommes et en blessant 14. Le régiment restera en position jusqu'au 1° décembre le tout, sans ravitaillement correct. Le moral de hommes en sera affecté. La relève sera achevée le 2 par des unités Anglaises de la 29émeDI (le 1ér Lancatshire fusilliers et le 2éme Btn de Scotts Guards).

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          Le régiment va cantonner du coté D'Amiens où il recevra des renforts en provenance d' unités dissoutes, afin de combler les vides. Le 20 le 125ème regagnera à pied, par étapes, les lignes sous la pluie et la neige fondue. A Méricourt le 125ème régiment d' infanterie sera inspecté avec tout le 9ème Corps par le Général NIESSEL qui le commandera désormais.

         NIESSEL

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L 'ordre de bataille du régiment au 31 12 1916

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                    Le régiment sera en positions à Biaches sur Somme où il a pour mission de tenir les lignes jusqu'au 2 février 1917.

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(Source:Jmo125éme Mdh Sga)

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Seule l'artillerie allemande, viendra troubler la quiètude des lieux, qui avec le froid et les tireurs isolés, feront quelques victimes. Le 3 février le régiment quitte son calvaire pour Marcelcave où son chef de corps, le ltn Colonel Altemayer, passera le commandement du régiment au lieutenant Colonel MAUREL.

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Le ltn Colonel Altenmayer rejoint L eta major de la 152éme DI. . Le régiment cantonne aux alentours de Domart-sur-la-Luce et par -18°, il embarquera le 9 à la gare de Bovés sous le survol des avions ennemis. Il débarquera à Vitry la Ville où après une courte halte, il rembarquera pour Sainte Ménehould.

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En effet, les allemands ont déclenchés sur Tahure et Maisons en champagne une attaque, et ont gagnés du terrain. La 152ème DI a été désignée pour intervenir. Le 18, toujours en alerte, l'ancien chef de corps, le Colonel OUDRY, accordera au 125ème, un quartier libre à la grande satisfaction de tous. L'affaire de Tahure ne nécessite pas de renforts et le 125ème quitte Sainte Ménéhould à pied, pour le camp de Mailly.

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Pour nos morts

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Morts pour la France dans ces combats

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Posté par christian57 à 15:08 - l) BATAILLES DE CHAMPAGNE ET DE LA SOMME 1916 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 sept. 2007

1917 offensive de LAisne.Le Grand Couronné,la Foret de Parroy

  L'AISNE 1917 la LORRAINE -la FORET DE PARROY-le GRAND COURONNE

    Le 125ème régiment d'infanterie traversera une période mouvementée, à compter de mars 1917, jusqu'en janvier 1918. De manoeuvres préparatoires au camp de mailly, à l'offensive de 1917, aux secteurs de COURCY-LOIVRE,les combats de SAPIGNEUL, de la côte 108, aux terres de LORRAINE, theatre de ses premiers combats, le 125ème s'illustrera et montrera comme à son habitude, tenacité et abnégation, devant la furia ennemie, et laissera, là aussi, de nombreux combattants.Il passera tour a tour sous le comandement du General Niessel jusqu au 22 08 1917 du General Hirschauer jusqu au 11 decembre 1917 ,pour passer sous les ordres du général Mangin jusqu en juin 1918

        Le 3 mars le 125ème quitte Sainte Ménéhould, pour le camp de toile de Mailly où par étapes successives, il arrivera le 6 mars. Le régiment traversera les anciens champs de bataille de 1914, où bons nombres de villages portent encore les traces des destructions, opérées par les allemands.

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A compter du 8 mars, le 125ème effectuera une série de manoeuvres, sous la neige et le froid. Il sera inspecté tour à tour par le Général FRAISSE commandant la 152ème division d'infanterie (Le Général FRAISSE était communément appelé par les poilus "le pére FRAISSE") et le Général NIESSEL, commandant le 9ème corps d'armée. La mission du 125ème, sera d'assurer en compagnie d'autres unités la poursuite de l'ennemi, suite à l'offensive de printemps. Le 20 mars, le régiment est scindé en deux parties,le 1° Bataillon sera dirigé vers Baconnes, pour y effectuer des travaux d'amménagements. Les 2°et3°Bataillon resteront en compagnie du 114ème au camp où ils poursuiveront les manoeuvres, et fourniront des personnels pour assurer des taches communes, à la vie en camp. Le 21 mars le 125ème quittera le camp de mailly, afin de rejoindre les secteurs de Chalons et de Vitry Le FRANCOIS, sous une météo froide et humide. Le régiment sera mis dans ces conditions en attente.

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                         Une partie de ses effectifs sera mis en permissions. A leur retour, les soldats décriront à leurs cammarades le mauvais état d'esprit qui règne à l'arrière, et surtout l'incompréhension à leur égard, et à la démobilisation des populations vis à vis du conflit. Tous ont pu constater le manque de rigueur et de réserve face à la guerre etl'insouciance des Francais de l' arrière. Un événement viendra illuminer tout de même la situation : le retour du pére DE CHALAIN, aumonnier du 125éme, bléssé grièvement à Tahure. Après une série d'ordres et de contres ordres, le régiment effectuera des marches contraignantes, autour de Chalons sur Marne. Ces marches ont pour but, d'aprés le haut commandement, de tromper la vigilance de l ennemi, afin de masquer la direction de la prochaine offensive. Ces différentes opérations éprouvantes n'ont fait que de démoraliser les poilus .Le 30, le régiment bivouaque au complet dans la région de Coligny et sera enlevé en camions pour Epernay et Verzy. Il effetuera des travaux de défense, de reconstitutions de routes et aidera à la construction de voies de chemin de fer, et ce, jusqu'au 11 avril où il gagne le secteur de la Ville aux Bois, et aux champignonnières D'Hermonville. Tous ont dans les oreilles le bruit et l'écho de la bataille du Chemin des Dames. Le régiment sera employé dans des taches annexes, dans les secteurs de Courcy et Loivres, en vue d'une attaque sur la Verrerie, qui sera finalement annulée. Le 28 et 29 avril le régiment participera à l'attaque du canal de la marne, afin d'occuper le secteur, en vue de la prise du massif de Brimont. Cette attaque sera arretée.

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(source extrait JMO 125émeRI SHD MDH)

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Le 125ème se sera tout de même distingué, dans ces opérations où les 1°et3° Bataillons, feront presque 100 prisonniers et auront récupérés des mitailleuses, et pour cela, seront cités à l'ordre du 9ème corps. Ces deux unités ont tout de même perdues 107 combattants : 44 tués, 61 bléssés et 2 disparus. Le 125ème sera mis en réserve du côté de Reims où tous auront la vue sur la ville martyrisée.

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Le 19 mai, le régiment sera relevé, et envoyé au repos dans le secteur D'Epernay. Le 2 juin le 125ème occupe les secteurs de Sapigneul, et de la côte 108 à gauche de Loivre, sous la menace des mines, que les allemands creusaient et, sous les bombardements similaires à ceux de Verdun. Sur la gauche du régiment on pouvait entendre les echos de la terrible bataille du secteur du plateau de Californie. Le 20 juillet un bombardement terrible s'abat sur les premiéres lignes du régiment. Vers 16 heures le bombardement s'intensifie, tout vole en éclat,les tranchées sont boulversées, les armes sont détruites, 22 combattants sont ensevelis sans que l'on puisse les secourir. Vers 20 heures, le tir s'allongea, pour cesser aux alentours de 21 heures. Le régiment était malgré tout, en alerte, le chef de corps croyant à un coup de main sur son secteur. A la tombée de la nuit, l'ennemi, à la faveur du bombardement avait cisaillé les fils de fers et s'était approché au crépuscule devant les lignes du 1er Bataillon. Vigilants, les gars de la 3ème compagnie, déclenchèrent un barrage de grenades, la 1ère compagnie de mitrailleuse judiscieusement placée, ouvrit un feu meurtrier, sur les fractions ennemies infiltrées qui, prises en enfilade, durent rompre le combat et se retirer en laissant, plus d'une centaine de morts devant le front du bataillon.

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           Cependant l'ennemi n'était pas inactif, et des éléments s'étaient infiltrés dans les tranchées de la 9ème compagnie, où il utilisa des liquides enflammés. Quelques heures après les portions de tranchées étaient reconquises, les allemands laissèrent une trentaine de cadavres, et 12 prisonniers, dont un officier. Cette affaire avait couté aux 9ème et 11ème compagnies, 17 tués, 43 bléssés. Le 30 juillet le 125ème était relevé et partait au repos dans le secteur d'Epernay.

La foret de Parroy, le grand couronné de Nancy

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     Le 6 aout le 125ème RI, debarquait à Bayon, en terre Lorraine, théatre de ses premiers combats. Il prit les secteurs de:

Vého

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Reillon

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Emberménil

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la foret de Goutteleine.  Pendant 4 mois le 125éme était transformé en sentinelle inviolable.

VENT

(don de Stephan Agosto le 74émeRI..)

   

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     Malgré le calme du secteur, le régiment n'était pas au repos. En effet, afin de ne pas laisser l' ennemi tranquille, il s'était créé par bataillons, des groupes francs, qui avaient pour mission de tenter des coups de mains . Perrilleuses aventures au début mais, devant le succès et les résultats, bons nombres de poilus, se portaient volontaires, tous avaient à coeur, de capturer des prisonniers. Les allemands tentèrent à plusieurs reprises des actions sur nos postes, mais devant la vigilance de tous ,ils ne purent même pas aborder nos lignes, et laissèrent à chaque fois des cadavres sur le terrain. Au début du mois de janvier, le régiment quittait ses positions pour se porter par étapes vers le secteur du grand Couronné de Nancy. Pendant 2mois, le 125ème sera transformé en une unité de territoriaux, en consolidant les défenses,et en aménageant les routes, pour favoriser le passage de l'artillerie lourde. C'est au cours de ces travaux que le 125ème fut mis en alerte suite à l'offensive allemande.

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(restes de tranchées dans la foret de Parroy)

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Parroy

Posté par christian57 à 19:07 - n) LA LORRAINE L'AISNE 1917 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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